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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

lundi 27 juin 2016

L'Europe ! l'Europe ! l'Europe ! ...

Ces paroles, que le général De Gaulle associait à l'insouciance d'un cabri, lorsd'un entretien télévisé  le 14 décembre 1965, renvoient à la vision qu'il avait de la construction européenne*, visionempreintede défiance à l'égarddela "perfide Albion", en raison de sa connivence avec les USA–dont il avait fait l'expérience humiliante au temps de la France Libre – etde sonopposition séculaireàtoute forme d'unioncontinentale européenne. S'ilfaut bienadmettre aujourd'hui quel'entréeet surtout le maintien del'Angleterre au sein de la communauté ontété deserreurs,déjà chèrement payée par ses partenaires, sa sortie pourrait être un soulagement, en même temps qu'un avertissement de plus à l'égard de labureaucratie bruxelloise. Effetd'une technocratieencouragée par la pensée dominanteayant envahi les instances de l'UE ou conséquence des excès et maladresses deson ingérence ?
Sile Général a pressentiles conséquences de l'euphoriedanslaquellea étéabordée la construction européenne et les désastres pouvant en résulter, dontla démission de l'Angleterre n'est que le pire avatar à ce jour,car c'est bien d'une démission qu'il s'agit, probablement n'allait-il pas jusqu'à concevoir le gaspillage politique le plus stupide et le plus coûteux qu'ait jamais commis un pays, en jetant aux orties des décennies d'efforts et de négociations, ayant au demeurant coûté aux autres davantage qu'à lui-même ?

Quoiqu'il en soit,il n'en demeure pas moins que la pugnacité anglaise ,– que le monde entier lui a toujours reconnucomme la première de ses vertus –,estprise en défaut. Nul nepeutcroire que cette nation jette l'épongeface à latechnocratie. Elle en vu d'autres !Ce seraitaux yeux du monde entierla fin de cette ténacitéqui lui fit bâtir son empire, non seulement colonial mais linguistique et encela culturel dans tous les domaines ; et depuis les Normands, résister victorieusement auxplus grandes puissances militaires, dans leur intention de l'envahir et de la soumettre. Churchill, emblématique représentant de cette ténacité doit commenter outre-tombe l'événement avec De Gaulle et tous deux y trouver une certaine amertume, eux qui comme personne et chacun dans sa sphère, ont su triompher dela pire adversité.

Il reste en tout cas, qu'à commencer par les plus occidentaux d'entre eux, les autres membres de la communauté européenne sont et seront de plus en plus confrontés aux mêmes problèmes que connaît en tout ou partie le Royaume-Uni. Le chômage sévit ou menace partout, de même que la pauvreté puis la misère qui en sont les prolongements. Il faut à ce propos espérer que ces maux ne seront pas aggravés par la chute spectaculaire de la livre. Des frontières qui n'existent plus, non seulement du fait de Schengen mais par la grâce d'un progrès irréversible qui met à la disposition de tout un chacun des moyens de communiquer et de se rassembler sans limites de nombre, n'importe où en un minimum de temps, ne serait-ce que virtuellement, comme cela se produit en de multiples circonstances ; la menace terroriste croissant et diversifiant ses formes ; des flux demigrants sans précédent, chassés de leurs pays pour diverses raisons dont la première est le surnombre,dérangeantdans leurshabitudes des peuples mal préparés à les accueilliret contribuant à déstabiliser l'opinion ; un discrédit croissant du monde politique, que ses représentants ont le plus grand mal à enrayer et qui contribue au succès des populismes, qu'ils soient de droite comme de gauche ; le tout sur fond de démographie mondiale galopante.

