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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

vendredi 17 novembre 2017

Journée mondiale de la vasectomie

Ou comment engager les hommes dans les efforts de planification familiale.

L’article suivant est la traduction (automatique, donc laissant à désirer) de celui recueilli sur https://www.populationmedia.org/site menant une lutte particulièrement efficace pour la dénatalité dans le monde.


Nous vivons à une époque centrée sur les femmes et les filles - ce qui est approprié compte tenu des lacunes persistantes et débilitantes dans l'accès mondial à l'éducation, aux soins de santé et aux opportunités économiques entre les sexes. Cependant, il existe également un fossé entre les financements complémentaires et la recherche pour engager les hommes, ce qui non seulement rend les objectifs globaux de planification familiale plus difficiles à atteindre, mais exerce un stress et une pression encore plus grands sur les femmes.

Pour l'instant, la majorité des options de planification familiale sont conçues pour les femmes, et les options pour les hommes sont limitées aux préservatifs, à la vasectomie et à la méthode de retrait de la contraception. Bien que ces options n'aient pas évolué depuis plus de cent ans, cela pourrait bientôt changer et les définitions culturelles de la masculinité évoluent. La journée mondiale de la vasectomie est la preuve que lorsque des informations complètes sont fournies à travers des histoires fascinantes, les hommes participent, en fait, à la planification familiale, y compris en optant pour une vasectomie.

En réponse, DKT International et DKT Mexique, ainsi que le Centre national pour l'équité entre les sexes et la santé génésique et le ministère de la Santé de Mexico se sont associés à la Journée mondiale de la vasectomie pour célébrer le cinquième anniversaire de l'événement. Dirigée par plus de 1200 vasectomistes dans plus de 50 pays, World Vasectomy Day est le plus grand événement de planification familiale axé sur les hommes, utilisant des médias créatifs pour dissiper les mythes de la vasectomie, sensibiliser et promouvoir une masculinité positive plus large. Le gouvernement a adopté cet anniversaire en même temps que le 40e anniversaire du programme de planification familiale du Mexique.

Une hypothèse commune est qu'investir des ressources de planification familiale limitées dans les options masculines offre un faible retour sur investissement. En réalité, non seulement c'est bon pour la planification familiale, mais c'est nécessaire pour une société en bonne santé. La recherche a montré que lorsqu'ils sont impliqués dans les programmes de planification familiale et de santé sexuelle, les hommes sont plus susceptibles de participer au travail ménager et aux soins aux enfants, les ressources financières sont plus facilement allouées aux contraceptifs féminins et la violence domestique diminue. Essentiellement, la recherche a montré que l'intégration des hommes dans la conversation sur la planification familiale augmente réellement l'utilisation globale de la contraception tout en faisant des progrès plus importants et plus importants vers l'égalité des sexes.

Impliquer les hommes dans la conversation plus large est la clé de la planification familiale durable. Voici trois conseils pour le faire.

1. Pensez à une grande image et commencez avec l'objectif
Journée mondiale de la vasectomie a appris que plutôt que d'ouvrir des conversations en demandant aux hommes s'ils veulent obtenir une vasectomie, tirer pour la grande image: Quelle est l'importance que la qualité de vie de vos enfants soit meilleure que la vôtre? À partir de là, les conversations couvrent naturellement l'impact de la taille des familles nombreuses sur la capacité à fournir, et leur désir de faire partie du processus de prise de décision. Lorsque les vasectomies sont perçues comme un outil permettant d'atteindre les tailles de famille souhaitées et de prendre soin des enfants qu'elles ont déjà, les hommes sont extrêmement réceptifs.

2. Soyez provocateur et amusez-vous
DKT a constaté que l'utilisation de techniques de marketing social dynamiques, ouvertes et amusantes augmente considérablement l'adoption de la marque de préservatifs à but non lucratif, Prudence, au Mexique et dans d'autres pays d'Amérique latine. Souligner que de bons rapports sexuels et être des amants responsables ne s'excluent pas mutuellement pourrait être considéré comme scandaleux par certains - mais cela fonctionne. Prudence est la marque de préservatifs la plus achetée au Mexique et au Brésil. Ils ont érotisé leurs messages sur les préservatifs, célébré la sexualité, et utilisé une langue vernaculaire humoristique sans aucun jargon médical. DKT fait preuve de créativité en allant au-delà des ventes de préservatifs en offrant des ressources aux hommes pour des questions sur la santé sexuelle à travers des événements majeurs comme des concerts, des activités scolaires et des foires de santé, via les réseaux sociaux, le centre d'appels Red-DKT un service.

