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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

vendredi 6 novembre 2020

La fin des centenaires

L'homme semblant laisser à un virus le soin de régler les problèmes posés depuis longtemps par sa démographie galopante, attendrons-nous que ce soient les plus jeunes qui fassent les frais de nos stupides et lâches hésitations, et à quoi nous conduiront-elles concernant les plus vulnérables et les plus susceptibles de propager le virus ?

La deuxième vague de la pandémie confirme que 85% des morts pour cause de Covid-19 ont plus de 50 ans, dans des proportions croissant avec leur âge. Cf. statistiques détaillées portant sur 24 pays d’Europe : (https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps#pooled-by-age-group),

« Santé Publique France (SPF), en charge du suivi épidémiologique et qui compile les données relatives au Covid-19, souligne qu’à partir des données de la certification électronique des décès, l’âge moyen des personnes décédées dont les certificats contiennent une mention d’infection à la COVID-19 est bien de 81 ans. L’âge médian, lui, divise les victimes en deux groupes numériquement égaux, une moitié étant plus jeune et l'autre plus âgée. Là encore, les 84 ans avancés sont exacts » selon LCI.

Considérations accessoires : Covid-19 serait le fruit amer de manipulations génétiques pour le moins imprudentes, réalisées dans un laboratoire chinois, avec la contribution technique et financière de la France, dont l’un des instituts les plus réputés aurait fourni la souche, à des fins d’étude en rapport avec une alimentation humaine à base d’animaux sauvages.

Il faut aussi évoquer une hypothèse parfois avancée ici et là, reposant sur la libération par la fonte des glaces polaires, sous l’effet du réchauffement climatique, de l’ancêtre d’un virus ayant pris la science au dépourvu.

Bien d’autres spéculations pouvant avoir cours, une question se pose quelles qu’elles soient : Quel est l’avenir des centenaires, qu’a multiplié l’augmentation de notre espérance de vie au cours des dernières décennies ? L’élimination de tous ceux qui approcheront cet âge longtemps envié, sera-t-elle le moyen de maîtriser la surpopulation humaine, avant que s’aggravent encore les atteintes à l’environnement et l’épuisement des ressources non renouvelables de la planète, pouvant conduire les espèces qui la peuplent à l’indigence avant l'extinction ? L’évasion des humains vers d’autres planètes pour y exercer leur prédation étant une affaire encore loin d’être assurée.

Dans l’affabulation la plus insensée et une irresponsabilité ayant conduit à la prolifération de ceux dont elle est faite, l’humanité s’est seulement préoccupée de l'accroissement de leur nombre, en tant que moyen de satisfaire des besoins croissant avec lui. Elle a ainsi laissé s’instaurer le binôme population-économie et une démographie galopante, sans la moindre velléité ne serait-ce que de les stabiliser, aidée en cela par des pouvoirs soucieux, avant toute autre considération, de voir croître l’effectif de fidèles, contribuables, soldats, consommateurs-producteurs… sur lesquels ils se sont fondés et ont prospéré durant des millénaires. Pour le pouvoir politique, à qui les consommateurs sont ce que leurs fidèles sont aux pouvoirs religieux, l’effet prévisible de leur vieillissement sur leurs régimes de retraite aboutit à une situation dont la seule issue est une réduction drastique du nombre de pensionnés, faute de pouvoir augmenter indéfiniment celui des cotisants ou le montant de leur écot. Il en résulte que pour procéder à la réduction puis à la stabilisation de la population en tenant compte de ressources nécessairement limitées, reste la possibilité de procéder par dénatalité d’êtres humains destinés à vivre toujours plus vieux et/ou par écrêtement de la population des plus âgés, aussitôt remplacés par ceux qui suivront, lesquels promettant d’être progressivement moins nombreux, puisqu’issus d’une population qui diminuerait.

Se heurtant à la résistance, aussi bornée qu’insensible à l’évidence, de tous ses pouvoirs – du parental au religieux en passant par le politique – et faute de résultats suffisants et obtenus à temps des efforts d’information et d’éducation menés dans les pays du monde les plus concernés, l’humanité devra continuer de payer de plus en plus chèrement son aveuglement comme celui des innombrables experts qui la guident. Il n’en est en effet pas un, depuis la première collectivité humaine qu’est la famille jusqu’au plus puissant des états, qui ait jamais envisagé son avenir et sa puissance autrement qu’en termes de démographie. Même la Chine, critiquée pour avoir compris la déraison d’une telle vision, est conduite à passer outre pour maintenir la croissance de son binôme économie-population (celle-ci conditionnant celle-là) et conquérir comme assurer son leadership partout où elle le peut. En Chine comme ailleurs, en dépit de l’inconfort et des souffrances du “centenariat”, comme dans l’inconscience de chacun quant à sa propre naissance, la multiplication des inactifs est inévitable.

Après que son rêve d’immortalité ait entraîné l’homme à s’affranchir de la loi de sélection naturelle, et que sa population en soit devenue pléthorique, serait-il tenté pour y remédier de limiter son âge plutôt que son nombre ? Choix difficile, tant le poids des marchés des plus jeunes comme des plus vieux – outre leurs prolongements : prénatal pour l’un et funéraire pour l’autre – est considérable.

