Avertissement 1 : Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant que chiffrées étayant le raisonnement qu’ils illustrent, sont néanmoins empruntés, en toute simplicité, à des disciplines scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références notamment démographiques, sociologiques, statistiques... Avertissement 2 : La “pyramidologie sociale” mettant en cause les croyances les plus ancrées chez l’être humain, notamment en matière de religion et de politique, le lecteur en est prévenu de telle sorte qu’il puisse quitter ce blog s’il s’y refuse.

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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions idéologiques que scientifiques ou métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

jeudi 22 décembre 2022

À celles et ceux qui mettent leur colère au service des maux dont ils se plaignent

Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant que chiffrées étayant le raisonnement qu’ils illustrent, sont néanmoins empruntés, en toute simplicité, à des disciplines scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références notamment démographiques, sociologiques, statistiques...

Aussi bien intentionnée qu’elle puisse être – toutes les vérités n’étant pas bonnes à dire – c’est une ahurissante tromperie, entretenue consciemment ou non par tous les pouvoirs, à commencer par le religieux et le politique, en réponse à la plainte de l'humanité entière dans toutes ses contradictions, que de promettre la disparition des inégalités sociales, alors qu’elles sont la conséquence de flux démographiques croissant depuis que l’homme existe, proportionnellement à la population de chacune des catégories sociales dont la société est composée. Et c’est le caractère incontournablement pyramidal de cette structure sociale, dû aux hasards de la naissance de chacun, dont son héritage génétique, social et culturel qui le veut ainsi, outre les aléas de son existence par la suite.

Au-delà du fait que richesse et pauvreté existent l’une par l’autre, dans leur relativité : sans riches point de pauvres et réciproquement, la plus grande honte de l’humanité qui en résulte étant la "pauvreté profonde", laquelle n'est pas invincible, précisément parce qu'elle n'est pas relative. Mais encore faut-il avoir conscience de ce en quoi elle diffère de la pauvreté “ordinaire”.

La pauvreté profonde, ou extrême, est celle des plus déshérités des humains qui survivent à proximité ou au niveau zéro de la richesse collective avec moins de 2$ quotidiennement, selon la définition de l’ONU à ce jour, bien que ces plus pauvres des pauvres se distinguent surtout par un dénuement pouvant être total, en l'absence du revenu que devrait leur procurer un travail ou des allocations compensatrices en cas de chômage ; leur situation étant généralement la conséquence d'un manque de formation ou plus simplement d'une absence d'instruction pouvant aller jusqu'à l'illétrisme, dans une société qui les refusent.

Et le nombre de ces pauvres profonds dépend de l'ampleur de la pauvreté régnant dans la pyramide sociale, telle que l'indique à tout moment l'étendue de sa base et sa distance par rapport à son sommet.

Dans l'amalgame entre pauvreté relative et pauvreté absolue commis par l'ignorance ou l'indifférence, comme par la philanthropie la plus sincère, ces "hyper-pauvres" sont incités, avec les pauvres "ordinaires", à persister dans la croyance en la mystérieuse autant que miséricordieuse abolition de leur condition, alors que les uns et les autres se multiplient – structurellement – davantage et plus rapidement que les riches. Pour 100 humains qui peuplent la pyramide sociale, 14 naissent riches alors que 86 vont grossir les rangs des pauvres, en condamnant leur descendance à leur propre sort, alors que les mieux intentionnés des nantis leur dispensent une charité (ou une solidarité) n'aboutissant qu'à les maintenir dans leur état de servitude, sans rien changer à son aggravation perpétuelle.

Plutôt que de s'en défendre, ceux qui vivent à proximité ou au niveau zéro de la richesse commune persistent à croire en leurs chances d'y échapper, tout en se multipliant depuis que l'homme existe, avec la croissance ininterrompue de l'indissociable binôme économie/population, celle-ci déterminant celle-là et non l’inverse.