3. Soyez ouvert et connecté, et créez une communauté
Demander aux hommes d'obtenir une vasectomie dans le cadre d'un rituel public célébré à l'échelle mondiale augmente l'acceptation. Ce que l'on hésiterait à faire, un millier de forts ne vacilleront pas. Cette stratégie transforme la crainte commune qu'une vasectomie mène à une perte de virilité dans un sens accru de but héroïque, tout en démystifiant la procédure elle-même. En tant qu'événement axé sur les communications, la Journée mondiale de la vasectomie utilise des vidéos et des produits médiatiques pour dissiper les mythes tout en cultivant la communauté à travers des histoires partagées de vrais patients avant, pendant et après leur vasectomie. Depuis l'adoption du programme de la Journée mondiale de la vasectomie, le Mexique a connu une augmentation de 18,1% de l'acceptation de la vasectomie.


"J'ai six enfants, il était temps pour moi de faire cela", a déclaré Agustín Villa Martinez, un agent de sécurité, juste après sa procédure à Guadalajara, au Mexique. "J'y pensais depuis un moment, mais je ne pouvais pas me résoudre à le faire, car je pensais que ça ferait mal.

lundi 13 novembre 2017

COP 23 : sera-t-il question de population humaine ?

À en croire les nombreux propos suscités ici et là par la prochaine COP 23, il est fort à craindre qu’ainsi qu’il en a été lors de ses précédentes éditions, la dimension démographique des questions posées par l’avenir de notre planète continue d’être ignorée. Comme si les atteintes à notre environnement, dont le réchauffement climatique est une manifestation majeure, étaient sans rapport avec ceux qui en sont, au moins partiellement, responsables, n’en déplaise aux climato-sceptiques, étrangement silencieux depuis peu.

Gaz à effet de serre, fonte des glaciers et de la banquise, submersion d’immenses territoires habités et habitables, énergie, pollution de l’air, pollution des eaux, atteinte grave à la biodiversité, développement durable, tout y passe, sauf l’évocation de la croissance ininterrompue de la population, cause première de tous ces maux. Or comment réduire l’émission des gaz à effet de serre si dans le même temps augmente le nombre des consommateurs dont les besoins – vitaux comme accessoires – requièrent les activités industrielles provoquant cette émission ? Les experts foisonnent à être d’accord pour reconnaître qu’il y a loin de leurs recommandations aux comportements auxquels elles devraient conduire, mais ce n’est pas pour autant qu’ils s’inquiètent du fossé qui sépare ces mêmes recommandations et comportements, de la réalité d’une croissance démographique nécessitant une régulation urgente. Pourtant, cette régulation s’impose depuis trop longtemps, comme s’est imposée celle de bien des espèces dont la disparition a été évitée, ou pour le moins retardée, par l’intervention des représentants de l’espèce humaine à son tour menacée. C’est la question fondamentale et toute autre est secondaire, quelle qu’en soit l’importance. Nous n’avons plus le temps de tergiverser en nous contentant de traiter ce qui n’est que la conséquence d’un manque de maîtrise de la population du premier des prédateurs de la planète.

Pas d’avenir pour la Terre et toutes les espèces qui la peuplent, sans lerééquilibrage d’unepopulationqui a atteint et dépassé depuis longtemps un nombrecompatible avec les ressources de son habitat et les limites de sa gouvernance.L’extension de la pauvreté, indissociable de celle du nombre ; la multiplication des désordres et des violencespartout dans le monde, pour des raisonsqui n’ont jamais été aussi variées,et leslamentablesflux migratoires qui en résultent en sont lesmanifestations. Or, pendant que 100 millions d'êtres humains supplémentaires déferlent sur Terre chaque année, les experts continuent pour la plupart de proposer des théories et des mesures d’un conformisme affligeant, en respectant letabou touchant aux questions de population et a fortiori de surpopulation.

