« Si les hommes ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore ; elles ne consistent pas à leur donner l’existence, mais le bonheur ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre. d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet

vendredi 3 juillet 2020

Croissance ? No-croissance ? ou décroissance ?

Alors que le verdissement teinté de rose des municipalités constitue ce qui pourrait être une extension des débats de la Convention citoyenne sur le climat et de la réponse donnée à ses conclusions par le Président de la république, il aura fallu attendre l’entrée dans le XXIe siècle pour que les Français semblent enfin prendre conscience des conséquences de leur excès de prédation.

À noter toutefois au sujet des municipales, un abstentionnisme et une politisation qui en relativisent les résultats, quelle que soit la nécessité d’y croire comme à une réponse tardive aux avertissements si souvent qualifiés de fantaisistes ou abusivement pessimistes d’experts se heurtant à la cécité de l’opinion, leaders en tête. C’est ainsi que perdure le tabou dont est frappée la dimension pourtant prépondérante de la démographique humaine mondiale avec, en l’occurrence, ses retombées sur tous les pays dont la France.

Sans entrer dans le détail d’orientations et de politiques dont la diversité et les divergences promettent autant de problèmes que de retards qui pourront s’avérer fatals, trois grandes tendances se partageront le paysage politique français. Non dénuées d’arrière-pensées idéologiques, elles réclament le maintien de la croissance, son gel, ou contradictoirement la décroissance. Or, ni l’une ni l’autre de ces options ne sera praticable, précisément parce qu’elles sont toutes trois dépourvues de leur dimension démographique, voire humaine.

Négliger cette dimension, est en effet ignorer que le progrès dont profitent et est porteuses la croissance comme son gel, est ce qui distingue l’humanité des autres espèces animales. C’est par le progrès qu’elle a amélioré sans cesse sa condition, jusqu’à la démesure. Et ce n’est pas le déplacement des êtres humains vers d’autres planètes, ou le transport en sens inverse des matières premières qui commencent à leur manquer qui y changeront quoi que ce soit, le coût de tels voyages en réservant le bénéfice à une infime minorité de Terriens.

L’histoire de l’humanité est, avant toute autre considération, celle du binôme économie-population, celle-ci conditionnant celle-là et non le contraire, ce que les écologistes comme la plupart des économistes semblent l’ignorer. C’est l’accroissement de l’effectif humain qui est nécessaire et autorise le développement économique, dans une relation indissociable et au détriment d’un environnement dont les ressources peuvent être supposées inépuisables tant qu’elles restent inconnues ou à inventer, donc non chiffrables. Mais il n’en est pas de même des déchets de cette relation, du fait d’une augmentation incessante du nombre de consommateurs-producteurs-pollueurs, en attendant les déchets de ces déchets, qui continueront de détruire tout ce qui est indispensable à la vie sur Terre, de l’eau à l’air, sans omettre ce qui en résulte pour l’être humain lui-même.

La transition démographique est telle qu’après que la population humaine mondiale ait augmentée, en moyenne, d’environ 10 500 individus quotidiennement depuis le début de notre ère – selon un calcul à la portée du premier venu –, ce chiffre sera, selon hypothèses haute ou basse des projections de l’ONU, de l’ordre de 125 000 à plus de 300 000 dans moins d’un siècle, après 250 000 en l’an 2 030.

La question prioritaire qui se pose aujourd’hui est en conséquence : Vaut-il mieux le progrès et un bien-être inégal pour 3 ou 4 milliards d’humains pratiquant une écologie dénataliste, dans le respect de leur environnement social et environnemental, ou une indigence égalitariste et le saccage de la planète, par bientôt 11 à 16 milliards de super-prédateurs continuant de proliférer dans la frustration du plus grand nombre d'entre eux et ses conséquences mortifères ?

