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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

jeudi 20 décembre 2018

Pourquoi la population est importante.



Ci-après, traduction d'un article récemment publié par Population Media Center (PMC)


Nous ne pouvons pas avoir une planète durable sans stabiliser la population. À mesure que les populations humaines se développent, la demande de ressources telles que l'eau, la terre, les arbres et l'énergie augmente également. Malheureusement, le prix de toute cette "croissance" est payé par d'autres plantes et animaux menacés et par un climat de plus en plus instable et dangereux. Tout effort de conservation et de durabilité réellement significatif doit prendre en compte l'empreinte croissante de la population humaine.

À l'échelle mondiale, plus de 228 000 [250 0 280 000 selon l'ONU] personnes s'ajoutent chaque jour. Chacune a besoin de suffisamment de terre, d'eau, d'abris, de nourriture et d'énergie pour mener une vie décente. Mais, heureusement, la croissance démographique n’est pas un problème insoluble. La croissance démographique offre des solutions relativement faciles et peu coûteuses et, du fait de son impact sur chaque défi environnemental, la population constitue un élément essentiel de la durabilité.

Au XXIe siècle, s'attaquer au problème de la population signifie lutter contre les pratiques culturelles oppressives telles que le statut peu élevé des femmes dans le monde, la violence sexiste, les mutilations génitales, la prostitution forcée et le mariage d'enfants. Cela signifie soutenir l'éducation des filles et leur santé reproductive. Après tout, le déni des droits des femmes et des filles est un facteur important qui contribue de manière significative à la forte fécondité et à la croissance démographique, car elles privent les femmes du pouvoir social et de l’autodétermination.

Dans les pays en développement, 225 millions de femmes souhaitent éviter une grossesse mais n'utilisent pas de méthode de contraception moderne. Cela reflète les rôles restreints des femmes, même dans les relations avec leurs partenaires et leurs conjoints en ce qui concerne le nombre d'enfants à avoir, plus qu'il ne reflète un manque d'accès. En affaiblissant et en éliminant les fléaux tels que le mariage des enfants - tout en renforçant les droits des femmes - la population mondiale se stabilisera et commencera un déclin progressif le plus tôt possible. Nul doute que le monde naturel applaudira à cela, de même que les individus du monde entier qui bénéficient de communautés en meilleure santé et d’un climat plus stable.

La poursuite vigoureuse de l'égalité des droits pour les femmes et les filles, y compris l'autodétermination en matière de procréation et l'éducation des filles, est au cœur d'un bon plaidoyer en matière de population.

samedi 8 décembre 2018

Fins de mois et fin du monde

Encore subjuguée par la pensée marxiste, l’élite de tous bords est incapable de voir autrement que par la lutte des classes. Comment dès lors pourrait-il en être autrement d’un peuple nourrit des arguments que lui dispensent ses maîtres. Soumis à une pensée unique qui n’a rien de nihiliste, ceux-ci ne font pour la plupart que répéter des leçons apprises sur les mêmes bancs, dans le respect des tabous dont le premier est celui dont est frappé toute question de population et a fortiori de surpopulation ?

C’est ainsi que sont ignorés le rapport pourtant fondamental existant entre démographie, économie et écologie ainsi que les grands équilibres géopolitiques et environnementaux. Dans le contexte d’une mondialisation à laquelle aucun pays ne peut dorénavant échapper, ceci revient à vouloir changer la condition humaine sans se préoccuper de ses fondamentaux rappelés ci-après :

1°- Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire qui n’ont rien d’anodin – et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est de la sorte, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux – et plus ils produisent et s’enrichissent collectivement, pendant que s’épuisent les ressources non renouvelables de la planète et qu’augmentent une pollution et des atteintes à l’environnement qui ne font qu’ajouter aux catastrophes inopinées ou cycliques dont la nature n’est jamais avare.

2°- Dans une augmentation constante de la population et de sa richesse collective – quelles que soient les conditions du partage de celle-ci –, la pyramide sociale humaine, hypertrophiée, a atteint la démesure ; son sommet s’éloignant toujours plus de sa base et les écarts de richesse entre ceux qui la peuplent se creusant inéluctablement d’autant.

Comment continuer de nier ces évidences ? Jusqu’où iront une hypocrisie et une ignorance portant l’homme, et le Français peut-être plus que tout autre, en digne héritier des “lumières”, à se préoccuper davantage d’inégalités sociales et à s’intéresser plus à ses fins de mois, qu’à la fin de sa civilisation, sinon à la fin du monde.

vendredi 9 novembre 2018

11 Novembre - Tout ça pour en arriver là !


S’il s’agit d’honorer le sacrifice des combattants et les innombrables victimes d’une guerre sans précédent par son ampleur sinon par ses horreurs, la commémoration du 11 novembre 1918 est aussi une manière de glorifier une cohésion par laquelle la France s’éleva alors au premier rang des nations qui y prirent part, outre le fait qu’elle fut principalement livrée sur son sol. Mais nous ne sommes plus en 14-18, ni même en 40-45, conflit ayant déjà révélé ce qu’était devenue cette cohésion. De quoi remettre en question une célébration censée satisfaire un patriotisme qui réclamerait un tel acte de foi. D’ailleurs, qui sont et seront ceux qui commémoreront dorénavant l’armistice du 11 novembre 1918 ?