En Europe comme ailleurs les questions de population sont frappées du même tabou, au point qu'elles n'aient pas seulement été évoquées à la COP 21 et qu'il est à craindre qu'il en soit de même à Marrakech en novembre prochain. Pourtant, la démographie n'est pas seulement l'un des multiples problèmes qui sont posé à l'humanité, donc à l'Europe ; ni même leur problème majeur – ce qui laisserait supposer qu'il peut être traité comme et parmi les autres – ; il est, en Europe comme partout dans le monde, le problème central, à l'origine de tous les autres, sans la solution duquel aucun ne pourra être résolu, qu'il soit de nature politique, économique ou sociale.

Il ne faut pas omettre qu'aux époques où Churchill etDe Gaulle faisaient preuve de capacités colossalespour extraire leur pays de situationscatastrophiques, la population mondiale était : en 1940 de 2.3 milliards d'individus, en 1965 de3.3 milliards soit moins de la moitié de ce qu'elle est de nos jours et qu'elle sera supérieure à 10 milliards au début du prochain siècle. Si par euphémisme ceux qui n'y trouvent rien à redire, considérant que les désordres et violences, de toutes sortes que connaissent la planète et l'humanité sont dusà unemauvaiseorganisation, une question simple doit leur être posée : qu'est-ce qui peut prendre en défaut une organisation, qu'elle soit bonne ou mauvaise, sinon le nombre augmentant sans cesse de ceux qu'il s'agit d'organiser, et la complexification – non la banale complexité – croissante qui en résulte? D'ailleurs, le triomphe de la technocratie n'est-ellepas le simple résultatdu dépassement de nos capacités organisatrices ?

Quand une vague de 280 000 être humains supplémentaires déferle quotidiennement sur terre et que le bureau International du travail déclare qu'il se crée dans le monde entier, environ 50 millions d'emplois par an, que chacun fasse le compte et se demande où sont le problème et sa solution, alors que tous les indicateurs sont au rouge pour ce qui concerne les ressources de la planète. Et une transition démographie à l'échelle mondiale – pour autant qu'elle se produise un jour – interviendra désormais trop tard pour que ses effets modifient de manière déterminante le cours des choses.

Les derniers repères disparaissent, la démocratie est  chaque jour un peu plusl'ombre d'elle-même. Que dire de ces perdants aux référendums : sur le Brexit réclamant une nouvelle consultation, ou au sujet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, déclarant le jour de leur défaite que "la lutte se poursuit", probablement sansrien changer à leur manière de contester. Le parlementarisme est entraîné partout dans la spirale infernale d'unebureaucratie qui le discrédite en tout, comme la politique de manière plus générale ;le travailest victime, non seulement des attaques dont il est l'objet de toutes parts, que ce soit par des idéologies qui en contestent la valeur et la nécessité,par Internet et les NBIC ** ou, au nom de l'assistanat,par desmesures inappropriées en faveurde ceux qui sont privés d'emplois : contrats illusoires, aides et allocations de toutes sortes ; artefactsinventéspar l'impuissance.

Si le Brexit, n'est pas seulement le triste spectacle du repliement sur elle-même d'une nation ayant brillé par son ouverture à toutes les idées et par sa tradition d'accueil, est-il annonciateur de la victoire de Trump aux Etats-Unis ou le Brexit sera-t-il l'antidote du Trumpisme, en cela qu'il pourrait alerter l'électeur américain quant au risque d'un vote dicté par la peur de l'autre ? Les adeptes de la théorie du complot pourraient même y voir une manœuvre fomentée par l'oncle Sampour s'éviter une épreuve comparable, à une autre échellecette fois.

Ceci dit etpour en rester au divorce entre l'Angleterre et l'Europe, le dernier mot n'est pas dit, à en croire un gouvernement Britannique qui semble vouloir s'en remettreà son successeur pour concrétiser les résultats du référendum, ainsi qu'auxnombreux partisans sur le continent, qui souhaitent qu'il en soit comme si de rien n'était.


* Voir à ce sujet le site de la fondation Charles De Gaulle à l'adresse suivante :

** La révolution transhumaniste par Luc Ferry - Plon - Avril 2016