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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

vendredi 26 octobre 2018

Dernier message de PMC (Population Media Center)

Issus de la dernière communication de PMC https://www.populationmedia.org/ , le lecteur trouvera ci-après plusieurs liens conduisant à des articles à partager aussi largement que possible.
Cordialement
Claude Courty

« Depuis le dernier numéro hebdomadaire, l'ONU a confirmé que la planète serait soumise à 2,2 milliards de personnes supplémentaires d'ici 2050. Cela a été annoncé dans le rapport sur l'état de la population mondiale 2018 du FNUAP - vous pouvez consulter le mini-site et télécharger l'intégralité du rapport. signaler ici .
Le rapport note que "les obstacles économiques, sociaux, institutionnels et géographiques" empêchent la planification familiale d'être utilisée dans les pays à forte fécondité. Le directeur du FNUAP, dans le communiqué de presse présenté ci-dessous, revient à une référence standard, mais largement  inexacte, à «250 millions de femmes des pays en développement qui veulent contrôler leur fertilité et n’ont pas accès aux méthodes de contraception modernes». En réalité, moins de 5% des femmes ayant un besoin non satisfait citent généralement l'accès comme la principale raison de leur non-utilisation de la contraception. Lisez le livre blanc sur les besoins non satisfaits de PMC pour en savoir plus. 
PMC a également publié cette semaine un nouveau billet de blog intitulé " Pas si facile: facteurs et circonstances complexes de la croissance démographique ". Vous pouvez trouver ce contenu utile pour essayer d’éduquer vos réseaux sur les exigences de la résolution du problème de population. Nous souhaiterions peut-être que la solution réside uniquement dans la création de chaînes d'approvisionnement fiables et de produits abordables, mais en réalité, les défis comportementaux, informationnels et normatifs représentent désormais l'un des obstacles les plus importants au changement. »

mercredi 24 octobre 2018

Empreinte écologique et réchauffement climatique

La conférence de 2018 sur le réchauffement climatique se tiendra à Katowice du 3 au 14 décembre. Y sera-t-il mis fin au tabou dont est frappé la démographie humaine, alors que toutes mesures susceptibles d’atténuer les effets de la situation catastrophique à laquelle est confrontée la planète – et avec elle tous ses habitants – en sont indissociables ? Après que quelques experts de tous horizons aient vainement tenté pendant des siècles de sensibiliser l’opinion aux dangers du surpeuplement humain, 15 000 d’entre eux se sont enfin décidés à lancer, au lendemain de la COP23, un appel solennel ; mais quand les scientifiques (GIEC ou pas GIEC) s’émeuvent à ce point de la fonte des glaciers et de la banquise, seront-ils entendus ?


La manière dont le bréviaire de la décroissance qu’est “Notre empreinte écologique” (Mathis. Wackernagel et William. Rees, éditions “écosociété”, Montréal) traite de population et a fortiori de surpopulation est significative de la mesure dans laquelle notre démographie peut être reléguée à l’arrière-plan de l’économique et du social. Lorsque les problèmes qui se posent dans ces domaines ne sont que les conséquences du nombre de consommateurs, leur relation avec ce nombre y est tout juste évoqué.

Il n’est pas question de contester l’utilité de l’empreinte écologique en tant qu’instrument de diagnostic et de sensibilisation aux excès de prédation de l’humanité, pas plus que de mettre en cause le droit que ce concept a acquis de s’ajouter à ceux qui inspirent déjà de nombreux chercheurs, mais chacun doit être conscient que pendant qu’ils en fouillent les détails et le retournent en tous sens, la population ne cesse de croître à un rythme jamais atteint, dans la quasi-indifférence générale. Raison justifiant la paraphrase de William Rees clôturant la préface de ce livre : “Regarder en face, tous ensemble, la réalité du dépassement écologique [démographique] nous forcera à découvrir et mettre en pratique ces qualités uniques qui distinguent le genre humain des autres espèces sensibles pour nous réaliser pleinement comme êtres humains. En ce sens, le changement écologique [démographique] mondial est la dernière grande occasion de prouver que la vie intelligente existe réellement sur la Terre.” »

Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire n’ayant rien d’anodin – et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler.

Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux – et plus ils doivent produire. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques comme peuvent l’être celles de nature climatique.

Sans aller jusqu’à imputer à l’humanité le changement de climat auquel nous assistons, il est généralement admis qu’elle peut y avoir contribué par des excès chaque jour plus évidents. Quand les experts en tous genres se décident enfin à donner de la voix, il peut donc être utile de rappeler quelques évidences que dicte le sens commun :
— Quelle que soit la place qu’un sort aveugle lui attribue dans la pyramide sociale, l’être humain est généralement animé du désir d’améliorer ou de conforter ses conditions d’existence.
— L’empreinte écologique de l’humanité est celle de l’espèce entière, sans que quiconque puisse prétendre s’en exonérer sous prétexte de celle d’autrui. Pollution et déchets résultent d’une production assumée par les pays les plus industrialisés, donc les plus riches, au profit de tous, y compris les pays les plus pauvres, qui sans cela seraient encore plus démunis qu’ils le sont. Et privée comme publique, l’aide humanitaire fournie à ces derniers est considérable.
— Tout effort de frugalité et économie de pollution sont immédiatement annulés par la croissance démographique. 250 à 280 000 êtres humains supplémentaires déferlent quotidiennement sur terre, et se répartissent selon l’immuable proportion des catégories sociales composant leur société pyramidale.
— Si l’humanité consomme en six mois ce que la planète lui offre pour 1 an, ne faut-il pas en déduire que sa consommation est double de ce qu’elle devrait être ? Et la première conclusion à en tirer n’est-elle pas qu’il suffirait de diviser cette consommation par deux pour l’équilibrer par rapport aux ressources disponibles ? Et si à relativement bref terme cette consommation doit être 3 fois ce que son habitat lui offre, cela ne signifie-t-il pas que la population doit être ramenée au tiers de ce qu’elle promet de devenir, soit entre 3 et 4 milliards d’humains ? Or, plutôt que d’œuvrer prioritairement à une dénatalité seule à même de conduire dignement à de tels résultats, chacun y va de son couplet et défile avec sa pancarte, défendant une multitude de points de vue différents, menant à un saupoudrage de mesures qui, si elles défendent la même cause, font oublier l’essentiel.