Ne pas s’en soucier serait se limiter à une nostalgie conduisant les plus patriotes des Français à s’intéresser davantage au passé de leur pays qu’à son avenir ; à négliger que la France, comme d’autres nations, marche à grands pas vers une dilution de son identité, aussi glorieuse soit-elle, du fait d’une situation démographique mondiale sans précédent, dont apparemment rares sont ceux qui en perçoivent les effets ou s’en soucient. Pourtant, alors que les questions de population et a fortiori de surpopulation demeurent tabou en dépit des alertes inlassablement lancées par quelques originaux – bien que 15 000 scientifiques se soient enfin décidés à faire part de leur inquiétude démographique, en relation avec le réchauffement climatique –, la seule chance de bien des pays de ne pas être ravalés au rang des plus faibles du monde, réside dans leur peuplement tel qu’il sera demain.


Avec une immigration qui pourrait être un ironique clin d’œil de l’histoire – Les migrants d’aujourd’hui ne sont-ils pas dans une forte proportion les descendants des combattants enrôlés il y a cent ans dans les pays d’où ils viennent ?–, la France comptait au 1er janvier 2018, 67,2 millions d’habitants, dont 12 millions d’immigrés et descendants directs d’immigrés de toutes nationalités, soit 1,13% d’une population mondiale se chiffrant à 7,6 milliards d’individus, et 0,73% sans immigrants. En 2100, alors que la population de la planète atteindra au moins 11 milliards d’êtres humains, la France sera peuplée de 76 millions d’humains – dont une proportion d’immigrés qui ne pourra qu’augmenter d’ici là –, soit 0,68% de la population mondiale et 0,57% hors population immigrée supposée inchangée. Et ce ne sera pas la fécondité de 50 millions de Français “de souche”, prolifèreraient-ils à outrance, qui modifiera la répartition d’une croissance démographique mondiale de l’ordre de près de 100 millions d’êtres humains par an (250 à 280 0000 terriens supplémentaires déferlent quotidiennement sur la planète et l’Afrique verra plus que doubler sa population en 1 siècle, celle-ci étant appelée à passer de 1 à plus de 2 milliards).


De tous temps, la vigilance et la clairvoyance de quelques-uns ont vainement tenté de sensibiliser l’opinion aux dangers d’une démesure en tout, mais jamais comme de nos jours, l’opinion n’y a été aussi sourde. Qui sont en effet les responsables et régimes politiques, ainsi que les démographes, économistes, sociologues … auxquels ils auraient pu se référer, qui se soucient du rapport fondamental régnant entre démographie et économie ? Quels sont ceux qui en reconnaissent l’incidence sur un équilibre social et environnemental rendu chaque jour plus fragile par une démographie galopante, alors qu’il s’agit dorénavant de conserver à ces pays, au premier rang desquels la France, leur rang dans le concert des nations, en cherchant à maîtriser la composition de leur future population, promise à être majoritairement composée de citoyens “hors-sol”.


C’est faute d’avoir aidé à temps les pays où elles s’imposent depuis toujours à prendre des mesures en faveur de leur planning familial et de leur développement économique, que notre pays et quelques autres sont dans la situation alarmante où ils se trouvent aujourd’hui, et le souvenir des pages les plus glorieuses de leur histoire n’y peut lui non plus rien changer. Au point qu’il soit permis de se demander si nos générations – leurs élites en tête –, plutôt que de s’en glorifier, ne devraient pas éprouver de la honte pour avoir à ce point manqué de respect à tous ceux qui se sont sacrifiés pour laisser à leur descendance un avenir meilleur.

vendredi 26 octobre 2018

Dernier message de PMC (Population Media Center)

Issus de la dernière communication de PMC https://www.populationmedia.org/ , le lecteur trouvera ci-après plusieurs liens conduisant à des articles à partager aussi largement que possible.
Cordialement
Claude Courty

« Depuis le dernier numéro hebdomadaire, l'ONU a confirmé que la planète serait soumise à 2,2 milliards de personnes supplémentaires d'ici 2050. Cela a été annoncé dans le rapport sur l'état de la population mondiale 2018 du FNUAP - vous pouvez consulter le mini-site et télécharger l'intégralité du rapport. signaler ici .
Le rapport note que "les obstacles économiques, sociaux, institutionnels et géographiques" empêchent la planification familiale d'être utilisée dans les pays à forte fécondité. Le directeur du FNUAP, dans le communiqué de presse présenté ci-dessous, revient à une référence standard, mais largement  inexacte, à «250 millions de femmes des pays en développement qui veulent contrôler leur fertilité et n’ont pas accès aux méthodes de contraception modernes». En réalité, moins de 5% des femmes ayant un besoin non satisfait citent généralement l'accès comme la principale raison de leur non-utilisation de la contraception. Lisez le livre blanc sur les besoins non satisfaits de PMC pour en savoir plus. 
PMC a également publié cette semaine un nouveau billet de blog intitulé " Pas si facile: facteurs et circonstances complexes de la croissance démographique ". Vous pouvez trouver ce contenu utile pour essayer d’éduquer vos réseaux sur les exigences de la résolution du problème de population. Nous souhaiterions peut-être que la solution réside uniquement dans la création de chaînes d'approvisionnement fiables et de produits abordables, mais en réalité, les défis comportementaux, informationnels et normatifs représentent désormais l'un des obstacles les plus importants au changement. »

mercredi 24 octobre 2018

Empreinte écologique et réchauffement climatique

La conférence de 2018 sur le réchauffement climatique se tiendra à Katowice du 3 au 14 décembre. Y sera-t-il mis fin au tabou dont est frappé la démographie humaine, alors que toutes mesures susceptibles d’atténuer les effets de la situation catastrophique à laquelle est confrontée la planète – et avec elle tous ses habitants – en sont indissociables ? Après que quelques experts de tous horizons aient vainement tenté pendant des siècles de sensibiliser l’opinion aux dangers du surpeuplement humain, 15 000 d’entre eux se sont enfin décidés à lancer, au lendemain de la COP23, un appel solennel ; mais quand les scientifiques (GIEC ou pas GIEC) s’émeuvent à ce point de la fonte des glaciers et de la banquise, seront-ils entendus ?


