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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions idéologiques que scientifiques ou métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

vendredi 21 janvier 2022

Introduction à la Pyramidologie sociale

Voir

La pyramide sociale, qu'est-ce que c'est ?

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2022/01/la-pyramidologie-sociale-quest-ce-que.html

Réécriture de l'introduction du "Précis de pyramidologie sociale" publié en 2018 sur Amazon et en attente de réédition.

La pyramidologie sociale, qu'est-ce que c'est ?

Le texte ci-après est la réécriture de l'introdction au "Précis de pyramidologie sociale" publié en 2018 sur Amazon et en cours de réédition.




Claude Courty











Condition humaine


et


condition sociale



Précis de


Pyramidologie sociale







Sociologie fondamentale








Le Coran à 1 400 ans, le Nouveau Testament en a 2 100, la Bible 2 500, et le Code de Manou, serait la plus ancienne trace écrite des croyances religieuses de l’être humain. Mais l’ésotérisme de la pyramide, d’Égypte et de tant d’autres lieux, se perd dans la nuit des temps, avec celui des inscriptions ornant les murs d’innombrables cavernes, partout sur Terre.



« L’Ingénu – Dites-moi s’il y a des sectes en géométrie ?

Gordon – Non, tous les hommes sont d’accord sur la vérité quand elle est démontrée. »

Voltaire



Avertissement

La “pyramidologie sociale” mettant en cause les croyances les plus ancrées chez l’être humain, notamment en matière de religion et de politique, le lecteur qui pourrait en être offensé est ici prévenu, avant d’entreprendre la lecture de cet ouvrage.


Introduction



Figure 1



Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’emporte, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de leur volonté de guérir les maux d’ordre social – particulièrement la pauvreté – dont souffre un trop grand nombre d’êtres humains. Et reconnaître la pyramide comme représentative de cet état de fait (figure 1), n’est pas davantage s’y refuser que s’égarer dans l’ésotérisme. C’est plus pragmatiquement et ici sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, une façon d’appréhender par l’étude d’une réalité fondamentalement structurelle, l’origine profonde de ces maux, et de se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Au lieu de cela, nombreux sont les membres de la société qui, encouragés par leurs élites, contestent cette vision pyramidale des fondamentaux de leur condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec leur dignité qu’avec l’idée d’une inégalité sociale imprégnée de marxisme, ou pour le moins de ce cryptomarxisme chaque jour un peu plus répandu, au point de se faire pensée unique.

Les fondamentaux de la condition humaine sont brouillés, broyés et submergés, par un amalgame avec les fruits d’une pluridisciplinarité visant une distinction spéciste, à coups de différences : de classes, de genres, d’âges, de générations ; nationales, régionales, entre villes et quartiers ; ethniques, religieuses, raciales, etc.1 En témoignent les figures au demeurant réductibles à autant de pyramides employées pour représenter la société humaine. C’est alors la toupie, le sablier, la bouteille de Coca-Cola et autres strobiloïdes ; le losange, le diamant, la pagode, la tour Eiffel, le cylindre, la toile cirée, la combinaison de cercles ou encore la nébuleuse ; le Camembert et plus récemment le Donut, proposé par l’une des plus prestigieuses universités mondiales. Mais ces subtilités ne changent rien au fait que la simple pyramide représente spontanément, sans particularismes supplémentaires, une condition dont les êtres humains se plaignent, dans leur immense majorité et depuis toujours. Or la cause majeure de l’impossibilité de changer significativement et durablement leur sort, au-delà d’un supplément de confort matériel que leur procure le progrès scientifique et technique, n’est-elle pas précisément leur aveuglement quant à son caractère fondamentalement structurel, qui les prive d’un moyen essentiel de discerner, au-delà de leurs croyances religieuses, politiques, économiques et sociales, érigées en dogmes, des lois et mécanismes fondamentaux qui régissent leurs rapports avec leurs semblables et leur environnement commun ?

Ce sont ces mécanismes qui sont observés ici dans leur vérité nue, révélant la relation incontournable qui existe entre la structure générale de la société, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses, matérielles comme immatérielles, individuelles et communes.