L’équilibre social y trouverait d’ailleurs son compte, puisque le nombre de pauvres serait le premier à s’en trouver réduit. En effet, pour des raisons structurelles devant tout au caractère incontournablement pyramidal de notre société, sur 100 humains qui naissent, 86 vont grossir les rangs des “pauvres”, pour 14 qui vont rejoindre ceux des “riches” ; et la population mondiale augmente actuellement de 220 000 individus quotidiennement.
Quant à ceux qui y trouveraient à redire, au prétexte que les pauvres seraient les premiers atteints ... dans leur nombre, faute de pouvoir l’être dans leur proportion, au nom de quoi contestent-ils qu’une société comportant des pauvres moins nombreux ne soit pas préférable à celle dans laquelle ils le sont toujours plus à se plaindre de souffrir au service des riches, dont les effectifs seraient au demeurant eux aussi réduits, au prorata de leur représentation dans la pyramide sociale.

À noter pour conclure, qu’une écologie dénataliste acceptée, enseignée intensivement et d’urgence, partout où elle est nécessaire, garantirait l’éthique d’une telle démarche.


lundi 22 juin 2020

De l'écocide selon la convention citoyenne pour le climat


- Serait considérée comme écocide (en attendant d’être qualifiée de crime contre l’humanité et que soit déboulonnées quelques statues), « toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées ».

Voici enfin mis en accusation, sans la moindre ambiguïté, tous les pouvoirs – à commencer par le religieux et le politique – qui depuis toujours se sont davantage souciés du nombre de ceux sur lesquels ils se fondent et prospèrent, que de leur bien-être et de leur capacité de nuisance envers leur environnement.
Est ainsi posée, après des millénaires d'une domination absolue, la question de l'infaillibilité de ces pouvoirs.
En résultera-t-il la salutaire remise en cause de tant de leurs vérités dogmatiques et doctrinales, dont dépend le sauvetage de ce qui pourra encore l’être, de notre planète et des espèces qui la peuplent ?

- « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résultent ne saurait compromettre la préservation de l'environnement, patrimoine commun de l'humanité ».

Contrairement à ce que véhicule abusivement la pensée dominante, dans son instrumentalisation démagogique, des limites existeraient donc, à ces libertés et principes ?
Si tel était bien le cas, l'homme serait enfin sommé de redéfinir ces limites, en tenant compte, bon gré malgré, de ce que sont les réalités aussi fondamentales qu’incontournables de sa condition.

- « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l'environnement et lutte contre le dérèglement climatique ».

La France ne sauvera pas l’humanité à elle seule, quelle que soit la valeur de ses intentions et ses actes en découlant. De quel poids sera, à l'échelle mondiale, l’opinion de la représentation populaire d’une nation en voie de représenter 0,5 % de la population humaine ?
Reste à espérer que contrairement à ce que prétendent les esprits chagrins, la France ait conservé assez de l’influence intellectuelle qui a fait sa grandeur, pour engager des pays du monde assez nombreux et influents à partager ce qui au demeurant en reste encore au niveau des intentions. C'est dorénavant aux politiques, mis au pied du mur, de s'exprimer et d'agir.


https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/convention-climat-on-peut-apporter-le-bon-sens-qui-manque-aux-politiques_1763462

jeudi 11 juin 2020

Mourir et ne pas naître

Sous le titre "La pandémie va-t-elle changer notre rapport à la mort ?", Courrier International relayait début juin 2020 un article émanant de THE SPECTATOR, que tout lecteur autorisé pourra consulter dans les archives de ces journaux.

T
C'est le commentaire d'un lecteur signant g.jo.c qui est repris ici in extenso, pour donner une idée de la mesure dans laquelle l'éthique est sommairement victime du tabou dont a été trop longtemps frappé tout problème posé par la population, et a fortiori la surpopulation humaine. Il en est comme si la question de sa démographie avait pour seul objet la durée de vie de chacun, en passant à la trappe l'autre grande plaie de l'humanité, après la mort et la maladie, qu'est la pauvreté profonde – à ne pas confondre avec la pauvreté n'existant que par la richesse et réciproquement – à laquelle sont condamnés tous ceux qui naissent et vivent à la base de notre pyramide sociale ; niveau zéro de la richesse collective, aussi fatal que structurellement inexpugnable ; ceci au nom de la défense de la natalité.

D'un point de vue éthique, les propos ci-après peuvent être rapprochés de ceux ayant fait l'objet des articles suivants, publiés ici même :
Voir accessoirement les articles consarés au revenu universel (RUMI).