Les centenaires y perdant leur statut de représentants du suprême optimisme de l’espèce, mourir reste cependant encore bien différent et davantage craint que ne pas naître, pour la bonne raison que tout intéressé souffre d’être privé d’existence dans le premier cas, tandis que dans le second il ignorera toujours à quoi il a été soustrait. L’équilibrage de la population “par le haut” promet donc d’être plus problématique et douloureux que “par le bas”, en dépit des promesses sans cesse renouvelées dont les jeunes générations sont porteuses.

L’initiative appartenait à l’homme, qui eut pu réguler sa natalité, mais est-il encore temps ? Il est probable qu’une situation socio-politique rendue intenable par un surnombre devenant chaque jour plus ingouvernable, aggravée par le bouleversement climatique, ne permette pas, d'une part d’achever le gigantesque effort d'éducation à la dénatalité d’ores et déjà entrepris – avec succès en bien des endroits de la planète – et encore moins de lever les tabous dont est frappée toute question de population et a fortiori de surpopulation.

Nous reste à assumer l’abaissement de notre niveau de civilisation, désormais mondialisée, après qu’il aura atteint le degré ultime de ses abus en termes de population, de pillage des ressources de notre planète… et d’âge.

mercredi 21 octobre 2020

Des Saintes Écritures aux richesses extra-terrestres

Genèse  https://www.info-bible.org/lsg/01.Genese.html (À utiliser si le lien ne fonctionne pas) 27 — Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. 28 — Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. 29 — Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.

Tels sont les commandements de la Bible et des religions qui s’y réfèrent, non sans rappeler les Lois de Manou, édictées 2 millénaires plus tôt, ainsi que les enseignements de Bouddha et de Confucius parmi d’autres Sages, plus récents de quelques siècles en attendant l'émergence de Vérités moins orientales. Mais les commandements du Livre Saint puis du nouveau Testament et du Coran, par le dogme nataliste qui en a résulté et qui guide depuis la destinée de la majorité des peuples peuplant la Terre ne sont pas sans poser problème ; que toute question de (sur)population soit frappée d'un tabou dans les religions judéo-chrétiennes, ou que l'Islam en fasse l'arme proclamée à la face du monde, par laquelle il entend le conquérir, sale temps pour la planète, la biodiversité et l’humanité !

Qu'en est-il advenu pour l’homme ?

Ici et maintenant, parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort, comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire, et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi ramené, avant toute autre opinion ou considération, à un agent économique au service de la société, aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

Tous les malheurs du monde en découlent.

Incité à se multiplier sans limites, dans le but proclamé de rallier un nombre toujours plus élevé de croyants, puis plus tard d'électeurs et autres supporters d'innombrables pouvoirs autres que religieux, il l’a fait pendant des millénaires et notamment durant les 2 à 3 derniers siècles, avec l’aide du progrès scientifique et technique, sans restriction ni la moindre précaution. C’est donc dans une imprévoyance n’ayant non seulement rien de divin, mais contraire à la moindre miséricorde, que le Livre a conduit à une exploitation destructrice de la planète par le couple indissociable population-économie, celle-ci déterminant celle-là dans une croissance incessante. Et qu’une telle aberration puisse s’expliquer par le fait que la Terre étant considérée comme une étendue aux confins ignorés il ne pouvait qu’en être de même de ses ressources, ne fait que renforcer l’idée que les Saintes Écritures aient été d’inspiration plus allégorique que divine, avec pour autres effets :

— l’irrépressible désir d’améliorer sans cesse sa condition, distinguant l’humanité des autres espèces peuplant avec elle la planète, tel qu’il ne pouvait que résulter d’une telle incitation,

— la faculté de l’homme de s’inventer des besoins qui viendraient s’ajouter à ceux que lui imposait la nature ; sans compter ceux d’un supplément d’obscurantisme, en particulier de la part de la chrétienté, face aux sciences et à leurs découvertes. Par exemple : refus d’admettre la rotondité de la Terre, sacralisation du corps humain en interdisant l’autopsie, interdiction du droit de disposer de sa propre vie (par mise en conformité du serment d’Hippocrate avec cette sacralisation) ayant favorisé l’allongement de sa durée et conduit à exonérer l’humanité de la loi de la sélection naturelle, etc.

C’est ainsi que :

— Environ 2,5 Millions d’êtres humains ont peuplé la Terre en l’an 1 du christianisme

— 8 Milliards de Terriens la peuplent aujourd’hui

— Plus de 11 milliards la peupleront dans quelques décennies – si la nature en laisse le temps.

— Parmi les 8 Milliards d’hommes à ce jour, 1 à 2 vivent au niveau zéro de la richesse, avec moins de 1,9 $ par jour), soit 4 à 8 fois la population mondiale à l’époque du Christ, toutes conditions confondues, dans la relativité de celles-ci et quel que soit leur nombre échappant à la pauvreté.