C'est ainsi que non seulement les humains sont parvenus à consommer en six mois plus du double de ce que leur habitat peut leur offrir pour satisfaire leurs besoins d'une année entière (Cf. "Notre empreinte écologique" - Éditions écosociété), mais que la grande majorité des démographes, sociologues, économistes et autres experts en sciences dites humaines, ignorant, négligeant, voire niant la "troisième dimension" d'une condition humaine faite de l'interdépendance hiérarchisée – donc verticale et plus précisément pyramidale – de ses membres, confortent les inégalités sociales régnant entre eux tous ; à l'instar de la sociologie (Cf. Pierre Bourdieu et sa notion de "champ" qui les met en scène). Au point que cette société apparaisse comme un système dont les maîtres sont submergés par le nombre de leurs esclaves, que remplaceront bientôt des robots qui n'auront plus besoin d'être secourus, dirigés, surveillés, ni même alimentés autrement qu'en énergie électrique.

Bien au-delà du risque alimentaire sur lesquel s'est focalisé Malthus – à tort, comme il l'a reconnu – l’ingouvernabilité croissante de l’humanité qui en résulte n’est-telle pas démontrée chaque jour par des faits dont le dernier de ceux qui y contribuent est informé à jet continu ? Toujours est-il que cette ingouvernabilité apparaît comme le premier des dangers, pour l’humanité elle-même comme pour son habitat et toutes les espèces qui le peuplent avec elle, et que l’explosion de la pyramide sociale mondiale devient la catastrophe la plus à craindre, si les caprices de la nature lui en laissent le temps ?

Or, si tout espoir de redressement par l'économie est exclu, par simple insuffisance prévisible des ressources notamment énergétiques (Cf. J.M. Jancovici pour ce qui est de leurs limites) d'une planète sur laquelle se situe probablement encore pour longtemps le destin de l'humanité, une solution existe consistant, plutôt que dans une archaïque lutte des classes, dans la rémanence des revendications sociales les plus anciennes, complétée ou non d'une lutte entre générations promettant d'être tout aussi vaine, à :

1° Répartir entre tous les pays du monde des moyens de production qui sont la première richesse de l’humanité entière, exploités pour le compte de tous par les pays les plus avancés, parce que créés par eux, précisément en raison de leur richesse.

2° Réduire et maîtriser d’urgence, la démographie humaine, là où elle en a le plus besoin, par une politique intensive de dénatalité expliquée et consentie.

3° Instaurer une garantie de ressources – au moins égale au minimum vital – sous forme d’un revenu universel minimum et inconditionnel – R.U.M.I. (Cf. pyramidologie sociale), au bénéfice de tous les humains, comme l’indique son qualificatif d’universel.

Le tout  pour un coût probablement inférieur à tout ce qui est dépensé à fonds perdus, en secours sans lendemain.

Le nombre des riches occupants du sommet de la pyramide sociale mondiale étaient en 2011 de 259 millions environ (3,7%), alors que la population mondiale était estimée à 7 milliards d’humains, et que celle des pays riches – OCDE – en représentait 18 %, soit 1,18 milliard, riches et pauvres confondus (car il y a aussi des pauvres dans les pays riches).

Pour le seul continent africain, sa population était estimée à la même époque à 1,1 milliard. Or, De 100 millions en 1900, cette population africaine est passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à 1,4 milliard en 2022 soit 18 % de la population mondiale. Et depuis 1950, les projections de l'ONU à 30 ou 50 ans – qui se sont révélées relativement correctes – la population de l'Afrique subsaharienne uniquement pourrait être à la fin du siècle de 3 milliards d’habitants. Et selon la projection démographique intermédiaire de l’ONU, tenant compte des scénari moyens d’évolution prévue, principalement de la mortalité, de la fécondité et de la structure par âge, dans les années 2050 la population de l'Afrique se situerait aux environs de 2,5 milliards puis – projection beaucoup plus incertaine – vers 4,4 milliards en 2100.