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« PROLOGUE -19-20…

L’épidémie du covid-19 qui règne actuellement met dramatiquement en lumière l’hypocrisie et la couardise de nos sociétés face à la notion de suicide assisté. Elles refusent celui-ci sous des prétextes confus de ‘’respect de la vie’’. Mais face aux circonstances actuelles les uns prônent l’immunisation collective, acceptant des morts qui auraient pu être évitées tenant compte des moyens médicaux disponibles. En d’autres termes une non-assistance en personnes en danger qui ne dit pas son nom. D’autres se retrouvent obligés de choisir entre ‘’ceux-qui-ont-le-plus-de-chances-de-survivre’’, au prix de l’abandon des plus vulnérables, consentants ou pas. Ils instaurent ainsi une forme d’euthanasie forcée, non-désirée, pire encore qu’un suicide volontairement décidé, mais qui souhaite être facilité.

‘’Les vieillards, il faudrait les tuer jeunes’’ Alfred JARRY’’


FAUT-IL FAVORISER l’iVG…ou l’iVV ?

‘’Le premier novembre 2016 un homme de plus s’ajoutera à la population mondiale…..’’
C’est entendu, d’après le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) nous serons 7x109 humains en 2011. Certes nous vivons mieux que nous ne vivions à 3x109 humains en 1991, sur foi de son IDH (Indice de Développement Humain) qui s’est amélioré de près de 20%. Nous serions, toujours d’après la même source, 9x109 humains en 2050 (?!), quand les ressources de la Terre commenceront à plier sous le poids. La disposition d’eau potable deviendra principalement problématique pour plus de 15% d’entre nous (et cela malgré le ‘’dévouement’’ de SUEZ Environnement et autres VEOLIA S.A….) Les autres ressources indispensables commenceront elles aussi à manquer, d’abord pour des raisons de gaspillage (25% aujourd’hui…), de coulage, de freinte et de mauvaise répartition, puis tout simplement par l’épuisement de ressources non renouvelables.
L’espérance de vie, pour des raisons dues essentiellement à l’amélioration des conditions d’hygiène (grâce en partie aux plastiques…), a parcouru des courbes de croissance faramineuses dans les dernières décennies. Elle frôle, en moyenne femmes-hommes, les 80 ans dans les pays dit développés, avec des sommets à 87,5 et a progressé, sur 10 ans à peine, de 45 aux 53 ans dans les pays les moins favorisés. Les statistiques de la qualité dans la longévité sont, elles aussi encourageantes (quoique…). Six français sur dix ne deviendront pas infirmes, quel que soit l’âge de leur mort ; (quant aux quatre autres…là…). A 75 ans seuls 5% seront en «mauvaise santé» ; (mais après ça…) Et à 80 ans près de trois quart vivront autonomes (À quel prix ? Et quant à l’autre quart il n’en est pas question…).
La natalité par contre à tendance à diminuer partout drastiquement, sauf dans les pays à très faible taux d’éducation-enseignement et où l’espérance de vie est inférieure à 60 ans. Elle diminue à tel point que le renouvellement de population ne se fait plus dans un grand nombre de «pays du vieux Monde». Suite à cette régression on peut penser qu’un maximum de peuplement mondial sera atteint avec 15, voire 12 ou au contraire 10 milliards d’individus.

C’est cependant trop, dans la logique du discours dominant, eu égard à l’affaiblissement des ressources, et la dégradation de l’environnement et un frein doit être mis à l’expansion prévue.