La manière dont le bréviaire de la décroissance qu’est “Notre empreinte écologique” (Mathis. Wackernagel et William. Rees, éditions “écosociété”, Montréal) traite de population et a fortiori de surpopulation est significative de la mesure dans laquelle notre démographie peut être reléguée à l’arrière-plan de l’économique et du social. Lorsque les problèmes qui se posent dans ces domaines ne sont que les conséquences du nombre de consommateurs, leur relation avec ce nombre y est tout juste évoqué.

Il n’est pas question de contester l’utilité de l’empreinte écologique en tant qu’instrument de diagnostic et de sensibilisation aux excès de prédation de l’humanité, pas plus que de mettre en cause le droit que ce concept a acquis de s’ajouter à ceux qui inspirent déjà de nombreux chercheurs, mais chacun doit être conscient que pendant qu’ils en fouillent les détails et le retournent en tous sens, la population ne cesse de croître à un rythme jamais atteint, dans la quasi-indifférence générale. Raison justifiant la paraphrase de William Rees clôturant la préface de ce livre : “Regarder en face, tous ensemble, la réalité du dépassement écologique [démographique] nous forcera à découvrir et mettre en pratique ces qualités uniques qui distinguent le genre humain des autres espèces sensibles pour nous réaliser pleinement comme êtres humains. En ce sens, le changement écologique [démographique] mondial est la dernière grande occasion de prouver que la vie intelligente existe réellement sur la Terre.” »

Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire n’ayant rien d’anodin – et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler.

Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux – et plus ils doivent produire. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques comme peuvent l’être celles de nature climatique.

Sans aller jusqu’à imputer à l’humanité le changement de climat auquel nous assistons, il est généralement admis qu’elle peut y avoir contribué par des excès chaque jour plus évidents. Quand les experts en tous genres se décident enfin à donner de la voix, il peut donc être utile de rappeler quelques évidences que dicte le sens commun :
— Quelle que soit la place qu’un sort aveugle lui attribue dans la pyramide sociale, l’être humain est généralement animé du désir d’améliorer ou de conforter ses conditions d’existence.
— L’empreinte écologique de l’humanité est celle de l’espèce entière, sans que quiconque puisse prétendre s’en exonérer sous prétexte de celle d’autrui. Pollution et déchets résultent d’une production assumée par les pays les plus industrialisés, donc les plus riches, au profit de tous, y compris les pays les plus pauvres, qui sans cela seraient encore plus démunis qu’ils le sont. Et privée comme publique, l’aide humanitaire fournie à ces derniers est considérable.
— Tout effort de frugalité et économie de pollution sont immédiatement annulés par la croissance démographique. 250 à 280 000 êtres humains supplémentaires déferlent quotidiennement sur terre, et se répartissent selon l’immuable proportion des catégories sociales composant leur société pyramidale.
— Si l’humanité consomme en six mois ce que la planète lui offre pour 1 an, ne faut-il pas en déduire que sa consommation est double de ce qu’elle devrait être ? Et la première conclusion à en tirer n’est-elle pas qu’il suffirait de diviser cette consommation par deux pour l’équilibrer par rapport aux ressources disponibles ? Et si à relativement bref terme cette consommation doit être 3 fois ce que son habitat lui offre, cela ne signifie-t-il pas que la population doit être ramenée au tiers de ce qu’elle promet de devenir, soit entre 3 et 4 milliards d’humains ? Or, plutôt que d’œuvrer prioritairement à une dénatalité seule à même de conduire dignement à de tels résultats, chacun y va de son couplet et défile avec sa pancarte, défendant une multitude de points de vue différents, menant à un saupoudrage de mesures qui, si elles défendent la même cause, font oublier l’essentiel.



vendredi 5 octobre 2018

Emmanuel Macron et la démographie


Le fait qu’un homme d’État se prononce publiquement en faveur de la dénatalité là où elle est le plus urgemment nécessaire est assez exceptionnel pour que les visiteurs de ce blog en soient informés. Relevé sur PMC, https://www.populationmedia.org/, il est reproduit en l’état et en anglais, laissant le soin d’user de leur traducteur à ceux qui ne pratiquent pas cette langue, en les priant de bien vouloir excuser cette liberté.

Emmanuel Macron: 'More choice would mean fewer children in Africa'

French president calls for ‘chosen fertility’ and greater access to education and family planning for African women

Patrick Wintour Diplomatic editor in New York
Wed 26 Sep 2018 18.01 BSTLast modified on Thu 27 Sep 2018 10.54 BST

Emmanuel Macron has said many African women would choose to have smaller families if they had greater access to education and family planning.
The French president, who has come under fire over his views on Africa in the past, added that the future for the continent’s young people must be to stay in a revitalised Africa, and insisted it was “pure bullshit” to suggest he was telling African people from New York what to do with their lives.
“One of the critical issues of African demography is that this is not chosen fertility,” said Macron, speaking at the Gates Foundation’s “goalkeepers” event on the margins of the UN general assembly in New York.
“I always say: ‘Present me the woman who decided, being perfectly educated, to have seven, eight or nine children. Please present me with the young girl who decided to leave school at 10 in order to be married at 12.’”
He added: “This is just because a lot of girls were not properly educated, sometimes because these countries decided the rights of these girls were not exactly the same rights as the young man. That is not acceptable”.
Macron, who pointed out that 63% of non-educated adults today are women, also fleshed out plans to reform multilateral institutions, including the G7. He said ways had to be found to circumvent those that want to block them and persuade electorates they do not work.
His speech was both a strong defence of multilateralism and a call for existing postwar institutions to be radically reformed to meet the changed nature of economic and political power.