Aura-t-il fallu 2 millénaires après le triomphe du monothéisme incarné par le Christ, pour que l’homme réalise à quel point sont catastrophiques les conséquences de l’obscurantisme sur lequel son espèce a prospéré – civilisation occidentale en tête ? Ou l'imprévision démographie de son envoyé l'a-t-elle trahi ; ce qui serait pour le moins surprenant de la part d'un fils de Dieu ? À moins que ce soient ses représentants par la suite, à qui il reste l'exégèse, ne serait qu'en ce qui concernne le dogme (sur)nataliste qu'ils ont instauré et défendent depuis contre la raison, avec la complicité d'un pouvoir scientifique en mal de conscience, s'agissant de la prolifération humaine et de son vieillissement, tels qu’ils sont promis à augmenter encore... si la nature leur en laisse le temps.

Croissance de la population humaine mondiale :

  • 250 millions d’individus en l’an 1 de notre ère, à :
  • 1 milliard en 1800
  • 8 milliards en 2022
  • 11 milliards et davantage au début du prochain siècle
  • + 14% au cours des seules 20 dernières années.

Augmentation de l’espérance de vie humaine en 2 000 ans :

  • Au début de notre ère : Une vingtaine d’années.
  • En 1800 : Encore inférieure à 25 ans.
  • En 2020 : 80 ans, boostée par le progrès scientifique et technique, depuis la première révolution industrielle.
  • 90 ans attendus en 2030.

dimanche 20 novembre 2022

Des grands pouvoirs à l'écologie

Rappel - Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant 
que chiffrées étayant le raisonnement ci-après, sont néanmoins empruntés à des disciplines scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références notamment démographiques, sociologiques, statistiques...


Genèse  (www.info-bible.org/lsg/01.Genese.html - à copier si besoin, dans la barre de votre navigateur)

27 — Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. 28 — Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. 29 — Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.

Tels sont les commandements de la Bible et des religions qui s’y réfèrent, dans leur éventuelle relation avec les Lois de Manou, édictées des millénaires plus tôt, ainsi que les enseignements de Bouddha et de Confucius parmi d’autres Sages plus jeunes de quelques siècles. Mais les commandements du Livre puis du Nouveau Testament et du Coran, par le dogme nataliste qui en a résulté et qui détermine depuis la destinée des peuples, ne sont pas sans poser problème, qu’il s'agisse de toute question de (sur)population, frappée d’un tabou dans les religions judéo-chrétiennes ou que l'Islam en fasse l'arme proclamée à la face du monde, par laquelle il entend le conquérir. Sale temps pour la planète, la biodiversité et l’humanité ! Encore qu’une excuse puisse être trouvée aux saints prophètes, dans le fait que le renouvellement de la population était, à leur époque, rendu hautement problématique par une espérance de vie de l'ordre de 20 ans. Mais qu’en est-il advenu pour l’homme, hormis l'indéniable amélioration de ses conditions matérielles d'existence, dans une confusion entre confort et bonheur ?

Représentant du vivant comme un autre, l'être humain doit impérativement se nourrir, se vêtir, se loger outre se soigner, s'instruire... « Il est donc, avant toute autre activité ou tout autre opinion un consommateur » - Gaston Bouthoul in Traité de sociologie II - Payot 1968, ceci depuis sa conception jusqu’après sa mort, comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire. Et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi un agent économique au service de la société, concurremment avec les autres prédateurs de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à des ressources communes augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques. Tous les malheurs du monde en découlent.