LA LOGIQUE BORNÉE DE L’iVG
Le discours, toujours dominant, affirme que le contrôle de la fertilité en vue d’obtenir celui du nombre des naissances est la seule voie possible pour contrôler le surpeuplement. Pour y arriver il est préconisé de réduire la pauvreté et d’améliorer l’éducation, en particulier chez les femmes. Noble projet, à première vue. Examinons-le de plus près :
On favoriserait donc la réduction de la natalité chez les ethnies où la dure loi de la Nature fait que ne subsistent que les souches les plus résistantes. Alors que dans les pays à faible taux de natalité, on constate en moyenne un affaiblissement du génome en dépit d’une amélioration du niveau de vie et en réalité de plus en plus à cause de cette amélioration-même et de son obtention en dépit de toute logique raisonnable. Les moyens préconisés pour atteindre l’objectif décrit sont éminemment suspects :
o La cible prioritairement féminine éveille de nombreuses interrogations : concurrence générique ? Concentration sur le segment considéré comme le plus malléable et le plus ‘’faible’’ ?
o Réduction de la pauvreté. Obtenue par quels moyens ? Sur quels critères ? Quels types de moyens, d’industries ?
o Amélioration de l’éducation. Avec quels objectifs ? En utilisant quelles normes de savoir ? En préconisant quelles «valeurs» de civilisation et de société ?
Tous points d’ ? pour lesquels les réponses sont peu clarifiées, c’est le moins qu’on en puisse dire. D’autant que l’objectif premier est loin d’être raisonné. En effet la réduction «naturelle» de la fertilité est acceptable, bien qu’elle doive être examinée dans ses motivations. Par contre une réduction statistique aidée a beaucoup de chances d’aboutir, comme beaucoup d’actions humaines à large prétention d’action sur un fiasco, ou sur des métastases inattendues souvent fâcheuses (voir la Chine et la Russie de L’U.R.S.S).
Réjouissons ou lamentons-nous et passons aux choses sérieuses.

LA RÉALITÉ "VIE "
Toute la problématique en rapport avec le surpeuplement –prétendu- et son contrôle –hasardeux- tourne autour de la notion de la vie et de sa sacralisation. Il est donc utile d’en examiner le contenu.
Une erreur couramment commise est d’opposer le concept "vie" à celui de "mort". L’erreur se trouve dans le fait que "l’heure de la mort " est le terme inverse et opposé dans la ligne du temps à "l’heure de la naissance", celle-ci n’étant en réalité en rien celle de "la Vie". Cette dernière, apparue il y a 3,7 milliards d’années, transcende largement le tout, en étant aussi bien au-delà de l’une qu’en de ça de l’autre. Pour nous, vertébrés mammifères, il n’y a lieu de ne parler que ‘’d’existence’’ et non de se gargariser de ‘’notre vie’’. D’autre part la conviction d’une appartenance de la vie au sacré provient en ligne droite de la cérébralisation de l’homme et des réponses données à ses interrogations anxiogènes sur l’origine des choses et le sens de la mort.
L’iVG ne devrait donc en aucune façon être admise comme une mesure de confort. Ce sont bien les mentalités qui devraient évoluer, grâce au binôme éducation-enseignement. Et l’enseignement aussi bien des femmes que des hommes. Des hommes surtout peut-être, ce qui atténuerait peut-être simultanément une recrudescence apparente des transgressions sexuelles (…bien qu’il y ait beaucoup à dire, d’autre, à ce sujet…).

LE DEFi DE L’iVV
En réalité, quand on y pense, il est aberrant de chercher à réduire la progression du nombre d’humains en commençant par freiner l’apport en vies nouvelles, dans le même temps où l’unité-étalon de vie s’allonge, entraînant un nombre relatif de plus en plus important d’individus âgés (https://www.populationpyram... voir par régions et pays). La logique tout comme un esprit de bonne gestion voudrait que l’on abandonne toute idée de contrôle des naissances en vue de diminuer le nombre d’habitants de la Planète et que l’on implante au contraire une morale socio-psychologique favorable à l’ iVV : l’interruption volontaire de vieillesse. Certes notre réflexe instinctif comme notre logique de pensée réagissent par un mouvement de recul devant cette alternative. Il est plus aisé d’accepter l’idée de l’iVG, l’interruption volontaire de grossesse ou plus généralement tout ce qui permet de contrôler la fertilité, féminine (et moins souvent masculine on se demande pourquoi ?...), à cause de la conception que nous, occidentaux en particulier, avons de la Vie, que nous confondons avec l’existence individuelle, située entre la naissance et la mort. De plus il existe un "pas vu, pas connu" d’un IVG un rien hypocrite de la part de ceux que ne la subissent pas.
Pour les esprits férus d’arithmétique, ne serait-il pas, par exemple, plus logique de se baser sur le coefficient "espérance de vie" calculé sur base de l’année de la naissance pour fixer celle –théorique bien entendu( !)- de sa mort ? Et d’aménager ce calcul en y appliquant une série de coefficients au gré de considérations personnelles, intégrant divers facteurs subjectifs. Un piège moral qu’il semblerait cependant raisonnable d’éviter une fois le "grand âge" atteint serait celui qui consisterait à se laisser aller –uniquement- à des sentiments de lassitude, de refus –prématuré- de la souffrance ou de dépression. Il suffirait (!) pour cela de décider in tempore non suspecto d’une période ‘’expiratoire’’. Certes il y a lieu de s’assurer, dans la mesure du possible, que le ‘’choc’’ auprès des proches soit réduit au minimum.