Car c’est aussi dans ces conditions que les Saintes Écritures, de même que tous ceux qu’elles ont inspirés, ont manifestement ignoré ce qu’était une pyramide, ou pour le moins ont négligé – voire nié –le caractère pyramidal de toute société faite de l’interdépendance hiérarchisée de ses membres, comme l’est celle des hommes. Elles n’ont notamment tenu aucun compte des enseignements à en tirer en matière de vie sociale – sauf peut-être concernant l’ordre public, favorisé par la peur d’un châtiment divin –, ni du fait que pouvoir et contre-pouvoir, comme richesse et pauvreté – en tout – existent l’un par l’autre. Sans puissants points de faibles, sans riches point de pauvres, et réciproquement. Sans omettre l'illusion (pour ne pas parler de mensonge) relative à la liberté de chacun de choisir sa propre existence.

Depuis, trop rares ont été ceux qui ont pensé devoir remettre en cause l’injonction nataliste des Écritures. L’immense majorité des êtres humains, intellectuels en tête, négligeant les fondamentaux de leur condition, ont passé outre, incapables de concevoir que leurs malheurs augmentaient irrémédiablement avec leur nombre et leurs activités, aidés par un progrès dont ils se souciaient bien peu de savoir jusqu’où il irait.

Conséquence particulière sur la condition humaine, dans ce qu’elle peut avoir de plus cruellement incontournable, tout autant négligé que ce qui précède : la relativité des notions de richesse et de pauvreté – en tout – et l’existence d’un niveau zéro de la pauvreté, autant irrémédiable que rarement dénoncé en tant que tel. D’où le véritable tonneau des Danaïdes, offert aux humanitaires les mieux intentionnés ; des centaines de millions, puis entre 1 et 2 milliards de miséreux survivant parmi une population structurellement composée de 86 % de pauvres pour 14 % de riches. Voir pour plus de précisions : 

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Et pout la planète ?

« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture »

Tout n’est-il pas dans ces quelques lignes, de ce qui a fait de l’être humain le premier prédateur de la planète, l’ennemi irréductible de son environnement… et de lui-même, en attendant que des machines qu’il aura imaginées dénuées de désirs autant que de vanité, et beaucoup plus frugales que lui, le remplacent.

Peut-être est-il nécessaire de souligner que les ressources non renouvelables existaient dans la création, et que si les renouvelables existaient elles aussi, c’est encore le progrès scientifique et technique qui devait autant en révéler l’existence que les rendre utiles.

Toujours est-il qu’une multitude d’espèces a ainsi été sacrifiée par les religions, pour satisfaire des besoins vitaux comme accessoires de l’être humain et ce qui deviendra vite sa cupidité, sentiment acquis très rapidement, sinon inné, distinguant lui aussi l’humanité des autres espèces peuplant avec elle leur univers commun, et connu.

Question et conclusion

Les fusées qui s’envoleront bientôt pour leurs voyages intergalactiques, seront elles comme les navires de Christophe Colomb, chargées d'êtres humains allant agrandir et peupler le royaume Dieu, ou accroître leurs richesses matérielles ?

Quoi qu'il en soit, chacun peut et doit être conscient des raisons originelles et structurelles dans  lesquelles ces richesses sont acquises et ne seront jamais mieux partagées qu'elles le sont, sauf à isoler la société du niveau zéro de la pauvreté.

jeudi 1 octobre 2020

Le syndrome de l’autruche

Il faut savoir que si le citoyen accuse aussi facilement ceux qu’il se donne pour dirigeants de manquer de courage pour affronter les vicissitudes de l’existence, il y a été incité de tous temps par des pouvoirs – notamment religieux – plus soucieux du nombre que du bien-être – ici et maintenant – de ceux sur lesquels ils se sont fondés et prospèrent depuis. C’est ainsi qu’il a toujours négligé, ignoré, voire nié sa condition plutôt que de l’affronter. Or, ce faisant, il se comporte comme la mouche se heurtant aussi obstinément que vainement à la vitre ou aux parois de verre du bocal dont elle est prisonnière et qu’elle ne voit pas ; ou que l’autruche enfouissant sa tête dans le sable pour se dissimuler le danger, plutôt que de l’affronter… ou le fuir.

Est-ce la compassion de ceux qui ont connaissance de ces vérités, qui les conduit à les cacher à moins instruits qu'eux ? Serait-ce par respect de l’adage selon lequel les vérités ne sont pas toutes bonnes à dire ? Les maîtres de ce monde y verraient-ils un moyen de limiter l’angoisse existentielle des peuples ? Auraient-ils des raisons moins louables ? Telles sont les questions qui peuvent se poser, sachant que la prise de conscience par chacun de sa propre condition peut aggraver ses peurs et ses frustrations. N’est-ce pas pourtant le prix à payer pour avoir la moindre chance de vaincre un ennemi, que se donner la peine de savoir qui il est, avant de prétendre l'affronter ?

« Si les hommes ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore ; elles ne consistent pas à leur donner l’existence, mais le bonheur ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet.