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Setting out his three pillars for development – health, education and gender equality – Macron revisited the controversy caused by his previous calls to slow African population growth, including in a speech in Burkina Faso, west Africa.

Emmanuel Macron delivers his speech at the Gates Foundation’s ‘goalkeepers’ event, held at the Lincoln Centre in New York. Photograph: Ludovic Marin/AFP/Getty Images
He admitted that some of his initial speeches in Africa had caused controversy, and said he had made the mistake of focusing on Africa’s future, and not referring to the colonial past. But he said Africa had to develop its own future, leapfrogging US and European technologies, either in energy or communications.
Macron said: “The future of the African young people is not to be built with the misrepresentations and mistakes of the past and, to be very straightforward, the future of the African young is not to leave Africa. The future of African young people is not to hope to become like a Europe or America of of the 80s, but like an Africa of the 21st century.”
He said that would require a big change in mindset, but was nonetheless feasible.
Despite his lack of domestic popularity, Macron is feted at the UN as the global torchbearer of multilateralism. In his speech, he sketched out how he wants to reshape the key multilateral institutions to protect them from populist obstruction. France chairs the G7, the gathering of industrialised nations, in 2019, and he has put the issue of inequality at the heart of its programme.
Macron said he wanted to open out the G7 club topic by topic, so that, for instance, India and China become permanently involved on climate change issues.
Similarly, he said he wanted some African countries and bodies, including Ethiopia, Senegal and the African Union, to be involved intrinsically in the G7’s work on gender equality, health and education.
At this year’s G7 summit, chaired by Canada, Donald Trump unexpectedly withdrew the US from the final communique at the last minute, and Macron is clearly thinking about how to work around American isolationism.
The African youth boom: what's worrying Bill Gates

Macron said: “We have a crisis in multilateralism in terms of delivery. It could be a vicious circle. Those that doubt multilateralism are blocking it and can say: ‘Look. It does not deliver. It is useless.’
“We have to build a group of like-minded and new fora to push our publics.”
He said he wanted future G7 communiques to include statements by vanguard countries that are willing to take more radical steps, rather than agreeing lowest common denominator proposals that enjoy unanimous support while showing little ambition.
Macron has also set out plans to reform the World Trade Organisation, the International Labour Organisation and the powers of the UN general assembly.
His staff insist that multilateralsm will only survive the ideological assault led by Trump if it is seen to reform itself.



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vendredi 28 septembre 2018

Plan pauvreté et pyramide sociale

Avec ses deux objectifs proclamés par le Président Macron : « inciter le retour au travail et faire des enfants une priorité. » le plan pauvreté français manque de réalisme, faute de référence à une situation planétaire qui en conditionne la pertinence. Il en est comme si nos dirigeants n’avaient pas pleine conscience de ce qu’ils prétendent combattre, ce qui les fait se tromper d’époque, de situation et de cible. Les “politiquement pauvres” hexagonaux visés n’ont rien à voir avec cette pauvreté profonde, plaie béante au flanc de l’humanité qui en détermine toutes les autres formes et niveaux. Quel rapport en effet entre les pauvres dont se préoccupe un pouvoir à coup de subventions, et le milliard et demi de miséreux qui habitent les bidonvilles partout dans le monde et vivent avec moins de 2 dollars par jour en se reproduisant 20 fois plus que leurs frères es espèces,  avec qui ils partagent chaque jour un peu plus leurs malheurs ?

Dès lors, de quelle pauvreté, de quel travail, de quels enfants s’agit-il ? Le BIT (Bureau International du Travail) et la BM (Banque Mondiale) parlent de la création de 40 à 50 millions d’emplois par an pour les 10 prochaines années. Dans le même temps, le nombre d’humains – donc de demandeurs de travail rémunéré – augmentera d’un peu moins de 100 millions annuellement et la décroissance économique, donc l’augmentation du chômage, menacent chaque jour un peu plus pour des raisons liées à nos ressources et à nos déchets.

Prisonniers des mêmes tabous que leurs prédécesseurs qu’ils ont mis au repos, nos jeunes gouvernants dont nous aurions pu attendre une nouvelle façon de voir l’avenir, en ont une vision tout aussi étriquée et se montrent incapables de l’intégrer pour ce qu’il est. La richesse collective n’a cessé de croître et de s’accumuler depuis que l’homme existe, du simple fait qu’il soit, avant toute opinion et autres considérations, un agent économique, dès avant sa naissance et bien après sa mort – Les marchés prénatal et post-mortem en témoignent. Et ces agents économiques sont passés en 20 siècles de 250 millions à bientôt 8 puis plus de 11 milliards. Or cette richesse se partageant, plus sont nombreux ceux qui y prétendent moins la part moyenne de chacun est importante, pendant que se multiplient ceux qui n’en ont même pas les miettes.

Trois informations pourront intéresser les lecteurs désireux d’approfondir ce qui précède. Donnant une idée de l’évolution de la grande pauvreté et de ses causes ; deux sont empruntées à Population Media Center.