Traumatiser autrui autant que soi-même par la manière de mettre fin à l’existence serait stupide quand il y a moyen de faire autrement. De même faut-il vérifier que notre existence n’est plus en aucune façon d’un réel soutien pour les tiers. Mais il faut rester mesuré et ne pas oublier que le hasard pourrait aussi en décider à contretemps et qu’il n’est pas raisonnable de vouloir décider de tous les éléments.

Mais voilà, notre société est abusée par la réaction générique de survie à tout prix, alors que dans le monde animal celle-ci n’anime que les individus en pleine possession de leurs capacités tant physiques que cérébrales, ceux sur le déclin étant écartés par le groupe où s’éloignant volontairement. Le résultat est que dans la société humaine le suicide ‘’civilisé’’ est quasi impossible (sauf en Suisse, sous assistance et si les moyens financiers le permettent, ainsi que dans certaines autres régions –Oregon, parties du Canada- mais toujours avec des restrictions et des contrôles préalables). Ailleurs le corps médical tenu par les lois se refuse, autrement que dans des cas déjà désespérés gérés par la loi, à offrir une aide. Mais il s’agit alors d’euthanasie et non de suicide. Celui-ci en est réduit à ses seules formes violentes, exécutées en état de prostration et traumatisantes pour les proches : pendaison, armes à feu, saignées artérielles, noyades, barbituriques. Bien que ces derniers, beaucoup moins mortifères, ne sont délivrés que sur prescription médicale, elle-même jugulée par la loi.

On se demande pourquoi le droit n’est pas accordé de décider de manière raisonnée de sa mort alors que celui qui veut se la donner dans un mouvement désespéré ne pourra en être empêché. Il y a donc lieu de lutter, sur tous les fronts, pour ‘’Le droit à l’iVV’’ et la mise en place d’une procédure qui ne traumatise personne, mais ne donne pas non plus de droit d’opposition, mais uniquement de consultation.

G.J.C Enghien, 21 novembre 2016 »


lundi 4 mai 2020

Coup de gueule - Covid-19 et autres périls humanitaires


Selon "Notre empreinte écologique" - Éd. écosociété, 1999 – et son mode de calcul actualisé, 7 milliards et demi d’êtres humains avaient consommé, à mi-année 2019, plus de la moitié de ce que la planète les abritant leur offrait pour l’année entière ; or nous serons bientôt 8 milliards, puis entre 11 et 16 milliards au cours du prochain siècle, si nous allons jusque-là. Et chaque jour, 220 000 Terriens continuent de s'ajouter à la population mondiale !

Faut-il qu’une large part d’entre nous soit aveugle, pour ne pas discerner ce que dissimulent ou nient obstinément des dogmes religieux dont l'obscurantisme n’a d'égal que le sectarisme de bien des doctrines et idéologies sociopolitiques. Sans omettre une éthique figée face à la condition humaine, alors que celle-ci évolue avec un environnement qu’elle influence largement.

Comme en atteste le tabou dont est frappées toute question de population et a fortiori de surpopulation, bien que la parole tende à se libérer sous la pression d’événements qui ne peuvent être dissimulés. C’est à la prolifération de l’espèce humaine qu’est due, avant toute autre considération, une telle situation ; avec ses conséquences connues et à venir.