Or, ici et maintenant, parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire en attesteraient s’il en était besoin – et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société et aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

Tous les malheurs du monde, que l’homme a la capacité de maîtriser, en découlent et sont aggravés par le caractère incontournablement pyramidal de la société, dû au fait que richesse et pauvreté existent l’une par l’autre, dans leur relativité, et qu’un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance, sa place au sein de cette pyramide sociale, quels que soient les aléas heureux ou malheureux de son existence par la suite et jusqu’à sa mort. En raison de ce caractère pyramidal de notre structure sociale, les pauvres s’y multiplient à une cadence étant plusieurs fois celle des riches. C’est dans ces conditions, que sous la pression de 220 000 êtres humains qui viennent s’ajouter quotidiennement à la population mondiale, que la pyramide sociale s’atrophie toujours plus et que son sommet s’éloignant incessamment de sa base, les écarts de richesse entre ses occupants se creusent inéluctablement d’autant.

Et pendant ce temps-là, sous l’emprise croissante de ses sentiments et de ses émotions, l’homme prête de moins en moins attention à la réalité. Il préfère, à des faits et chiffres incontestables, les dogmes de croyances religieuses et les certitudes de doctrines politiques et sociales qui en tiennent lieu pour les laïcs.

De tous temps les êtres humains ont compris ce qu’ils pouvaient tirer de la crédulité de leurs semblables ; cette faculté dont ils ont su se doter pour calmer leurs angoisses existentielles et tenter de s’expliquer ce qui leur est inaccessible, et que seule une patiente démarche scientifique semble susceptible de révéler. Des pouvoirs se sont ainsi établis, pour le meilleur et pour le pire, sur des croyances ésotériques codifiées, dans une concurrence privilégiant le nombre de leurs adeptes sur leur bien-être ici et maintenantEt ces pouvoirs ne cessent eux-mêmes de croître et de se multiplier sous l’influence de désordres naturels aggravés par ceux qui résultent des exigences d’une espèce humaine dont la prolifération est proportionnelle à ses progrès matériels.

Analogies et lois de la pyramidologie sociale, telles que résultant de l’analyse de faits et chiffres accessibles au premier venu, en suivant la méthodologie accessible à l’adresse suivante

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2018/01/pyramidologie-sociale-methodologie.html

N°1 -  Le caractère pyramidal de toute structure sociale fondée sur la hiérarchisation et l’interdépendance de ses occupants – comme l’est en tout ou partie celle de l’humanité – est incontournable.

N°2-  Chacun se voit assigner à sa naissance sa place dans cette pyramide, en fonction de ses antécédents génétiques, sociaux et socioculturels, quels que soient les aléas de son existence par la suite. Et ses croyances, comme les manipulations biologiques et/ou intello-idéologiques ayant pour but de modifier cette organisation se heurtent aux lois d'une nature inflexible. Tout au plus est-il permis à l’homme d’y apporter, par la solidarité et la charité, des adoucissements qui ne changent rien au fond ni durablement (en attendant l’instauration d’un revenu universel minimum et inconditionnel - cf. RUMI).

Les pauvres enfantent des pauvres, comme les riches enfantent des riches, en attendant que les talents de chacun ; ses ambitions, son goût du risque, sa chance, etc. influencent son sort au gré des circonstances. 

N° 3 - L’existence simultanée des riches et des pauvres est inéluctable ; richesse et pauvreté existant l’une par l’autre – Sans riches point de pauvres et réciproquement.

N° 4 -  Si la richesse n’a pas d’autres limites que l’ambition de ceux qui la convoitent et les ressources dont ils la tirent, la pauvreté en a une, qui est le niveau zéro de cette richesse, au-dessous duquel nul ne peut descendre.

N° 5 -  À population constante, tout déclassement d’un occupant de la pyramide sociale a pour contrepartie le déplacement d’un autre occupant en sens inverse.

N° 6 -  La croissance démographique et/ou le progrès scientifique et technique sont les conditions nécessaires et suffisantes du progrès social. Or, l’homme se distinguant des autres espèces animales par son inépuisable volonté et sa capacité jusqu'ici illimitée d’améliorer sa condition, réguler sa propre démographie n’est-il pas le seul moyen qui lui est offert pour qu’il puisse continuer d’en être ainsi, tant qu’y suffiront des ressources toujours plus rares et difficiles d’accès ?

Voir https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/des-saintes-ecritures-aux-richesses.html

samedi 26 septembre 2020

À propos d’un "Revenu Universel Citoyen"

 Ci-après, à l’intention des visiteurs qu’intéresse le Revenu Universel, ma réaction à la proposition de Revenu Universel Citoyen, dont chacun pourra prendre connaissance à l’adresse suivante https://www.youtube.com/watch?v=5H8l70G1EgU


Parce qu’il se veut citoyen, un tel revenu déroge aussi gravement que paradoxalement à deux principes généralement considérés comme fondamentaux en matière de lutte contre les inégalités sociales : l’universalité et l’inconditionnalité.

- Loin d’être universel, le RU citoyen frappe en effet d’une double peine ceux qui se situent au niveau zéro de la richesse, (dont les pères du revenu citoyen ne seraient pas les seuls à ignorer l’existence, alors que le nombre de ceux qui y logent est mondialement de l’ordre de 1 à 2 milliards à vivre avec moins de 2 dollars par jour – Montant récemment réajusté à 1,90 dollar).

