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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

lundi 22 juin 2020

De l'écocide selon la convention citoyenne pour le climat

- Serait considérée comme écocide (en attendant d’être qualifiée de crime contre l’humanité et que soit déboulonnées quelques statues), « toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées ».

Voici enfin mis en accusation, sans la moindre ambiguïté, tous les pouvoirs – du parental au religieux en passant part le politique et tant d'autres – qui depuis toujours se sont davantage souciés du nombre de ceux sur lesquels ils se fondent et prospèrent, que de leur bien-être et de leur capacité de nuisance envers leur environnement.
Est ainsi posée, après des millénaires d'une domination absolue, la question de l'infaillibilité de ces pouvoirs.
En résultera-t-il la salutaire remise en cause de tant de leurs vérités dogmatiques et doctrinales, dont dépend le sauvetage de ce qui pourra encore l’être, de notre planète et des espèces qui la peuplent ?

- « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résultent ne saurait compromettre la préservation de l'environnement, patrimoine commun de l'humanité ».

Contrairement à ce que véhicule démagogiquement la pensée dominante, des limites existeraient donc, à ces libertés et principes ?
Si tel était bien le cas, l'homme serait enfin sommé de redéfinir ces limites, en tenant compte, bon gré malgré, de ce que sont les réalités aussi fondamentales qu’incontournables de sa condition.

- « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l'environnement et lutte contre le dérèglement climatique ».

La France, aussi républicaine qu'elle puisse être, ne sauvera pas l’humanité à elle seule, quelle que soit la générosité de ses intentions et de ses actes en découlant. De quel poids sera, à l'échelle mondiale, une nation en voie de représenter moins de 0,5 % de la population humaine, si elle persiste dans son incapacité à intégrer de quoi remédier à son propre déficit démographique ?
Reste à espérer que contrairement à ce que prétendent les esprits chagrins, la France ait conservé assez de l’influence intellectuelle qui a fait sa grandeur, pour engager des pays du monde assez nombreux et influents à partager ce qui au demeurant en reste encore au niveau des intentions.


https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/convention-climat-on-peut-apporter-le-bon-sens-qui-manque-aux-politiques_1763462

jeudi 11 juin 2020

Mourir et ne pas naître

Sous le titre “La pandémie va-t-elle changer notre rapport à la mort ?”, Courrier International relayait début juin 2020 un article émanant de THE SPECTATOR, que tout lecteur autorisé pourra consulter dans les archives de ces journaux.

T
C'est le commentaire d'un lecteur signant g.jo.c qui est repris ici in extenso, pour donner une idée de la mesure dans laquelle l'éthique est sommairement victime du tabou dont a été trop longtemps frappé tout problème posé par la population, et a fortiori la surpopulation humaine. Il en est comme si la question de sa démographie avait pour seul objet la durée de vie de chacun, en passant à la trappe l'autre grande plaie de l'humanité, après la mort et la maladie, qu'est la pauvreté profonde – à ne pas confondre avec la pauvreté tout court, laquelle existe par la richesse et réciproquement – à laquelle sont condamnés tous ceux qui naissent et vivent à la base de notre pyramide sociale ; niveau zéro de la richesse collective, aussi fatal que structurellement inexpugnable ; ceci au nom de la défense de la natalité.

D'un point de vue éthique, les propos ci-après peuvent être rapprochés de ceux ayant fait l'objet des articles suivants, publiés ici même :
Voir accessoirement les articles consacrés au revenu universel (R.U.M.I.).

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« PROLOGUE -19-20…

L’épidémie du covid-19 qui règne actuellement met dramatiquement en lumière l’hypocrisie et la couardise de nos sociétés face à la notion de suicide assisté. Elles refusent celui-ci sous des prétextes confus de “respect de la vie’’. Mais face aux circonstances actuelles les uns prônent l’immunisation collective, acceptant des morts qui auraient pu être évitées tenant compte des moyens médicaux disponibles. En d’autres termes une non-assistance en personnes en danger qui ne dit pas son nom. D’autres se retrouvent obligés de choisir entre “ceux-qui-ont-le-plus-de-chances-de-survivre’’, au prix de l’abandon des plus vulnérables, consentants ou pas. Ils instaurent ainsi une forme d’euthanasie forcée, non-désirée, pire encore qu’un suicide volontairement décidé, mais qui souhaite être facilité.

“Les vieillards, il faudrait les tuer jeunes’’ Alfred JARRY


FAUT-IL FAVORISER l'IVG…ou l’IVV ?