Alors que nous savons réguler la démographie des autres espèces, quand leur surpopulation les menace d’extinction ou en met d’autres en danger de maladie ou de mort, faudra-t-il que des pandémies plus radicales que celle que nous vivons ou des catastrophes, naturelles ou non, tuent sous nos yeux nos enfants et à plus long terme nos autres descendants ? Ou qu’au-delà de la frugalité qui s’impose d’ores et déjà, ils soient promis à une indigence généralisée ; vivant masqués au sein d’une fourmilière nourris d'insectes et d'aliments de synthèse ?

Les faits nous obligent en tout cas à admettre qu’une régulation de notre démographie s’impose chaque jour plus évidemment et la dénatalité expliquée et consentie est probablement le seul moyen d’y parvenir, dans le respect que l’être humain se doit à lui-même.

Moins dommageable pour l'économie que la dénatalité, la régulation démographique mondiale par écrêtement, telle qu'y invite Covid-19 Plus de90% de ceux qui en meurent sont âgés de plus de 65 ans, vaut bien la politique de l’enfant unique, mais mourir n’étant pas "ne pas naître", ce sont les premiers intéressés qui devraient dire ce qu’ils en pensent, plutôt que leurs proches, le Pape ou les gouvernements. Et question comme réponse interpellent quiconque, que ce soit par souci de l’avenir de sa descendance ou à titre personnel.

mercredi 29 avril 2020

Introduction à la Pyramidologie sociale


Introduction à la Pyramidologie sociale


Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l'observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre social dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins il tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulterait-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive de la sorte d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu'il n'a pas précisément identifié ?

Ce sont ces mécanismes qui sont étudiés ici dans leur vérité nue et fondamentale ; mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes, matérielles comme immatérielles.

Puisse cette approche, rappeler quelques fondamentaux de la condition humaine, et contribuer à ouvrir les yeux de celles et ceux qui semblent les avoir oubliés ou les ignorent.
Parmi ces fondamentaux, les suivants :
— Richesse et pauvreté, en tout – puisque telle a toujours été l’aune à laquelle est mesuré le bonheur de l'homme – existent l’une par l’autre dans leur relativité. Sans richesse point de pauvreté ; sans riches point de pauvres ; et vice versa.
— Devant impérativement subvenir à ses besoins, l’être humain est avant toute autre considération un consommateur, doublé d’un producteur durant la période de son existence où il est actif. Il en résulte que l'histoire de l’humanité a toujours été celle du binôme économie-démographie. Pourtant, les questions de population, et a fortiori de surpopulation, sont taboues ou négligées chez la plupart des experts en sciences dites humaines ; mis à part les démographes, dont la science et la curiosité s’arrêtent le plus souvent aux portes de la “socio-économie”.
— Selon une réalité exécrable, parce qu’irrémédiable, si la richesse et l'enrichissement, individuels comme collectifs, n'ont pas d’autres limites que l’appétit de ceux qui les convoitent, ainsi que les ressources dont ils les tirent, la pauvreté à la sienne, qui est le niveau zéro de la richesse, lequel coïncide avec la base de la pyramide sociale où logent ceux qui en sont affligés. Nous y reviendrons, ce constat sous-tendant toute la réflexion qu'invite à partager l'auteur.
— La pyramidologie sociale le dévoile, sur 100 humains qui naissent, 14 vont structurellement rejoindre les rangs des “riches”, alors que 86 vont grossir ceux des “pauvres”, dont les pauvres profonds –vivant avec moins de 2 $ quotidiennement. Le nombre de ceux-ci étant évalué, à l'entrée dans le xxème s. se situer entre 1 et 2 milliards, soit 4 à 8 fois la population mondiale au début de notre ère, toutes conditions confondues, quel que soit le nombre d’êtres humains ayant le bonheur d’échapper à la pauvreté.
— La population humaine mondiale augmente, chaque jour, de 220 000 individus de toutes conditions, en attendant une transition démographique telle, qu’après que l'effectif humain mondial ait augmenté en moyenne d'environ 10 500 individus journellement depuis le début de notre ère, cette augmentation atteindra, selon hypothèses haute ou basse du Service population de l'ONU, le chiffre de 125 000 à plus de 300 000 âmes dans 100 ans.
— Toujours structurellement, non seulement les pauvres se multiplient plus rapidement que les autres catégories sociales, mais les inégalités du même nom se creusent depuis toujours, en suivant l'évolution du binôme démographie-économie ; c'est-à-dire par accroissement de la population humaine et du développement d’une économie auquel elle s’applique avec l'aide du progrès scientifique et technique, afin de satisfaire ses besoins croissants. Il en résulte un développement incessant de la pyramide sociale et de ses richesses, qui a pour conséquence d’éloigner toujours plus son sommet de sa base et de creuser d’autant les inégalités sociales.
— Envers et contre tout, l'activité humaine meut un ascenseur social collectif dont l’effet dépend pour chacun de l'effort de ceux qui l’actionnent afin de satisfaire leurs besoins. Mais ces besoins et l'effort qu’il requiert ont franchi les limites que leur impose la nature ; le fait que l'humanité soit parvenue à consommer à mi-année ce que son habitat lui offre pour vivre une année entière en atteste. Cette belle mécanique, qui a fonctionné tant bien que mal jusqu’au xixème s., époque à laquelle la population mondiale atteignait moins du quart de ce qu’elle est devenue 2 siècles plus tard, s'est enrayée, probablement autant par surcharge qu’en raison du développement incessant de la pauvreté, dans sa relativité par rapport à une richesse atteignant la démesure et suscitant les pires frustrations.