Il s’agit tout d’abord d’un article intitulé “Nouvelles de la politique démographique en Tanzanie”, extrait du journal “The Citizen : « À Dar es-Salaam, ce n’est pas la première fois que le Dr Magufuli s’exprime publiquement contre la planification familiale. Après le lancement de l’enseignement primaire et secondaire gratuit en 2016, il a déclaré : « Les femmes peuvent maintenant jeter leurs contraceptifs. L’éducation est maintenant gratuite”. Ses remarques ont attiré l’attention d’un grand nombre de lecteurs, à l’instar des médias internationaux. Mais jeudi, le Dr Ulisubisya a cherché à assurer que rien n’a changé.
La Tanzanie a adopté une législation sur la planification familiale en 1976 et celle-ci est restée en vigueur depuis. Le principal objectif de la politique est de prévenir la mortalité maternelle et infantile. Il préconise, entre autres, la naissance entre 18 et 35 ans chez les femmes et un intervalle d’au moins trois ans entre les grossesses.
« Le président a simplement exhorté les parents à supporter le nombre d’enfants qu’ils peuvent nourrir. Ses remarques étaient que les gens ne devraient pas être empêchés de se reproduire », a expliqué le Dr Ulisubisya. Ni le ministère ni les bailleurs de fonds n’avaient jamais imposé de réglementation limitant les familles à un certain nombre d’enfants. Il a déclaré que la politique de planification familiale avait pour seul objectif de protéger la santé et le bien-être de la mère et de l’enfant.
« Si une femme accouche chaque année, son corps devient faible et vulnérable aux problèmes de santé. Cela affecte également la croissance de l’enfant à naître », a-t-il déclaré.

La deuxième information est dans le dernier rapport de la fondation Gates qui s’émeut plus ouvertement qu’à l’habitude de la situation de croissance rapide de la population mondiale : «… Des décennies de progrès remarquables dans la lutte contre la pauvreté et la maladie pourraient être au point mort. En effet, les régions les plus pauvres du monde croissent plus vite que partout ailleurs. Il est plus difficile de mener une vie saine et productive. Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de pauvres dans le monde cessera de diminuer et pourrait même commencer à augmenter. »

Enfin, la troisième information, accessible par le lien ci=après, émane de la revue “Sciences et techniques” qui fait le point sur l’accès à ce droit en France et dans le monde à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement :

mardi 18 septembre 2018

À propos des multinationales


Faisant preuve de cette candeur que seules peuvent inspirer les grandes utopies, l’auteur d’un article récemment publié sur Agoravoxhttps://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/migrants-207685#forum5304173conclut« Enfin, il sera toujours préférable de se rappeler que l’homme est grégaire, et donc solidaire, plutôt que flatter à des fins électorales les plus mauvais instincts des électeurs, plutôt qu’attiser le réflexe xénophobe qui pourrit le climat de l’Europe humaniste sans rien résoudre des problèmes sur lesquels il prospère. Cela coûterait moins cher qu’une guerre, et même les multinationales qui cherchent de nouveaux consommateurs y trouveraient leur compte.  »

C’est méconnaître, d’abord que l’instinct grégaire ne porte pas systématiquement à la solidarité – ne serait-ce pas plutôt le contraire ? La multitude n’est-elle pas précisément la cause de la cacophonie, de l’incompréhension et de conflits puis des violences qui s’ensuivent, compte tenu du fait qu’il y a autant de “vérités” que d’êtres humains, qui de plus privilégient par atavisme leur intérêt personnel ? C’est ensuite lourdement se tromper, en pensant que les multinationales ont besoin de chercher de nouveaux consommateurs. Ne leur suffit-il pas que naissent des êtres humains en nombre suffisant ? Ces êtres humains qui avant toute opinion ou toutes autres considérations, sont des consommateurs et pour cela des producteurs, ou en d’autres termes, autant d’agents économiques par lesquels l’humanité prospère et s’enrichit sans limites depuis qu’elle existe. Un agent économique, c’est qu’est chacun de nous, depuis avant sa naissance jusqu’après sa mort, les marchés prénatal et funéraire n’étant en rien anodins et générant d’ailleurs eux aussi leurs multinationales. Et c’est à la cadence de 250 à 280 000 supplémentaires quotidiennement, soit près de 100 millions par an ou la population de la Belgique, de la France et des Pays-Bas réunis, ou encore 10 fois celle de la Suède, pays dont il s’agissait dans l’article précité que ces agents économiques se mettent spontanément au service, non seulement des multinationales, mais de toutes les formes de développement économique. Il semble pourtant échapper au plus grand nombre que c’est la première raison par laquelle les multinationales existent. Point besoin de multinationales pour servir une population de “taille humaine”. Ce ne sont pas les multinationales ni leurs actionnaires qui font les consommateurs, ce sont les consommateurs qui provoquent leur création, par la démesure de leur population, entraînant celle de leurs besoins. Ceci avec toutes conséquences sur les ressources nécessaires à la satisfaction de ces derniers puis sur la démesure des déchets qui en résultent, comme sur celle des flux économiques dans lesquels les uns trouveront de quoi s’employer et d’autres de s’enrichir. N’en déplaise aux frustrés qui ne voient que ce dernier aspect du processus – en omettant l’avantage qu’en tire la puissance fiscale, dont chacun peut comprendre que ceux qui le subissent puisse exploiter tous les moyens d’y échapper que leur offre un arsenal juridique lui-même trop démesurément compliqué pour ne pas comporter des failles qu’exploitent les plus malins.