‘’Le premier novembre 2016 un homme de plus s’ajoutera à la population mondiale…..’’
C’est entendu, d’après le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) nous serons 7x109 humains en 2011. Certes nous vivons mieux que nous ne vivions à 3x109 humains en 1991, sur foi de son IDH (Indice de Développement Humain) qui s’est amélioré de près de 20%. Nous serions, toujours d’après la même source, 9x109 humains en 2050 (?!), quand les ressources de la Terre commenceront à plier sous le poids. La disposition d’eau potable deviendra principalement problématique pour plus de 15% d’entre nous (et cela malgré le ‘’dévouement’’ de SUEZ Environnement et autres VEOLIA S.A….) Les autres ressources indispensables commenceront elles aussi à manquer, d’abord pour des raisons de gaspillage (25% aujourd’hui…), de coulage, de freinte et de mauvaise répartition, puis tout simplement par l’épuisement de ressources non renouvelables.
L’espérance de vie, pour des raisons dues essentiellement à l’amélioration des conditions d’hygiène (grâce en partie aux plastiques…), a parcouru des courbes de croissance faramineuses dans les dernières décennies. Elle frôle, en moyenne femmes-hommes, les 80 ans dans les pays dit développés, avec des sommets à 87,5 et a progressé, sur 10 ans à peine, de 45 aux 53 ans dans les pays les moins favorisés. Les statistiques de la qualité dans la longévité sont, elles aussi encourageantes (quoique…). Six français sur dix ne deviendront pas infirmes, quel que soit l’âge de leur mort ; (quant aux quatre autres…là…). A 75 ans seuls 5% seront en “mauvaise santé” ; (mais après ça…) Et à 80 ans près de trois quart vivront autonomes (À quel prix ? Quant à l’autre quart il n’en est pas question…).
La natalité par contre à tendance à diminuer partout drastiquement, sauf dans les pays à très faible taux d’éducation-enseignement et où l’espérance de vie est inférieure à 60 ans. Elle diminue à tel point que le renouvellement de population ne se fait plus dans un grand nombre de “pays du vieux Monde”. Suite à cette régression on peut penser qu’un maximum de peuplement mondial sera atteint avec 15, voire 12 ou au contraire 10 milliards d’individus.

C’est cependant trop, dans la logique du discours dominant, eu égard à l’affaiblissement des ressources, et la dégradation de l’environnement et un frein doit être mis à l’expansion prévue.


LA LOGIQUE BORNÉE DE L’VG
Le discours, toujours dominant, affirme que le contrôle de la fertilité en vue d’obtenir celui du nombre des naissances est la seule voie possible pour contrôler le surpeuplement. Pour y arriver il est préconisé de réduire la pauvreté et d’améliorer l’éducation, en particulier chez les femmes. Noble projet, à première vue. Examinons-le de plus près :
  • On favoriserait donc la réduction de la natalité chez les ethnies où la dure loi de la Nature fait que ne subsistent que les souches les plus résistantes. Alors que dans les pays à faible taux de natalité, on constate en moyenne un affaiblissement du génome en dépit d’une amélioration du niveau de vie et en réalité de plus en plus à cause de cette amélioration-même et de son obtention en dépit de toute logique raisonnable. Les moyens préconisés pour atteindre l’objectif décrit sont éminemment suspects :
  • La cible prioritairement féminine éveille de nombreuses interrogations : concurrence générique ? Concentration sur le segment considéré comme le plus malléable et le plus ‘’faible’’ ?
  • Réduction de la pauvreté. Obtenue par quels moyens ? Sur quels critères ? Quels types de moyens, d’industries ?
  • Amélioration de l’éducation. Avec quels objectifs ? En utilisant quelles normes de savoir ? En préconisant quelles “valeurs” de civilisation et de société ?
Tous points d’ ? pour lesquels les réponses sont peu clarifiées, c’est le moins qu’on en puisse dire. D’autant que l’objectif premier est loin d’être raisonné. En effet la réduction “naturelle” de la fertilité est acceptable, bien qu’elle doive être examinée dans ses motivations. Par contre une réduction statistique aidée a beaucoup de chances d’aboutir, comme beaucoup d’actions humaines à large prétention d’action sur un fiasco, ou sur des métastases inattendues souvent fâcheuses (voir la Chine et la Russie de L’U.R.S.S).
Réjouissons ou lamentons-nous et passons aux choses sérieuses.