C’est dans ces conditions ; pour satisfaire sa soif inextinguible de mieux-être que s’est développée notre civilisation ; en s’en remettant sommairement à la lutte des classes pour tenter de répartir au mieux des résultats atteints collectivement, plutôt que de chercher à comprendre dans quelle mesure le caractère pyramidal de notre société pouvait être mis en cause et receler éventuellement les remèdes à ses maux.

À en juger par la rémanence des revendications de Terriens toujours plus nombreux, si Marx et bien d’autres avant lui et depuis avaient connu ou reconnu les réalités de la pyramide sociale, auraient-ils entraîné l’humanité à la conquête d’une dictature du prolétariat dictée par la frustration et non moins redoutable que celle de la richesse ? Il est d’autant plus nécessaire et urgent d’y réfléchir – s’il en est encore temps que la prolifération des êtres humain aggrave chaque jour leur sort, à commencer par ceux à qui le hasard inflige la double peine de naître les plus déshérités et les plus nombreux ; sans compter avec une nature jamais avare de catastrophes en tous genres, et des apprentis sorciers toujours en quête d’occasions d’exercer leurs talents.

Si les pères fondateurs de la République, précurseurs de nos démocraties modernes, avaient prévu que cette forme de gouvernement ne résisterait pas à un accroissement incontrôlé du nombre de citoyens, ce sont de nos jours leurs idéaux eux-mêmes qui sont en danger de naufrage. Au-delà de questions d’espace vital, de la raréfaction de ressources alimentaires ou énergétiques, ... agitées comme autant de chiffons rouges détournant l’attention des défis lancés à la Vérité et à la Justice, les inégalités sociales atteignent des niveaux records ; le populisme, les extrémismes, et l’intolérance ; la multiplication de conflits de toutes natures, nés d’une incompréhension inévitable entre des hommes toujours plus nombreux et aux attentes souvent inconciliables, sont autant de causes et de signes de désordres sociétaux par lesquels s’exprime l’ingouvernabilité croissante d’une humanité devenue pléthorique. Celle-ci en perd jusqu’au sens de sa condition, tout en infligeant de manière irréversible à la planète qui l’abrite les effets dévastateurs de sa prédation et de sa pollution. Et les luttes qu’elle livre par ailleurs sur d’innombrables fronts pour tenter d’endiguer ces maux, ainsi que les secours aux plus démunis s'en trouvent gravement affectées.