Tant que la population humaine croîtra, les multinationales se créeront et se développeront, tout simplement pour répondre à ses besoins massifs, auxquels les microstructures relevant d’un passé démographique révolu sont dorénavantincapables de répondre efficacement.

dimanche 9 septembre 2018

Écologie ou politique, il faut choisir

Que François de Rugy soit un politicien engagé, ce dont s’est félicité publiquement le Premier ministre, n'est-il pas ce qui le condamne à être aussi peu efficace que ses prédécesseurs, tant les uns et les autres ignorent que l'écologie n’est d’aucun autre parti que celui de notre planète et de toutes les espèces qui la peuplent, dont l’humanité est le premier prédateur, responsable de surcroît ?

C’est ainsi qu’entraînées par des slogans du type “Tout pour le climat !”, plus incantatoires que propres à les guider, les meilleures volontés manquent de ligne directrice définissant clairement les urgences de notre temps, moyennant quoi, plutôt que d’agir avec le sang-froid requis, elles se contentent de conduire l’humanité au précipice dans le désordre, à la manière d’un troupeau apeuré, ou au mieux, en tirant ses flèches en direction des sombres nuages qui obscurcissent l’horizon.

Une énergie considérable se disperse dans la multitude de revendications toutes louables – aucun effort n’étant à négliger – l’un enfourchant le nucléaire quand l’autre s’en prend plus largement à la transition énergétique en favorisant l’éolien, le marémoteur ou le solaire, selon la puissance des lobbys, groupes et groupuscules prenant parti pour ou contre, dans une cacophonie enlevant toute crédibilité et autorité aux uns comme aux autres ; quand l’écologie ne se confond pas avec la lutte contre le grand capital, comme si toute multinationale n’était pas la réponse à une demande de même ampleur. Le meilleur exemple n’est-il par offert par la lutte contre Monsanto, davantage que contre son herbicide, dans laquelle chacun use de ses arguments en accusant l’autre de mensonge : Cf. risques relatifs : L’amiante + 1770 % d’augmentation du risque de cancer de la plèvre ; Le tabac + 2360% d’augmentation du risque de cancer du poumon. Pour les utilisateurs de glyphosate, le risque de tout cancer est au maximum de 4 %,
https://www.causeur.fr/glyphosate-agriculture-ong-macron-danger-151434)


Deux raisons essentielles expliquent qu’il ne puisse en être autrement :

1° La politique, qu’elle soit libérale ou planifiée, se ramène à l’économie, dès lors que l’être humain est avant toute opinion ou toute autre considération, un consommateur et plus généralement un agent économique ; ce qui la met au service de ce qu’elle prétend combattre.

2° Pour des raisons purement électoralistes, la politique de chaque pays est enfermée dans le carcan de ses intérêts nationaux, quand l’écologie revêt des dimensions inéluctablement planétaires ; véritable tonneau des Danaïdes dont la profondeur est aggravée par la multiplication des pauvres, encourageant la construction de murs impuissants à en maîtriser le flot grossissant, faute de savoir les secourir.

Ces raisons majeures induisent pourtant une feuille de route se réduisant chaque jour davantage à 3 mesures urgentissimes et d’ampleur planétaire, qui permettraient de parer au plus pressé, toutes autres mesures leur étant subordonnées. La première est d’ordre démographique (et par conséquent économique), la seconde d’ordre social et le troisième relève de l’instruction et de l’éducation.

Démographie
Le fait que l’humanité soit en voie de consommer le triple de ce que la planète lui offre pour subvenir à ses besoins indique assez clairement que l’effort à consentir est une réduction des 2/3 de la population existante, alors que nous nous acheminons vers plus de 11 milliards de Terriens dans moins d’un siècle, à la cadence de 230 à 280 000 terriens supplémentaires quotidiennement soit, chaque année, près de 100 millions ou la population de la Belgique, de la France et des Pays-Bas réunis.

Ceci ne requiert-il pas un alignement dans les plus brefs délais des taux de natalité des pays les plus prolifiques sur ceux des pays avancés ; deux à trois générations pouvant suffire à ramener la population mondiale à un niveau compatible avec ses ressources.

« dire que personne ne peut se désintéresser de l’avenir de son pays ne signifie pas que toute famille ait le devoir de procréer. Cela veut dire que l’évolution de la population mérite considération. Par évolution nous n’entendons pas nécessairement accroissement a priori ni même maintien mais seulement que la question existe, que les gouvernements et les personnes soucieuses d’intérêt public ne peuvent s’en désintéresser » Alfred Sauvy in Planning familial, septembre 1960*

« La mortalité millénaire commandait le passé. Il fallait alors qu’une femme mariée, au cas où elle n’était pas morte avant sa 45e année, ait eu en moyenne près de sept enfants pour que le nombre des humains se maintiennent (…). Avec la mortalité nouvelle, il suffit aujourd’hui de 2,2 enfants (…). Avec une fécondité maintenue de sept enfants par femme et la mortalité actuelle, le nombre des humains triplerait tous les trente ans : il y aurait donc deux cent quarante fois plus d’hommes sur la terre qu’aujourd’hui, c’est-à-dire près de mille milliards (…). Tel est l’avertissement des démographes » Jean Fourastié*