Au point qu’il soit permis de s’interroger sur les raisons qui peuvent conduire la grande majorité des responsables, de tous ordres et de tous rangs, à prétendre traiter de sciences humaines et de la Terre en omettant – voire en refusant – de considérer le problème factuel de population humaine comme le préalable incontournable à toute spéculation d’ordre sociologique, économique et écologique, ainsi que sa solution comme hautement prioritaire.


Si rien n’est fait d’urgence dans le respect de l’éthique et des valeurs humaines – par la dénatalité notamment –, la nature s’en chargera à sa manière et notre descendance aura une raison de plus de maudire ses ancêtres.

vendredi 10 novembre 2017

Pauvreté et richesse - Essai de définition et de classification

Richesse et pauvreté ne doivent pas s’entendre comme les attributs du bonheur et du malheur. S’il est des riches malheureux, le plus souvent pour n’avoir pas compris que d’autres formes de bonheur que la fortune matérielle existent, les pauvres heureux ne sont pas rares. Sans être pour autant heureux d’être pauvres, ils considèrent qu’il existe d’autres façons d’être riche que de posséder autant ou plus qu’autrui. Ces deux concepts doivent donc être pris au sens le plus large ; quantifiable parce que le plus souvent d’ordre matériel (revenu, patrimoine), mais pouvant aussi être de nature immatérielle.

C’est dans ces conditions que peuvent être dégagés des critères de différenciation entre individus et groupes d’individus, face à l’échelle de richesse de la société.

— Est pauvre celui qui n’a n’a pas de quoi satisfaire tout ou partie de ses besoins vitaux que sont, par ordre alphabétique :
a/ Un abri – il ne dispose pas de quoi héberger dignement lui-même et sa famille, quand il n’est pas privé du moindre refuge.
b/ L’alimentation – il souffre de la faim ou de malnutrition.
c/ L’habillement – il est dépourvu de vêtements en rapport avec la dignité qu’ils peuvent lui conférer et/ou les conditions, notamment climatiques, dans lesquelles il vit.
d/ L’hygiène et la santé – il n’a pas couramment accès au minimum de soins médicaux et ne dispose pas d’eau potable ou simplement salubre. Eu égard à la quasi-inexistence de réseaux d'assainissement et de sanitaires privés en certains lieux de misère, l’usage de toilettes collectives, même dépourvues d’eau courante comme le sont le plus souvent des installations de fortune, masque ce critère.
e/ L’instruction – il ne bénéficie pas d’un enseignement qui lui permettrait l’apprentissage minimum de la lecture, de l’écriture et du calcul.
f/ Compte tenu de la montée des désordres et violences de toutes sortes partout dans le monde, et du degré particulièrement élevé de vulnérabilité des plus démunis face à ce fléau, la sécurité est en voie de s’ajouter officiellement à la liste des indicateurs de pauvreté.

— les pauvres profonds se distinguent, à la marge inférieure de la pauvreté ; au plus près du niveau zéro de la richesse, par un revenu quotidien inférieur à un minimum déterminé périodiquement par l’ONU et fixé fin 2016 à 1,9 dollar. Chaque pays peut convertir ce montant dans sa propre monnaie, avec les distorsions qui en résultent, mais quoi qu’il en soit, peut-être considéré comme pauvre profond, partout dans le monde, l’être humain dont les besoins vitaux ne sont pas satisfaits dans leur totalité, que son revenu soit supérieur ou non à 1,9 dollar par jour. Il faut noter, au sujet des pauvres profonds :
. le désaccord des experts pour en fixer le nombre, qui se situerait, au début du XXIe s. dans une large fourchette de 800 Millions à plus de 1 Milliard et demi (J'opterais pour ma part pour plus de 23 milliards en considérant ceux que dissimulent les innombrables bidonvilles, camps et autre lieux de concentration de la grande misère qui poussent comme des champignons partout dans le monde)
. Qu'ils représentent la plus grande plaie ouverte au flanc de l'humanité, et sa première honte, pour n'avoir jamais, à ma connaissance, fait l'objet de l'attention spécifique ni des priorités qu'ils nécessitent.