- Quant au principe d’inconditionnalité, il en est la négation même, faisant de la reconnaissance et de l’adoption d’une vision particulière de la société, la condition de son attribution ; au point qu’il soit permis de se demander si “Allocation sociale pour alignement idéologique” ne serait pas une appellation mieux choisie.

Outre ce qui précède, plusieurs observations en réponse à cette présentation :

— Omission, parmi les contreparties du financement d’un revenu universel, du transfert d'allocations et aides sociales existantes (sauf couverture santé).

— Pourquoi l’impôt finançant le RU découragerait-il davantage le contribuable que l’impôt finançant les mesures d’aide sociale et autres secours qu’il remplace ? D’autant qu’aucun citoyen n’échapperait à l’impôt sur le revenu, y compris les bénéficiaires du RU.

— Le démographie galopante mondiale et ses retombées sociales sur toutes les nations du monde n’est-elle pas la première explication du puits sans fond dont peut se plaindre le contribuable, sachant que pour des raisons structurelles, sur 100 êtres humains qui s’ajoutent quotidiennement à la population, 86 vont grossir les rangs des pauvres quand seulement 14 rejoignent les riches ?

— La relation entre RU et marché du travail est passée sous silence, alors qu’elle est un aspect essentiel de la question. Il faut savoir en effet que la Banque Mondiale et le Bureau International du travail prévoyait en 2018 la création de 50 Millions d’emplois supplémentaires annuellement durant la décennie à venir (hors effets Covid-19), soit environ 500 Millions sur 10 ans, alors que pendant la même période, l’augmentation de la population, donc du nombre de demandeurs d’emplois, sera sensiblement le double. De quoi – ajouté aux progrès de la robotique – susciter bien des questions sur l’avenir du travail et des travailleurs.

Etc.


Le lecteur désireux d’approfondir la présente réaction, pourra utilement se reporter aux articles suivants qu’ils pourrait ne pas avoir encore lus


Pour un revenu universel, minimum et inconditionnel – Le R.U.M.I.

https://docs.google.com/document/d/1zaf8g5oOnn31v-pyjiNjBL5wLcYrT2PbKvZwum3BWqA/edit

Inégalités sociales et revenu universel

https://docs.google.com/document/d/1SYYAww9PAqCA_XeZOkauIIqW74cQoVzFkPzLxoAF3ac/edit

Revenu universel et lutte des classes

https://docs.google.com/document/d/1NN-REq4a7FMIVtfpxjd-K-I903PdZ06COTff0EaAAvo/edit


Introduction à la pyramidologie sociales

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

La pyramidologie sociale pour les nuls

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2018/01/pyramidologie-sociale-methodologie.html


samedi 18 juillet 2020

De l'agnosticisme


Bien des croyants ainsi que des adeptes de la religion du non-Dieu que sont les athées, taxent l’agnostique d'indécision ou pour le moins de perplexité. Il n’est donc pas inutile d’évoquer quelques-unes des raisons sur lesquelles son choix peut être dénué d'embarras. Ceci dit, l’auteur précise que toutes les croyances et opinions lui semblent d’autant plus dignes de considération qu’elles sont réfléchies et respectent celles d’autrui.

Parce qu’il a insuffisamment – ou trop – conscience de sa condition, l’être humain est dominé par ses sentiments et ses émotions? au premier rang desquels figure depuis toujours, son angoisse existentielle. Pour y remédier, son imagination lui permet de se réfugier dans le roman, la poésie, la chanson – de la ritournelle au cantique –, le théâtre, le cinéma, la TV... Il s’abandonne de la sorte à l’utopie et au mystère, ces formes supérieures de la fiction, auxquelles s'ajoute l'usage des stupéfiants par ceux, toujours plus nombreux, à qui ces formes ne suffisent pas.

Son langage, dont le degré d’achèvement le distingue, entre autres spécificités, de la multitude des espèces peuplant notre univers connu, ainsi que les autres moyens d’expression et de communication dont il a su se doter, ne peuvent qu’y encourager l'homme ; d’autant plus que sa vanité y trouve confirmation de la distinction dont il serait l’objet de la part des Dieux, refusant bien entendu l’idée que Ceux-ci puissent être nés de ses propres fantasmes.

Car c’est précisément sa spiritualité qui différencierait avant tout l’homme des autres espèces. Mais cette spiritualité n’est-elle pas, comme son langage, une de ces facultés distribuées aussi inégalement que les autres, entre toutes les espèces peuplant l’univers ? Qui prouve que tel ou tel sujet peuplant celui-ci n’en soit pas doté sous une forme plus ou moins élaborée, restant à découvrir ?
Un seul atome, une seule molécule dont l’homme est fait, lui sont-ils exclusivement réservés ? Tous ne se retrouvent-ils pas dans les éléments dont est constitué son environnement, qu’ils soient : liquides, solides ou gazeux, animés comme inertes, vivants ou morts, chauds ou froids, visibles ou invisibles… ? En quoi l’homme se distinguerait-il dès lors, de tout ce qui peuple cet univers ? Quoi d’autre qu’un imaginaire débridé l’a mené à se voir promettre une existence éternelle ? Son espèce ne disparaîtra-t-elle pas un jour, avec l’âme ou plus simplement le souvenir qui prend ce nom et son habitat qu’est la Terre, sans que le cosmos n’en manifeste davantage d’émoi que pour l’anéantissement de n’importe quelle étoile, comme il s’en produit à chaque instant parmi les milliards de milliards offertes à sa vue ?