Sans tenir compte de ce qui précède, l’homme, s’en remet à ses démographes « ...qui se meu[ven]t dans un décor d’équations, de statistiques, de programmes types, de tables clés. [Leur] univers consiste à mettre en garde la planète contre le surpeuplement dans un espace, le dépeuplement dans un autre. Il[s] nous rappelle[nt] les lois de Malthus, stigmatise[nt] la chute démographique des démocraties populaires et brandi[ssen]t la formule de Pearl pour calculer les échecs de [leur] contraception. Métastasé[s] dans tout l’univers administratif, il brandi[ssent]t [leurs] statistiques qui pour reprendre la formule de Fournier, servent à [leurs] discours savants [à l’instar de bien des économistes et autres sociologues]comme les réverbères aux ivrognes. Ils le[s] soutiennent au lieu de les éclairer. ».
Docteur Pierre Simon - Le Figaro littéraire, 18 novembre 1966*

Social
Revenu universel (RU). https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pyramide-sociale-et-revenu-206010
Mesure à généraliser mondialement pour limiter rapidement et dans toute la mesure du possible, les effets inévitables d’une réduction drastique de l’emploi avec son cortège de misère suite, sinon à une décroissance économique interdite par le progrès, du moins à une plus grande frugalité humaine et surtout à l’émergence de nouveaux moyens de production se passant de main d’œuvre.

Le reste suivra, non sans que surgissent les problèmes que provoquera le vieillissement de la population, mais ce ne sera là que moindre mal et affaire d’adaptation de la société que le temps aidera à résoudre.

Autrement plus à craindre sera la résistance des pouvoirs – en particulier religieux –, à l’obscurantisme desquels l’humanité doit le maître de ses maux qu’est sa surpopulation. Il s’agit donc d’y répondre d’ores et déjà par l’instruction. Des efforts émanant de structures privées comme publiques portent déjà leurs fruits en de nombreux pays, planning familial, lutte contre la corruption, éveil et émancipation des femmes et de filles

Éducation & instruction

Ouvrir les esprits et par là les rendre moins peureux, plus tolérant ; les libérer de la superstition et de l’obscurantisme conduisant à tous les intégrismes et replis identitaires.

Toujours plus d’instruction, pour un meilleur partage de la richesse immatérielle qu’est le savoir. Comme il pourrait en être concernant la richesse matérielle par l’instauration du RU.

L’instauration d’un revenu universel est en mesure d’éradiquer la pauvreté profonde par des mesures purement fiscales consistant à injecter à la base de la pyramide sociale une part de la richesse collective de la société, et d’isoler ainsi les plus pauvres de son niveau zéro. Comme la richesse matérielle, la richesse intellectuelle à son niveau zéro, qu’il s’agit donc de relever par l’instruction, en partageant avec ceux qui en sont dépourvus une part de cette richesse collective propre à les isoler pareillement de son niveau zéro.




*Cités par Virginie.Barrusse.univ-paris1.fr In Population 2018/1 Le complexe de la dénatalité. L’argument démographique dans le débat sur la prévention des naissances en France (1956-1967).
https://www.ined.fr/fichier/rte/General/Publications/Population/2018/2018-1/POPF_1801_DeLuca.pdf

dimanche 12 août 2018

Décroissance et démographie


Nombreux sont les partisans de la décroissance qui négligent ou sous-estiment les obstacles qui la rendent impraticable, sauf remise en cause allant bien au-delà de ses aspects industriels et marchands, comme des options socio-politiques et environnementales des uns et des autres. D’autant plus difficiles à lever qu’ils s’enracinent profondément dans la nature humaine, les principaux de ces obstacles, peuvent s’analyser comme suit, sachant que :« Tout être humain est avant toute autre activité ou toute autre opinion un consommateur » (Gaston Bouthoul in Traité de sociologie, tome II, p. 180 - Payot 1968).

Tirant parti de l’incontestable supériorité de ses facultés, par rapport à celles des représentants des autres espèces peuplant la planète, et selon une éthique taillée à la mesure de ses prétentions, l’homme a largement transgressé les lois de la sélection naturelle en usant et abusant du progrès scientifique et technique dont il est porteur. Mais c’était sans compter avec le piège qu’il se tendait ainsi à lui-même : en s’accordant le droit de proliférer sans limites en même temps que s’accroissait sa durée de vie, il amplifiait ses besoins au-delà de ce que pouvaient satisfaire ses ressources. Et comme si cela était insuffisant, l’homme s’invente des besoins accessoires, souvent d’une utilité discutable mais toujours plus nombreux, accentuant d’autant sa prédation.

En outre, incité à améliorer sa condition matérielle par sonataviqueégocentrisme,chaque individusaitla comparer à celle de ses semblables, ce qui conduit à une surenchère générale et permanente de la demande ; la référence de chacun étant généralement le sort de mieux nanti plutôt que de plus pauvre que soi.

Comment, dans ces conditions, faire admettre aux consommateurs, à commencer par ceux qui doivent se satisfaire du nécessaire et parfois moins, et dont le sentiment de frustration a été entretenu, voire exacerbé, pendant des siècles, qu’ils doivent renoncer ne serait-ce qu’à une partie de leurs “avantages acquis”, et perdre l’espoir d’accéder un jour à de meilleures conditions d’existence jusque-là réservées à d’autres ?