vendredi 5 octobre 2018

Emmanuel Macron et la démographie


Le fait qu’un homme d’État se prononce publiquement en faveur de la dénatalité là où elle est le plus urgemment nécessaire est assez exceptionnel pour que les visiteurs de ce blog en soient informés. Relevé sur PMC, https://www.populationmedia.org/, il est reproduit en l’état et en anglais, laissant le soin d’user de leur traducteur à ceux qui ne pratiquent pas cette langue, en les priant de bien vouloir excuser cette liberté.

Emmanuel Macron: 'More choice would mean fewer children in Africa'

French president calls for ‘chosen fertility’ and greater access to education and family planning for African women

Patrick Wintour Diplomatic editor in New York
Wed 26 Sep 2018 18.01 BSTLast modified on Thu 27 Sep 2018 10.54 BST

Emmanuel Macron has said many African women would choose to have smaller families if they had greater access to education and family planning.
The French president, who has come under fire over his views on Africa in the past, added that the future for the continent’s young people must be to stay in a revitalised Africa, and insisted it was “pure bullshit” to suggest he was telling African people from New York what to do with their lives.
“One of the critical issues of African demography is that this is not chosen fertility,” said Macron, speaking at the Gates Foundation’s “goalkeepers” event on the margins of the UN general assembly in New York.
“I always say: ‘Present me the woman who decided, being perfectly educated, to have seven, eight or nine children. Please present me with the young girl who decided to leave school at 10 in order to be married at 12.’”
He added: “This is just because a lot of girls were not properly educated, sometimes because these countries decided the rights of these girls were not exactly the same rights as the young man. That is not acceptable”.
Macron, who pointed out that 63% of non-educated adults today are women, also fleshed out plans to reform multilateral institutions, including the G7. He said ways had to be found to circumvent those that want to block them and persuade electorates they do not work.
His speech was both a strong defence of multilateralism and a call for existing postwar institutions to be radically reformed to meet the changed nature of economic and political power.

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Setting out his three pillars for development – health, education and gender equality – Macron revisited the controversy caused by his previous calls to slow African population growth, including in a speech in Burkina Faso, west Africa.

Emmanuel Macron delivers his speech at the Gates Foundation’s ‘goalkeepers’ event, held at the Lincoln Centre in New York. Photograph: Ludovic Marin/AFP/Getty Images
He admitted that some of his initial speeches in Africa had caused controversy, and said he had made the mistake of focusing on Africa’s future, and not referring to the colonial past. But he said Africa had to develop its own future, leapfrogging US and European technologies, either in energy or communications.
Macron said: “The future of the African young people is not to be built with the misrepresentations and mistakes of the past and, to be very straightforward, the future of the African young is not to leave Africa. The future of African young people is not to hope to become like a Europe or America of of the 80s, but like an Africa of the 21st century.”
He said that would require a big change in mindset, but was nonetheless feasible.
Despite his lack of domestic popularity, Macron is feted at the UN as the global torchbearer of multilateralism. In his speech, he sketched out how he wants to reshape the key multilateral institutions to protect them from populist obstruction. France chairs the G7, the gathering of industrialised nations, in 2019, and he has put the issue of inequality at the heart of its programme.
Macron said he wanted to open out the G7 club topic by topic, so that, for instance, India and China become permanently involved on climate change issues.
Similarly, he said he wanted some African countries and bodies, including Ethiopia, Senegal and the African Union, to be involved intrinsically in the G7’s work on gender equality, health and education.
At this year’s G7 summit, chaired by Canada, Donald Trump unexpectedly withdrew the US from the final communique at the last minute, and Macron is clearly thinking about how to work around American isolationism.
The African youth boom: what's worrying Bill Gates

Macron said: “We have a crisis in multilateralism in terms of delivery. It could be a vicious circle. Those that doubt multilateralism are blocking it and can say: ‘Look. It does not deliver. It is useless.’
“We have to build a group of like-minded and new fora to push our publics.”
He said he wanted future G7 communiques to include statements by vanguard countries that are willing to take more radical steps, rather than agreeing lowest common denominator proposals that enjoy unanimous support while showing little ambition.
Macron has also set out plans to reform the World Trade Organisation, the International Labour Organisation and the powers of the UN general assembly.
His staff insist that multilateralsm will only survive the ideological assault led by Trump if it is seen to reform itself.



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