La pyramidologie sociale est donc une méthode d’investigation et de réflexion s’appuyant sur des données factuelles et les propriétés géométriques du polyèdre qu’est la pyramide ; cette méthode pouvant conduire à une théorie à caractère sociologique, pour qui admet que toute structure hiérarchisée par l’interdépendance de ses membres, à commencer par la société des hommes, puisse être ainsi représentée.

De portée universelle, descriptive et réaliste, la pyramidologie sociale n’est pas une idéologie. Si elle est susceptible de plus ou moins s’accorder avec l’une d’entre elles ou d’en susciter une supplémentaire, comme toute spéculation livrée à l’imaginaire humain, elle est avant tout un instrument logico-expérimental aurait dit Wilfredo Pareto de remise en cause, s’offrant à qui accepte de concevoir que le constat de réalités accessibles au premier venu puisse limiter son utopie.

À en juger par la persistance des revendications les plus légitimes émanant de pauvres structurellement toujours plus nombreux, si Marx et bien d’autres avant lui et depuis, avaient connu ou reconnu la réalité de la pyramide sociale, peut-être l’humanité eut-elle pu faire l’économie de ses multiples tentatives d’instauration d’une dictature du prolétariat, non moins redoutable que celle du capitalisme. Et ceux qui s’obstinent à cultiver une pensée totalitaire ne pouvant conduire qu’à un égalitarisme niant l’individu, devraient y réfléchir ; comme ceux qui les écoutent et les croient. Ceci est d’autant plus nécessaire et urgent que la prolifération de l’espèce humaine aggrave chaque jour sa condition, à commencer par celle de la majorité de ses représentants les plus pénalisés par hasards de leur naissance et les aléas de l’existence qui y fait suite.

Les inégalités sociales augmentent inexorablement avec la population, le progrès, et l’enrichissement de la société ; ces deux derniers critères, indissociables compagnons de la croissance, répondant à l’aspiration de l’homme qui est d’améliorer son sort, telle qu’elle le distingue des autres espèces avec lesquelles il partage son habitat. La collectivité s’y emploie obstinément depuis toujours, y appliquant les moyens dont sont inégalement dotés ses membres, et c’est dans ces conditions que s’est développée notre civilisation, pour parvenir à son niveau actuel.

Envers et contre tout, les efforts du plus grand nombre meuvent un ascenseur social collectif dont la puissance croît avec le nombre de ceux qui l’actionnent pour satisfaire leurs besoins, vitaux aussi bien que superflus. Mais ce nombre et ses besoins ont dorénavant manifestement atteint et dépassé des limites que leur impose la nature, au point d’entraver le fonctionnement de cette belle mécanique, comme il a pu en être jusqu’au xixe siècle, époque à laquelle la population mondiale atteignait moins du quart de ce qu’elle est devenue de nos jours. C’est depuis, que le développement de la pauvreté est le plus flagrant, alors que dans le même temps la richesse est paradoxalement frappée de démesure.

Si les pères fondateurs de la République, précurseurs de nos démocraties modernes dorénavant vouées à une globalisation rendue inéluctable par l’expansion d’une espèce humaine favorisée par le progrès scientifique et technique, avaient déjà prévu que cette forme de gouvernement ne résisterait pas à un accroissement incontrôlé du nombre de citoyens, alors même qu’il n’était pas encore marqué par la diversité et la multiplicité de leurs cultures s’étant manifestées et développées depuis, ce sont de nos jours leurs louables idéaux eux-mêmes qui courent au naufrage. Et bien avant les questions d’espace vital ou de ressources alimentaires, agitées comme autant de chiffons rouges détournant l’attention du premier défi lancé à notre civilisation qu’est la maîtrise de sa démographie, les inégalités sociales atteignent des niveaux records ; le populisme, les extrémismes, l’intolérance ; la multiplication des conflits de toutes natures nés d’une incompréhension inévitable entre des hommes toujours plus nombreux et dont chacun entend faire prévaloir son point de vue, sont autant de signes de désordres sociétaux par lesquels s’exprime l’ingouvernabili croissante d’une humanité devenue pléthorique, au point d’infliger de manière irréversible à la planète qui l’abrite les effets dévastateurs de ses propres désordres, de sa prédation et de sa pollution ; vouant à l’échec les luttes livrées sur d’innombrables fronts pour tenter de les endiguer, et décourageant la compassion à l’égard des plus démunis.