Incité à se multiplier sans limites, dans le but proclamé de rallier un nombre toujours plus élevé de croyants, d’électeurs et autres supporters de pouvoirs laïcs, il l’a fait pendant des millénaires et notamment durant les 2 à 3 derniers siècles avec l’aide du progrès scientifique et technique ; sans plus de précautions que de discernement. C’est ainsi que le Livre a conduit à une exploitation destructrice de la planète par l’indissociable binôme population-économie, celle-là déterminant celle-ci dans une croissance incessante. Et qu’une telle aberration puisse s’expliquer par le fait que la Terre étant considérée comme une étendue aux confins ignorés il ne pouvait qu’en être de même de ses ressources, ne fait que renforcer l’idée que les Saintes Écritures aient été d’inspiration plus allégorique que divine ou défaut d'interprétation, avec pour autres effets :

— L’irrépressible désir et la capacité d’améliorer sans cesse sa condition, qui distingue l’humanité des autres espèces peuplant avec elle la planète Terre.

— la faculté de l’homme de s’inventer des besoins qui viendraient s’ajouter à ceux que lui imposait la nature ; sans compter un supplément d’obscurantisme, en particulier de la part de la chrétienté, face aux sciences et à leurs découvertes. Par exemple : sa résistance à admettre la rotondité de la Terre ; la sacralisation du corps humain en interdisant l’autopsie, donc la connaissance ; l’interdiction du droit de disposer de sa propre vie – par mise en conformité du serment d’Hippocrate avec cette sacralisation – ayant favorisé l’allongement de sa durée et conduit à exonérer l’humanité de la loi de la sélection naturelle ; le refus obstiné d'un contrôle de la natalité humaine, contrairement à ce qu'il en est pour les autres espèces, etc.

C’est ainsi en tout cas, que :

— Si environ 2,5 Millions d’êtres humains ont peuplé la Terre en l’an 1 du christianisme, 8 Milliards la peuplent aujourd’hui et plus de 11 milliards la peupleront dans quelques décennies… si la nature en laisse le temps.

— Parmi les 8 Milliards d’hommes à ce jour, 2 milliards vivent et survivent à proximité ou la base de la pyramide sociale – coïncidant avec l'inéluctable niveau zéro de sa richesse, soit 8 fois la population mondiale au début de notre ère, toutes conditions confondues – dans leur relativité – quel que soit le nombre de ceux qui échappent à ce sort.


C’est aussi dans ces conditions que les Saintes Écritures, de même que tous les pouvoirs qu’elles ont inspirés, dont notamment le pouvoir sociopolitique, ont manifestement ignoré ou pour le moins ont négligé – voire nié – le caractère structurellement pyramidal de toute société faite de l’interdépendance hiérarchisée de ses membres, comme l’est celle des hommes. Ils n’ont tenu aucun compte des enseignements à en tirer en matière de vie sociale, sauf peut-être concernant l’ordre public, au maintien duquel la crainte d’un châtiment divin peut encourager, ni du fait que richesse et pauvreté en tout existent l’un par l’autre, 
comme pouvoir et contre-pouvoir. Sans puissants points de faibles, sans riches point de pauvres, et réciproquement. Sans omettre l’illusion relative à la liberté de chacun de choisir sa propre existence. Et depuis, trop rares ont été ceux qui ont pensé devoir remettre en cause l’injonction (sur)nataliste des Écritures. L’immense majorité des êtres humains, intellectuels en tête, négligeant les fondamentaux de leur condition, ont passé outre, incapables de concevoir que leurs malheurs augmentaient irrémédiablement avec leur nombre et leurs activités, aidés par un progrès technique et scientifique dont ils se sont bien peu souciés de savoir jusqu’où il irait.