LA RÉALITÉ "VIE "
Toute la problématique en rapport avec le surpeuplement –prétendu- et son contrôle – hasardeux – tourne autour de la notion de la vie et de sa sacralisation. Il est donc utile d’en examiner le contenu.
Une erreur couramment commise est d’opposer le concept “vie” à celui de “mort”. L’erreur se trouve dans le fait que “l’heure de la mort” est le terme inverse et opposé dans la ligne du temps à “l’heure de la naissance”, celle-ci n’étant en réalité en rien celle de “la Vie”. Cette dernière, apparue il y a 3,7 milliards d’années, transcende largement le tout, en étant aussi bien au-delà de l’une qu’en de ça de l’autre. Pour nous, vertébrés mammifères, il n’y a lieu de ne parler que “d’existence’’ et non de se gargariser de “notre vie’’. D’autre part la conviction d’une appartenance de la vie au sacré provient en ligne droite de la cérébralisation de l’homme et des réponses données à ses interrogations anxiogènes sur l’origine des choses et le sens de la mort.
L’IVG ne devrait donc en aucune façon être admise comme une mesure de confort. Ce sont bien les mentalités qui devraient évoluer, grâce au binôme éducation-enseignement. Et l’enseignement aussi bien des femmes que des hommes. Des hommes surtout peut-être, ce qui atténuerait peut-être simultanément une recrudescence apparente des transgressions sexuelles (…bien qu’il y ait beaucoup à dire, d’autre, à ce sujet…).

LE DÉFI DE L’IVV
En réalité, quand on y pense, il est aberrant de chercher à réduire la progression du nombre d’humains en commençant par freiner l’apport en vies nouvelles, dans le même temps où l’unité-étalon de vie s’allonge, entraînant un nombre relatif de plus en plus important d’individus âgés (https://www.populationpyram... voir par régions et pays). La logique tout comme un esprit de bonne gestion voudrait que l’on abandonne toute idée de contrôle des naissances en vue de diminuer le nombre d’habitants de la Planète et que l’on implante au contraire une morale socio-psychologique favorable à l’ IVV : l’interruption volontaire de vieillesse. Certes notre réflexe instinctif comme notre logique de pensée réagissent par un mouvement de recul devant cette alternative. Il est plus aisé d’accepter l’idée de l’IVG, l’interruption volontaire de grossesse ou plus généralement tout ce qui permet de contrôler la fertilité, féminine (et moins souvent masculine on se demande pourquoi ?...), à cause de la conception que nous, occidentaux en particulier, avons de la Vie, que nous confondons avec l’existence individuelle, située entre la naissance et la mort. De plus il existe un "pas vu, pas connu" d’un IVG un rien hypocrite de la part de ceux que ne la subissent pas.
Pour les esprits férus d’arithmétique, ne serait-il pas, par exemple, plus logique de se baser sur le coefficient "espérance de vie" calculé sur base de l’année de la naissance pour fixer celle –théorique bien entendu( !)- de sa mort ? Et d’aménager ce calcul en y appliquant une série de coefficients au gré de considérations personnelles, intégrant divers facteurs subjectifs. Un piège moral qu’il semblerait cependant raisonnable d’éviter une fois le "grand âge" atteint serait celui qui consisterait à se laisser aller –uniquement- à des sentiments de lassitude, de refus –prématuré- de la souffrance ou de dépression. Il suffirait (!) pour cela de décider in tempore non suspecto d’une période “expiratoire’’. Certes il y a lieu de s’assurer, dans la mesure du possible, que le “choc’’ auprès des proches soit réduit au minimum.

Traumatiser autrui autant que soi-même par la manière de mettre fin à l’existence serait stupide quand il y a moyen de faire autrement. De même faut-il vérifier que notre existence n’est plus en aucune façon d’un réel soutien pour les tiers. Mais il faut rester mesuré et ne pas oublier que le hasard pourrait aussi en décider à contretemps et qu’il n’est pas raisonnable de vouloir décider de tous les éléments.

Mais voilà, notre société est abusée par la réaction générique de survie à tout prix, alors que dans le monde animal celle-ci n’anime que les individus en pleine possession de leurs capacités tant physiques que cérébrales, ceux sur le déclin étant écartés par le groupe où s’éloignant volontairement. Le résultat est que dans la société humaine le suicide ‘’civilisé’’ est quasi impossible (sauf en Suisse, sous assistance et si les moyens financiers le permettent, ainsi que dans certaines autres régions –Oregon, parties du Canada- mais toujours avec des restrictions et des contrôles préalables). Ailleurs le corps médical tenu par les lois se refuse, autrement que dans des cas déjà désespérés gérés par la loi, à offrir une aide. Mais il s’agit alors d’euthanasie et non de suicide. Celui-ci en est réduit à ses seules formes violentes, exécutées en état de prostration et traumatisantes pour les proches : pendaison, armes à feu, saignées artérielles, noyades, barbituriques. Bien que ces derniers, beaucoup moins mortifères, ne sont délivrés que sur prescription médicale, elle-même jugulée par la loi.

On se demande pourquoi le droit n’est pas accordé de décider de manière raisonnée de sa mort alors que celui qui veut se la donner dans un mouvement désespéré ne pourra en être empêché. Il y a donc lieu de lutter, sur tous les fronts, pour “Le droit à l’IVV’’ et la mise en place d’une procédure qui ne traumatise personne, mais ne donne pas non plus de droit d’opposition, mais uniquement de consultation.

G.J.C Enghien, 21 novembre 2016 »