« Ainsi l’homme a depuis des siècles ressenti l’angoisse ou au moins l’étrangeté, la bizarrerie de son existence. Cependant nous n’avons pas encore un traité quelque peu consistant de la condition humaine. J’atteignais l’âge d’homme lorsque parut le roman d’André Malraux. Je me rappelle l’étonnement, l’irritation, presque la colère, qu’un tel titre ait pu être disponible pour un roman, si poignant puisse-t-il être. Quoi ? La condition humaine2 n’était pas le titre d’un grand ouvrage de philosophie ? Il pouvait, sans que personne s’en étonne désigner le récit d’un obscur épisode révolutionnaire exotique à personnages fictifs ? Cela me fit savoir combien l’humanité a peu conscience d’elle-même, et par quels moyens anecdotiques elle commence à se découvrir. L’âge mental de l’humanité est comparable à celui d’un enfant de dix ans. La condition humaine, ou Les malheurs de Sophie. » Jean Fourastié (1907 - 1990)

L’homme a-t-il mûri depuis que Jean Fourastié a écrit ces lignes ? Bien peu, à en juger par des revendications sociales croissant en dépit d’un progrès aussi indéniable que considérable. Mais peut-être nous en fournit-il la raison, quand il poursuit : « ce qui manque le plus à l’homme ce sont les synthèses ». Dans un monde dont la complexité croît indéfiniment avec le nombre, quelle synthèse est en effet permise quand les experts eux-mêmes sont confrontés à l’amoncellement de savoirs aussi divers qu’approfondis ; à leur enchevêtrement les rendant de plus en plus impénétrables. Et comme si cela ne suffisait pas, chacun est enfermé dans sa spécialité, voire son langage, ce qui ne peut conduire qu’à des savoirs partiels, éloignant autant et davantage de la Connaissance qu’ils en rapprochent.

D’ailleurs, l’être humain est-il autant préoccupé de son sort qu’il le devrait pour réellement prétendre à ce qui le distinguerait des autres espèces peuplant son univers connu ? Victime de son angoisse existentielle, il s’en remet le plus souvent à des croyances et idéologies rassurantes, en attendant que la science l’en libère comme elle y tend patiemment, ou sans s’en soucier tant l’exercice lui paraît vain. « J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie ! » comme l’a écrit Jacques Lanzmann et le chante Jacques Dutronc. Mais le danger est alors que certains de ses semblables s’en chargent pour lui, trouvant leur compte dans la multiplication des plus vulnérables.

L’auteur n’a pas en tout cas la prétention de fournir ce traité de la condition humaine dont Jean Fourastié regrettait qu’il soit absent des bibliothèques. Il lui semble par contre que la mise en évidence des aspects fondamentaux de cette condition, telle qu’elle résulte d’une observation à la portée du premier venu, pourrait utilement contribuer à son avènement.

Bien que Wikipédia indique que « La pyramidologie [soit] un terme utilisé, parfois avec mépris, pour se référer aux diverses spéculations concernant les pyramides… » et que les occurrences mentionnant ce vocable ne manquent pas sur internet, Pyramidologie sociale n’y a pas davantage été trouvé que dans les dictionnaires faisant autorité.

Dénuée de mépris autant que d’ésotérisme, pyramidologie sociale s’offre donc ici comme un néologisme désignant l’étude de la représentation pyramidale de la société des hommes, hiérarchisée par une altérité et une interdépendance de ses membres devant tout aux hasards de leur naissance ainsi qu’à l’héritage génétique, social et culturel qui en résulte pour chacun d’entre eux.

Avec l’espoir d’accéder aux moyens d’éradiquer la pauvreté profonde, plaie honteuse ouverte depuis toujours au flanc de l’humanité.

1Dictionnaire des inégalités – Présentation – Armand Colin 2014

2La condition humaine, roman d’André Malraux, prix Goncourt 1933