Il s’avère en tout cas qu’en l’absence de réponses autres que celles fournies par des mystères et des révélations dont la signification est réservée à ceux qui ont la foi, des hommes ont de tous temps compris le pouvoir sur leurs semblables qu’ils pouvaient tirer de leurs peurs ; pouvoir d’autant plus grand que ces peurs et la crédulité qui les attise sont partagées. Très tôt, à l’échelle de nos civilisations, des individus ont compris le pouvoir sur leurs semblables que pouvait leur donner, pour le meilleur et pour le pire, le contrôle de leur spiritualité. Plusieurs ont dès lors pu apparaître comme les ambassadeurs de leurs croyances, chargés de faire connaître et de codifier celles-ci, dans les circonstances et les mœurs de leur époque, là où ils se sont manifestés. La surenchère née de ces initiatives a pu ensuite évoluer en guerres, suscitées par l’ambition de conquérir un maximum d’adeptes. Puis, comme par un effet du balancier rythmant tant d’autres aspects de la vie, est apparue la nécessité de revenir à la réalité, en étudiant des faits avérés ; en raisonnant plus ou moins logiquement ; avec l’aide de l’expérimentation, jusqu’à la preuve à laquelle conduit la démarche scientifique. Mais là encore, l’espoir que celle-ci finisse par triompher de peurs non plus dues aux mystères de la création mais à celles résultant de découvertes d’un nouvel ordre, est sans cesse différé.

L’homme peut-il donc raisonnablement penser que cette science, parvenue à expliquer nos peurs – à défaut de les faire disparaître – annihilera la spiritualité de l’homme ? Voici qui paraît peu probable, tant elle semble être liée à la vie, dans le combat que celle-ci livre depuis son apparition, à un environnement lui opposant une résistance farouche, en même temps qu’il lui offre ce dont elle a besoin pour perdurer.

Telles peuvent être les raisons de l’homme qui, face à de telles incertitudes et à l’impuissance de l’espèce dominante à laquelle il appartient à les vaincre, choisit de s’en remettre à lui-même, pour se garder d'un abus de sentiments et d’émotions pouvant le faire dévier de cette option, ce que favorise la simple observation d'une réalité quotidienne accessible à tous.

Nous y reviendrons.

samedi 11 juillet 2020

Réflexions, questions et raccourcis au sujet de la pauvreté profonde et de son éradication