« Ainsi l’homme a depuis des siècles ressenti l’angoisse ou au moins l’étrangeté, la bizarrerie de son existence. Cependant nous n’avons pas encore un traité quelque peu consistant de la condition humaine. J’atteignais l’âge d’homme lorsque parut le roman d’André Malraux. Je me rappelle l’étonnement, l’irritation, presque la colère, qu’un tel titre ait pu être disponible pour un roman, si poignant puisse-t-il être. Quoi ? La condition humaine1 n’était pas le titre d’un grand ouvrage de philosophie ? Il pouvait, sans que personne s’en étonne désigner le récit d’un obscur épisode révolutionnaire exotique à personnages fictifs ? Cela me fit savoir combien l’humanité a peu conscience d’elle-même, et par quels moyens anecdotiques elle commence à se découvrir. L’âge mental de l’humanité est comparable à celui d’un enfant de dix ans. La condition humaine, ou Les malheurs de Sophie. »

L’homme a-t-il mûri depuis que Jean Fourastié a écrit ces lignes ? Bien peu, à en juger par des revendications sociales croissant en dépit d’un progrès aussi indéniable que considérable. Peut-être nous en fournit-il la raison, quand il poursuit : « ce qui manque le plus à l’homme ce sont les synthèses ». Mais quelle synthèse est permise, dans un monde dont la complexité croît indéfiniment avec le nombre ; quand les experts eux-mêmes sont confrontés à l’amoncellement de savoirs aussi divers qu’approfondis et à leur enchevêtrement, qui les rend de plus en plus impénétrables. Et comme si cela ne suffisait pas, nombreux sont ceux qui, enfermés dans leur spécialité, voire leur langage, éloignent autant et davantage de la Connaissance qu’ils en rapprochent. Peut-être Jean Fourastié aurait-il pu ajouter que l’homme oublie trop souvent de relativiser ses observations.

D’ailleurs, absorbé par leur quotidien, les êtres humains sont-ils autant préoccupés de leur sort que certains d'entre eux le prétendent, et soucieux d’aller au bout de ce qui les distingue des autres espèces peuplant la terre ? Habités par une forme de sagesse qui après tout en vaut bien une autre, ne préfèrent-ils pas simplement ne pas s’en soucier, tant ceci peut leur paraître vain ? Le danger est alors que l'opportunisme s’en charge, en y trouvant son compte à leurs dépens.

L’auteur n’a pas, en tout cas, la prétention de fournir ce traité de la condition humaine dont Jean Fourastié regrettait qu’il soit absent des bibliothèques. Il lui semble par contre que la mise en évidence des aspects fondamentaux d’une condition observable par tous, pourrait utilement contribuer à son avènement, et c’est l'objet la Pyramidologie sociale.

Dernière précision, ou rappel, la pyramidologie sociale n'est pas une idéologie : Pragmatiquement descriptive, elle est avant tout un instrument de remise en cause s’offrant à quiconque veut en user pour concevoir les limites de ses utopies, en l'occurrence sociales.
Assortie de la seule dose d'ésotérisme que lui confèrent les mathématiques par sa géométrie, la pyramidologie sociale n’a, par exemple, aucun rapport avec l’égyptologie, discipline souvent chargée de ces mystères par lesquels l’homme tente de s’expliquer des faits qu’il ne parvient pas à comprendre.
C’est la raison pour laquelle la pyramidologie sociale s’oppose aussi aux doctrines, idéologies et croyances véhiculées par les pouvoirs, notamment religieux et politique – avec leurs excroissances syndicales parfois partagées –, qui mènent le monde en faisant trop souvent passer le nombre de ceux sur lesquels ils se fondent et qu’ils gouvernent, avant leur bonheur.

Est-ce pour cela que Wikipédia indique que « La pyramidologie [est] un terme utilisé, parfois avec mépris, pour se référer aux diverses spéculations concernant les pyramides… », et que les occurrences mentionnant ce vocable ne manquant pas sur internet, Pyramidologie "sociale” n’y ait pas davantage été trouvé (en tout cas, à l'époque à laquelle l'auteur a entrepris son étude (années 2 000) que dans le TLF (Trésor de la langue française – CNRS), le Larousse, le Littré ou le Robert, ni même dans le “dictionnaire de la sociologie”(Larousse 1989) ayant pourtant mobilisé « 60 spécialistes reconnus ».
C'est donc dénué de mépris autant que d’ésotérisme, que “Pyramidologie sociale” s’offre, en toute simplicité, comme un néologisme désignant l’étude objective de la représentation pyramidale de toute société organisée pyramidalement, comme l’est entre autres celle des hommes.

1— La condition humaine, roman d’André Malraux, prix Goncourt 1933