Conséquence particulière sur la condition humaine, dans ce qu’elle peut avoir de plus cruellement incontournable, tout autant négligé que ce qui précède : l’existence du niveau zéro de la pauvreté déjà évoqué, autant irrémédiable qu’absent des discours les mieux intentionnés. D’où le véritable tonneau des Danaïdes offert aux philanthropes, peuplé de centaines de millions, puis de milliards de miséreux survivant à la marge extrême d'une population structurellement composée de 86 % de pauvres pour 14 % de riches, et une société humaine érigée en système esclavagiste, les occupants de chaque strate de la pyramide sociale subissant inéluctablement la domination de ceux qui occupent les strates supérieures, ces dernières se protégeant de l’envahissement par les occupants des strates inférieures. Inapte à coopérer en tenant compte de cette relation structurelle fondamentale, l’homme a seulement su se livrer à une lutte fratricide, devenue avec le marxisme “lutte des classes”. Cf. À celles et ceux qui mettent leur colère au service des maux dont ils se plaignent - https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2022/12/quand-les-robots-supprimeront-lesclavage.html

Et pour la planète ? Tout n’est-il dit pas dans les versets du Livre, rappelés au début de cet article, pour avoir fait de l’être humain son premier prédateur et du même coup l’ennemi irréductible de son environnement… et de lui-même ; en attendant que des machines qu’il aura imaginées dénuées de désirs autant que de vanité et beaucoup plus frugales que lui, le remplacent ?

Est-il nécessaire de souligner que les ressources non renouvelables existaient avant celà, et que si les renouvelables existaient elles aussi, c’est encore le progrès scientifique et technique qui devait en révéler l’existence et conduire à leur exploitation abusive ? C'est ainsi en tous cas qu’une biodiversité garante des grands équilibres de la vie sur Terre a été sacrifiée pour satisfaire des besoins vitaux comme accessoires de l’être humain, avec une avidité sans commune mesure avec celle des autres espèces avec lesquelles il a partagé un temps son univers.


L
'humanité, qui s’envole de nos jours pour l'exploration spatiale au long cours, agit-elle comme prétendaient hypocritement le faire Christophe Colomb et ses commanditaires, avec pour but d'agrandir le royaume de Dieu ou poursuit-elle, désormais sans fard, son enrichissement matériel, par exportation de l'indissociable binôme population-économie ? C'est toujours avec le même cynisme en tous cas,  que croît la pyramide sociale et que s'hypertrophie proportionnellement sa base, coincidant rappelons-le avec le niveau zéro de sa richesse.

samedi 17 septembre 2022

Revenu universel, retraites et chômage

Rappel - Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant
que chiffrées étayant le raisonnement ci-après, sont néanmoins empruntés à des disciplines
scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références
notamment démographiques, sociologiques, statistiques...




Solutionner les problèmes posés par le financement des retraites

et du chômage,

tout en triomphant de la pauvreté profonde ?

Outre l’éradication de la honte de l'humanité qu'est la pauvreté profonde*, par instauration d'un revenu universel, c'est dans l'incontournable relativité des notions de richesse et de pauvreté – Sans riches point de pauvres et réciproquement – qu'est la solution aux problèmes cruciaux que sont et seront toujours plus : le versement de leurs pensions à des retraités sans cesse plus nombreux et l'indemnisation d'un chômage que ne pourront qu'accroître l'automatisation des tâches et la robotisation. 

Voir le cas échéant : 

Pour atteindre ces objectifs, quelle que soit l’idée que peuvent en avoir les idéologues de toutes tendances, urevenu universel doit toutefois être minimum et inconditionnel (R.U.M.I.), et respecter de strictes conditions :

- En tant que Revenu, le R.U.M.I. doit être conçu et garanti comme tel, c’est-à-dire être permanent, et non constituer un secours ponctuel de plus, consenti jusqu’à disparition ou aténuation des motifs de son attribution.