Nos sentiments et nos émotions, nous portent à ignorer les réalités fondamentales de l’existence, au point d’aggraver le sort de ceux que nous voudrions aider et protéger.
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Le seul moyen d’éradiquer la pauvreté profonde est “d’isoler” la pauvreté du niveau zéro de la richesse, avec lequel elle coïncide structurellement. Un Revenu Universel Minimum et Inconditionnel (R.U.M.I.), financé par la richesse collective accumulée par la société, le permettrait.
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Dans leur relativité, richesse et pauvreté se définissent et existent l’une par l’autre et se répartissent de manière incontournablement pyramidale. Chacun est ainsi le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que soi.
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Existant par la richesse et réciproquement, la pauvreté est une fatalité structurelle aussi incontournable que la richesse. Ce n'est pas le cas de la pauvreté profonde, qui pourrait être éradiquée par rehaussement (ou isolation) de la base de la pyramide sociale par rapport au niveau zéro de la richesse.
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La pauvreté profonde, est celle de 1 à 2 milliards d’êtres humains qui vivent avec moins de 1,9 dollar par jours. C’est en favoriser le développement que la confondre avec la pauvreté relative régnant dans les sociétés les plus riches.
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Si la richesse n’a pas d’autres limites que l’ambition de ceux qui la convoitent, ainsi que les ressources dont ils la tirent, la pauvreté a la sienne, qui est le niveau zéro de cette même richesse, grand oublié des discours les mieux intentionnés.
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Alors que des contraintes d’ordre structurel, découlant du caractère pyramidal de toute société fondée sur l’altérité et l’interdépendance de ses membres, condamnent à l’échec toute tentative d’instauration d’un revenu universel n’en tenant pas compte, pourquoi les idéologues de toutes tendances s’obstinent-ils à l'ignorer ?
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Contrairement à son sommet, dont la croissance n’a pas d’autres limites que l’enrichissement de ceux qui l’occupent et les ressources dont ils le tirent, la base de la pyramide sociale, correspond irrémédiablement au niveau zéro de la richesse. C'est en tenant compte de cette particularité, que la pauvreté profonde pourrait être éradiquée.
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La vision inspirée d’une archaïque lutte des classes, qu'en ont la plupart de ceux qui en vantent les mérites, voue le revenu universel à l'échec. Pour savoir pourquoi, lire :
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Les représentants de toutes les espèces vivantes doivent avant tout leur sort aux hasards de leur naissance. C'est ainsi que 1 à 2 milliards d'humains vivent au niveau zéro de la richesse matérielle, avec moins de 1,9 $ par jour.
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La natalité encourage d'abord la pauvreté, du seul fait que structurellement, sur 100 êtres humains qui s'ajoutent à la population, 86 vont grossir les rangs des "pauvres" quand 14 rejoignent ceux des "riches". 220 000 Terriens s'ajoutant quotidiennement à la population mondiale, la croissance incessante de celle-ci a pour irrémédiable effet l’expansion de la pauvreté, dont la pauvreté profonde.
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Le revenu universel doit être conçu, non pas en termes de lutte des classes, mais de rehaussement de l'ensemble de la société par rapport au niveau zéro de sa richesse collective, sachant que ceux qui y vivent avec moins de 1,9 $ par jour seront les premiers à en bénéficier, structurellement donc durablement.
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Quand une mondialisation irréversible, résultant d’un progrès voulu par le plus grand nombre, a aboli les frontières entre les hommes, toutes les misères de l’humanité sont promises à un partage chaque jour plus large.
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L’instauration d’un revenu universel minimum et inconditionnel (R.U.M.I.), est le seul moyen durable d’isoler en premier lieu les pauvres profonds du niveau zéro de la richesse, auquel nul ne peut vivre sans être frappé d'exclusion sociale.
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L’augmentation des besoins d’une population croissant sans cesse devient telle, que l’insuffisance des moyens de les satisfaire touche d’abord les plus vulnérables. Et cela ne pourra que s’aggraver avec une démographique mondiale anarchique et galopante.
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La situation économique et sociale créée par la pandémie de coronavirus, a créé les conditions les plus favorables à l’instauration progressive du R.U.M.I. en commençant d’urgence par les plus défavorisés, vivant avec moins de 1,9 $ par jour.
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Le coût du R.U.M.I. serait amplement couvert par celui des aides, allocations et autres mesures démagogiques d’assistanat, accordées sans discernement et qu'il remplacerait, sans compter la restitution d'une large partie de son montant par l'impôt.
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Partout où ils existent, les pauvres profonds ne sont pas des électeurs ; c’est un de leurs handicaps majeurs. Alors qu’ils ont le pouvoir de voter, ils s’en abstiennent trop souvent, s’en remettant ainsi à autrui pour défendre leur cause.
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Outre par devoir de solidarité humaine, il est de l’intérêt social, économique et écologique des pays avancés de contribuer à résorber la surpopulation mondiale, mais cela sera vain en l’absence d’une maîtrise de celle-ci à l’échelle planétaire.
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L’idée de partage, qu’inspire une compassion trop sommaire, est une utopie criminelle qui néglige les effets de notre démographie galopante, associée au caractère incontournablement pyramidal de notre société, qui fait croître les pauvres à une cadence qui est 6 fois celle des riches.
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La meilleure manière d’aider les pauvres, est d’encourager les riches à investir, non pas de les en dissuader.
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Les inégalités sociales résultent du niveau de richesse collective rapporté à la démographie et au positionnement de chacun dans la pyramide sociale. Taxer les riches pour tenter de réduire les inégalités de revenu par un simple transfert, est sans effet sérieux ni durable, pour des raisons purement structurelles.
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La pire des incitations au maintien de la pauvreté dans le monde est le dogme – autant politique que religieux – de la surnatalité.

vendredi 3 juillet 2020

Croissance ? No-croissance ? ou décroissance ?

Alors que le verdissement teinté de rose des municipalités constitue ce qui pourrait être une extension des débats de la Convention citoyenne sur le climat et de la réponse donnée à ses conclusions par le Président de la république, il aura fallu attendre l’entrée dans le XXIe siècle pour que les Français semblent enfin prendre conscience des conséquences de leur excès de prédation.  


À noter toutefois au sujet des municipales, un abstentionnisme et une politisation qui en relativisent les résultats, quelle que soit la nécessité d’y croire comme à une réponse tardive aux avertissements si souvent qualifiés de fantaisistes ou abusivement pessimistes d’experts se heurtant à la cécité de l’opinion, leaders en tête. C’est ainsi que perdure le tabou dont est frappée la dimension pourtant prépondérante de la démographique humaine mondiale et ses retombées sur tous les pays, dont la France.

Sans entrer dans le détail d’orientations et de politiques dont la diversité et les divergences promettent autant de problèmes que de retards qui pourront s’avérer fatals, trois grandes tendances se partageront le paysage politique français. Non dénuées d’arrière-pensées idéologiques, elles réclament le maintien de la croissance, son gel, ou contradictoirement la décroissance. Or, ni l’une ni l’autre de ces options ne sera praticable, précisément parce qu’elles sont toutes trois dépourvues de leur dimension démographique, voire humaine.

Négliger cette dimension, est en effet ignorer que le progrès dont profitent et est porteuses la croissance comme son gel, est ce qui distingue l’humanité des autres espèces animales. C’est par le progrès qu’elle a amélioré sans cesse sa condition, jusqu’à la démesure. Et ce n’est pas le déplacement des êtres humains vers d’autres planètes, ou le transport en sens inverse des matières premières qui commencent à leur manquer qui y changeront quoi que ce soit, le coût de tels voyages en réservant le bénéfice à une infime minorité de Terriens.