— Est riche celui qui a de quoi satisfaire tous ses besoins vitaux et accède, dans une mesure extrêmement variable, au confort et au superflu.

Compte tenu des situations ainsi présentées et de l’impossibilité de fixer les limites aussi bien inférieures que supérieures de la richesse, contrairement à ce qu’il en est pour la pauvreté, qui ne peut descendre au-dessous du dénuement total, le concept de classes moyennes s’est imposé et est appliqué à des populations dont il a tantôt intégré tantôt exclu tels ou tels représentants, au gré des courants de la pensée politique et sociale. Figurent donc parmi les classes moyennes, aussi bien des “bourgeois”, des cadres supérieurs ou non, des commerçants, petits ou gros, des représentants de professions libérales, des intellectuels, etc. autant de dénominations dont l’hétérogénéité n’a d’égal que le flou et renvoie in fine à des patrimoines et/ou à des revenus, pour déterminer dans l’imaginaire collectif un niveau de richesse sujet à bien des amalgames et approximations.

Au-delà de ces définitions et de leur imprécision – que ne suffisent pas à clarifier les coefficients, indices et autres paramètres (PNB, PIB, indice de Gini, déciles, etc.), auxquels elles sont ramenées – quelle que soit l’aune à laquelle la richesse d’un individu ou d’un groupe est mesurée, pauvreté et richesse se définissent avant tout l’une par l’autre. Sans richesse pas de pauvreté et inversement. Il est donc proposé ici d’adopter avant d'en étudier la répartition, une définition de ce qui constitue le patrimoine matériel et immatériel de l'ensemble de la société, les éléments constitutifs en étant : les savoirs et leur matérialisation artistique, technique, scientifique, etc. ; les capitaux ; les infrastructures, les outils de production ; les stocks de matières premières, de produits finis et en cours d’achèvement ; etc. Cette énumération conduit à la définition suivante de la richesse globale de la société : Somme des richesses matérielles et immatérielles, naturelles et résultant de l’ensemble des activités et autres apports de tous les membres de la société. À noter la présence du qualificatif de naturelles, qui souligne le fait que la richesse de la collectivité n’est pas le fruit de la seule activité de ses membres, mais inclut ceux de la prédation, irréversible, qu’ils exercent sur leur environnement, que ce soit ou non pour alimenter leurs activités.

Dès lors, cette richesse globale de la société peut être divisée par le nombre des individus qui la composent à un moment donné, pour connaître la richesse moyenne de chacun d’entre eux. Inversement, la richesse globale est égale à la richesse moyenne revenant à chacun, multipliée par le nombre d’individus composant la population.
À titre d'exemple – le volume de la pyramide sociale représentant par convention l’importance de la population qui l’habite – la répartition quantitative et en pourcentage de la population par catégories sociales telles que résultant des définitions proposées ci-dessus, est au début du XXIe s., celle indiquée dans la figure ci-après.

m) population mondiale en l'an 2000.jpg
Population par catégories sociales, en pourcentage et en nombre, en l'an 2000 

mardi 7 novembre 2017

Comment tout peut s'effondrer

Comment tout peut s'effondrer
De Pablo Servigne et Raphaël Stevens – Éditions Seuil

Note de lecture, en réponse à un article paru récemment dans Le Point.


Classique inventaire des catastrophes qui nous attendent, assorti d'arguments en faveur de la décroissance, suprême recette d'une certaine écologie. Surprise toutefois ! La démographie est mentionnée. De manière rassurante, puisqu'une prochaine transition démographique devrait résulter de la raréfaction des ressources énergétiques de la planète. Ainsi évoquée sans le moindre développement, un peu à la manière dont la poussière est poussée sous le tapis, la surpopulation laisse comme d'habitude la vedette à ses conséquences présentes ou annoncées, que sont la pollution, le réchauffement climatique, la pénurie alimentaire, les désordres et les violences dus aux déséquilibres sociaux, l'impuissance politique, etc.