Quant aux riches, – une fois classé l’argument consistant à leur imputer tous les maux de l’espèce humaines par la pollution et le pillage de la planète au détriment des pauvres, ce qui revient à occulter le fait que les activités humaines polluantes et surconsommatrices de ressources résultent de la production par les pays en mesure de le faire, de ce qui est consommé par l’ensemble des êtres humains, y compris les pauvres qui sans cela seraient encore plus démunies qu’ils le sont – ils seront contraints par la force de la nature, comme tout un chacun, d’adapter leur demande à ce qui restera des ressources propres à les satisfaire. Ces riches semblent d’ailleurs l’avoir d’ores et déjà compris, à en juger par le financement, public comme privé, de démarches ayant pour but de limiter la prolifération humaine, ainsi que par les investissements dans la recherche de nouvelles technologies et sources d’approvisionnement. « Tandis que nous voyons les supermarchés sans caissiers, les véhicules autonomes et les robots faire le travail pour nous – les super-riches voient des moyens de protection contre les foules en colère et les pannes systémiques dans un avenir pas trop lointain. En effet, [probablement parce qu’ils y trouvent un intérêt supérieur] les riches et les puissants ont une vision beaucoup plus large du risque global, que la plupart de la société humaine.»*

Siune telle situationest l’expression du caractère incontournablement pyramidalde la sociétéhumaine, elle est aussi dedimension planétaire,rappelant que lesort de chacundépend de celui de tous.Dans cet esprit, une décroissance par lasuppression desbiens et services satisfaisantlesbesoins non vitaux de l’espèce humaineest un objectif apparemment logique. Mais est-il pertinent, en l’absence d’autres mesures, dont notamment une réduction et un ajustementproportionnelsdu nombre de consommateurs de toutes catégories sociales, auxpossibilités d’en assurer autant la gouvernance que la subsistance ?Sur une population d’environ 8 milliards d’êtres humains, 6,5 – dont 1,5 à 2 milliards de pauvres profonds – accèdent peuou pas du tout à des produits et services d’une utilité discutable. Nombre d’entre eux souhaitent y accéder, mais quelles que soient les difficultés de les amenerà modérercetteaspiration, dont la légitimité le dispute à l’intérêt commun – tel qu’il doit en être pour les plus riches , à quelle logique répondrait une réduction de la consommation par tête, aussi drastique soit-elle, si le nombre total de consommateurs continuait d’augmenter, demême que leurdurée de vie ? Ne s’agit-il pas d’un équilibre impossible entreéconomie etdémographie ?Cette relationest pourtant omisepar lesinconditionnels de la décroissance, fidèles auxpouvoirs, notamment religieux et politiques, plus soucieux du nombre que de la dignité des conditions d’existence de ceuxquilsont toujours prétendu protéger. « Dire que personne ne peut se désintéresser de l’avenir de son pays ne signifie pas que toute famille ait le devoir de procréer. Cela veut dire que l’évolution de la population mérite considération. Par évolution nous n’entendons pas nécessairement accroissement a priori ni même maintien, mais seulement que la question existe, et que les gouvernements et les personnes soucieuses d’intérêt public ne peuvent s’en désintéresser » Alfred Sauvy in Planning familial, septembre 1960, cité par Virginie Barrusse in Population 2018/1 Le complexe de la dénatalité. L’argument démographique dans le débat sur la prévention des naissances en France (1956-1967)”.**

Qu’il soit voulu ou subi, qu’il résulte d’une volonté tardive des hommes de réduire leur prédation ou qu’il soit imposé par la raréfaction des ressources, le ralentissement de l’activité économique aura des répercussions considérables sur la société, en aggravant une situation de l’emploi plus difficile qu’elle a jamais été et un déséquilibre social d’autant plus précaire qu’il est dorénavant planétaire, en dépit des barrières, barbelés et murs dressant chaque jour plus nombreux leur dérisoire rempart contre la montée inexorable de ceux que leur misère pousse vers ce qu’ils croient être un monde meilleur. En l’absence d’une parfaite conscience de cette situation et de ses conséquences prévisibles, et faute de mesures préalables et d’accompagnement propres à réduire puis à stabiliser le nombre de consommateurs, la décroissance ne peut donc que perpétuer et amplifier un antagonisme primaire relevant d’une lutte des classes aussi archaïque que vaine ainsi qu’aux pires désordres dont les premières victimes seraient les plus défavorisés. N’est-il pas
préférable que des êtres humains moins nombreux, s’inventent et ajoutent à une frugalité imposée à tous par l’épuisement de bien des ressources vitales, de nouveaux moyens de continuer à satisfaire leur premier besoin qu’est le progrès ? Sans sous-estimer l’importance de tout geste allant dans le sens d’une réduction de sa prédation, l’homme a encore, pour peu de temps, la possibilité d’accélérées la mise en œuvre de mesures salutaires – largement engagées pour certaines – portant sur sa démographie et tout ce qui en découle en termes d’économie, donc de consommation et de ressources, mais aussi – et peut-être surtout – socialement.

La prise de conscience des maux engendrés par la surpopulation humaine est encore loin d’être générale, entravée par des tabous et des dogmes que des pouvoirs empêtrés dans leurs contradictionstardentà lever. Ils doivent pourtant comprendre que si le nombre de ses victimes qualifie la faute, chaque jour alourdit la leur, quandle fragile équilibre entre l’humanité et son habitat est sur le point de se rompre. Dans la relativité de lapauvreté et de la richesse de chacun, sur 100 êtreshumains qui naissent – et il en naît entre 230 et 280 000 supplémentaires quotidiennement, soit près de 100 millions chaque année – 14vont grossir les rangs des riches quand86rejoignent ceux des pauvres.



Pour toutes précisions concernant la méthodologie conduisant au constat ainsi représenté, voir https://docs.google.com/document/d/1WCRZX7-OdrML4HmbN6lE2Oz_-L_Xa4GAJ5dVuSX2xCI/edit