L’histoire de l’humanité est, avant toute autre considération, celle du binôme économie-population, celle-ci conditionnant celle-là et non le contraire, ce que les écologistes comme la plupart des économistes semblent ignorer. C’est l’accroissement de l’effectif humain qui est nécessaire et autorise le développement économique, dans une relation indissociable et au détriment d’un environnement dont les ressources peuvent être supposées inépuisables tant qu’elles restent inconnues ou à inventer, donc non chiffrables. Mais il n’en est pas de même des déchets de cette relation, du fait d’une augmentation incessante du nombre de consommateurs-producteurs-pollueurs, en attendant les déchets de ces déchets. Ceux-ci continueront de détruire tout ce qui est indispensable à la vie sur Terre, de l’eau à l’air, en raison des besoins que chaque être humain supplémentaire augmente et sait si bien se créer pour faire tourner ses industries.

La transition démographique est telle qu’après que la population humaine mondiale ait crue, en moyenne, d’environ 10 500 individus quotidiennement depuis le début de notre ère – selon un calcul à la portée du premier venu –, ce chiffre sera, selon hypothèses haute ou basse des projections de l’ONU, de l’ordre de 125 000 à plus de 300 000 dans moins d’un siècle, après 250 000 en l’an 2 030.

La question prioritaire qui se pose aujourd’hui est en conséquence : Vaut-il mieux le progrès et un bien-être inégal pour 3 ou 4 milliards d’humains pratiquant une écologie dénataliste, dans le respect de leur environnement social et environnemental, ou une indigence égalitariste et le saccage de la planète, par bientôt 11 à 16 milliards de super-prédateurs continuant de proliférer dans la frustration du plus grand nombre d'entre eux et ses conséquences mortifères ?

L’équilibre social y trouverait son compte, puisque le nombre de pauvres serait le premier impacté. En effet, pour des raisons structurelles devant tout au caractère incontournablement pyramidal de notre société, sur 100 humains qui naissent, 86 vont grossir les rangs des “pauvres”, pour 14 qui vont rejoindre ceux des “riches”
Quant à ceux qui y trouveraient à redire, au prétexte que les pauvres seraient précisément les plus concernés, dans leur nombre faute de pouvoir l’être dans leur proportion, au nom de quoi contestent-ils qu’une société comportant des pauvres moins nombreux ne soit pas préférable à celle dans laquelle ils le sont toujours plus à se plaindre de souffrir au service des riches, dont les effectifs seraient au demeurant eux aussi réduits, au prorata de leur représentation dans la pyramide sociale.

À noter pour conclure, qu’une écologie dénataliste, acceptée et pour cela enseignée intensivement et d’urgence, partout dans le monde, garantirait l’éthique d’une telle démarche, à laquelle une augmentation quotidienne de la population de 220 000 individus ne peut être que contraire.

lundi 22 juin 2020

De l'écocide selon la convention citoyenne pour le climat

- Serait considérée comme écocide (en attendant d’être qualifiée de crime contre l’humanité et que soit déboulonnées quelques statues), « toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées ».

Voici enfin mis en accusation, sans la moindre ambiguïté, tous les pouvoirs – du parental au religieux en passant part le politique et tant d'autres – qui depuis toujours se sont davantage souciés du nombre de ceux sur lesquels ils se fondent et prospèrent, que de leur bien-être et de leur capacité de nuisance envers leur environnement.
Est ainsi posée, après des millénaires d'une domination absolue, la question de l'infaillibilité de ces pouvoirs.
En résultera-t-il la salutaire remise en cause de tant de leurs vérités dogmatiques et doctrinales, dont dépend le sauvetage de ce qui pourra encore l’être, de notre planète et des espèces qui la peuplent ?

- « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résultent ne saurait compromettre la préservation de l'environnement, patrimoine commun de l'humanité ».

Contrairement à ce que véhicule démagogiquement la pensée dominante, des limites existeraient donc, à ces libertés et principes ?
Si tel était bien le cas, l'homme serait enfin sommé de redéfinir ces limites, en tenant compte, bon gré malgré, de ce que sont les réalités aussi fondamentales qu’incontournables de sa condition.

- « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l'environnement et lutte contre le dérèglement climatique ».

La France, aussi républicaine qu'elle puisse être, ne sauvera pas l’humanité à elle seule, quelle que soit la générosité de ses intentions et de ses actes en découlant. De quel poids sera, à l'échelle mondiale, une nation en voie de représenter moins de 0,5 % de la population humaine, si elle persiste dans son incapacité à intégrer de quoi remédier à son propre déficit démographique ?
Reste à espérer que contrairement à ce que prétendent les esprits chagrins, la France ait conservé assez de l’influence intellectuelle qui a fait sa grandeur, pour engager des pays du monde assez nombreux et influents à partager ce qui au demeurant en reste encore au niveau des intentions.


https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/convention-climat-on-peut-apporter-le-bon-sens-qui-manque-aux-politiques_1763462