Selon les auteurs, un collapsus est d'autant plus à craindre que la rupture des verrous dont il dépend est proche. Or la rupture du verrou démographique est d'ores et déjà avérée. Ne suffit-il pas pour s'en rendre compte, de voir l'accroissement dramatique des flux migratoires, provoqués par certaines condition de vie ici et là ? C'est donc un déni de réalité en même temps qu'un non-sens coupable que d'attendre le salut en la matière d'un épuisement des énergies fossiles. Déjà exploitées comme le pétrole, ou en cours d'évaluation comme les hydrates de méthane, elles sont encore loin d'être épuisées ; sans compter les progrès à venir dans le domaine des énergies renouvelables, ou ce que la nécessité pourra conduire le génie humain à inventer (Voir à ce sujet, paru depuis la rédaction de la présente note : 
https://www.france.tv/documentaires/science-sante/14117-du-sel-dans-mon-moteur.html)
Il n'en demeure pas moins que les autres risques existent, mais là encore les verrous ont déjà été rompus, du seul fait d'une population humaine dont l'appétit dépasse les ressources connues de la planète, ce qui ramène inexorablement aux racines du mal.

La décroissance est alors présentée comme la solution. Promesse d'une frugalité égalitariste, en attendant l'indigence pour tous, elle permettrait à l'humanité de satisfaire sa suprême ambition ; cette immortalité qu'est censée lui assurer une nombreuse descendance. À contre courant d'un progrès dont il est prévisible que l'espèce humaine refuse de se priver, avec en prime la perspective d'un destin de fourmis. De quoi réfléchir avant de s'y résoudre.

Mais il y a encore plus inquiétant dans cet ouvrage que ce choix de la décroissance : la déresponsabilisation des individus, tel que l'exprime la métaphore par laquelle ses auteurs évoquent un véhicule dont les freins, le moteur et la direction sont en train de nous lâcher. N'est-ce pas oublier un peu facilement la responsabilité du conducteur ? Rien de bien étonnant d'ailleurs, à une époque où "la mer tue", "la montagne tue", "la route tue" …, autant d'expressions révélatrices de la manière dont l'homme se défausse de ses responsabilités. À moins qu'il s'agisse de la manifestation de cette compassion Bisounours perpétuant Rousseau.

Pour finir, quelques questions aux auteurs : Y-a-t-il, oui ou non, une relation entre démographie et écologie au sens large ? Dans l'affirmative, quel mal y-a-t-il à souhaiter aux pauvres les taux de natalité des riches et à les aider à y accéder ? Les conditions de vie qui y règnent étant la cause de naissances trop nombreuses dans certaines contrées du monde, qu'attendent les pays riches pour y soutenir des politiques familiales primant la non-naissance, plutôt que d'assister à une prolifération suicidaire, quand ce n'est pas l'encourager ?

Et pour prévenir l'accusation d'égoïsme que ne manque pas de provoquer ces questions : où est l'égoïsme d'une écologie dénataliste, quand les catégories sociales qui peuvent la préconiser y perdront une partie de leur suprématie et de leurs avantages ? Ne s’agit-il pas plutôt de crainte, et pas seulement des plus riches, face au vieillissement de la population avec ses conséquences notamment en matière de retraites et de niveau de vie ? Peut-être en sera-t-il question à COP 21 ? Il n'est pas interdit de rêver. *


* Il n’en a, hélas, pas été question, et pas davantage depuis. Il est maintenant à craindre que le tabou dont est frappé la question de population (et a-fortiori de surpopulation) aidant, il n’en soit pas davantage question lors de la prochaine COP 23. Et pourtant, Pas d’avenir pour la planète Terre et ses habitants, sans dénatalité humaine, pour le rééquilibrage de la population face aux ressources de son habitat et aux limites de sa gouvernance.
Or, pendant que 100 millions d'êtres humains supplémentaires déferlent sur Terre chaque année, la plupart des experts continuent, dans un conformisme affligeant, de proposer des théories qui n’en tiennent aucun compte.
Qui d’autres que ceux dont les pauvres sont le fonds de commerce idéologique peut prétendre raisonnablement traiter de sciences humaines et de l’environnement en omettant – voire en refusant – de considérer et a fortiori de traiter le problème factuel de population humaine comme le préalable incontournable à toute spéculation d’ordre sociologique, économique et écologique, et sa solution comme hautement prioritaire.

Le "Précis de pyramidologie sociale" explique pourquoi.