- Universel, le R.U.M.I. doit être progressivement instauré et accordé partout, à tout être humain, en raison de l'arme qu’il constitue pour mettre fin aux grands déséquilibres démographiques et sociopolitiques mondiaux, lesquels générent des flux migratoires fondés sur l'illusion que la pauvreté extrême peut être différente ou ne pas exister ailleurs que là où en sont frappés ceux qui en souffrent le plus. Par son effet régulateur sur une anarchie démographique imputable avant toute autre raison à la pauvreté, il peut permettre le maintien dans leurs pays, pour y vivre dignement, d'une immense majorité de migrants. Cf. https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2022/04/causes-premieres-de-la-pauvrete-dans-le.html?zx=7e257a1fb3f94b66

- Minimum, le R.U.M.I. garantit le minimum vital lié aux conditions d’existence régnant en chaque lieu de la planète, et évolue avec ces conditions particulières.

 - Inconditionnel. Instrument d’éradication de la pauvreté profonde, le R.U.M.I. doit être d’une inconditionnalité totale et non seulement matérielle. Il est attribué à chacun, quelles que soient ses ressources financières et son profil social, politique, religieux, ethnique, culturel... en tenant notamment compte du coût de l'éducation des enfants, jusqu'à leur majorité légale, âge y ouvrant droit.

  • Comme toutes les aides publiques qu'il remplace, le R.U.M.I. est financé par la richesse collective de la société a l'échelle planétaire, chaque membre y émargeant selon les modalités de financements publics propres à chaque pays, sous le contrôle de l'ONU. Se substituant – à l'exception des dépenses de santé – à toute aide, allocation, indemnité, subvention, etc. pouvant faire double emploi, le R.U.M.I. est le moyen de procéder au partage social attendu du plus grand nombre des humains depuis toujours.
  • Tout être humain percevant le R.U.M.I. sa vie durant, à partir de sa majorité légale, ce revenu est la solution : 1° aux problèmes d'indemnisation d'un chômage appelé à considérablement se développer avec la généralisation de l'automatisation des tâches et la robotisation, et 2° aux problèmes posés par le financement des pensions de retraites de base, le R.U.M.I. s'y substituant pour chacun jusqu'à extinction de ses besoins par son décès.
  • Le R.U.M.I. ayant pour objet de garantir un niveau de vie supérieur au minimum vital, laisse à chacun le choix de s'en satisfaire en s'abstenant de toute activité rémunérée, ou au contraire de d'appliquer son besoin d'activité et ses facultés créatrices à l'amélioration des conditions d'existence résultant du seul R.U.M.I. - Cette disposition répond à l'évolution d'ores et déjà amplement ressentie de la “valeur travail” et de la suppression de nombreux emplois à attendre des nouvelles technologies.

Définition de la pauvreté “profonde” ou “extrême” : Forme et degré de la misère dont sont frappés tous les être humains occupant l'inévitable base de la pyramide sociale, coïncidant avec le niveau zéro de la richesse. À noter l’omission, dans les discours les mieux intentionnés, de ce niveau zéro de la richesse, ayant coïncidé de tous temps avec la base de la pyramide sociale ; sauf implicitement, par convention internationale (ONU), considérant que vit dans la pauvreté profonde au-dessous de laquelle nul ne peut descendre, tout être humain disposant de moins de 2 $ par jour. Eu égard au coût de la satisfaction des besoins vitaux d'un être humain, ce chiffre étant de toute évidence irréaliste, la population mondialement concernée peut être estiméeà l’époque où ces lignes sont écrites (2022) comme étant de l'ordre de 1 et 2 Milliards d’individus, et non de quelques centaines de millions, comme généralement admis par les experts, au demeurant loin d'être d'accord entre eux sur ce chiffre.

** Définition de la richesse collective : Somme des richesses matérielles et immatérielles, naturelles ; dormantes et circulantes, résultant de l’ensemble des activités et autres apports de tous les membres de la société. 

Voir par ailleurs :

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2019/07/pour-un-revenu-universel-minimum-et.html

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2019/09/inegalites-sociales-et-revenu-universel.html

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2019/03/revenu-universel-et-lutte-des-classes.html

mardi 13 septembre 2022

Causes premières de la pauvreté dans le monde

Rappel - Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant
que chiffrées étayant le raisonnement ci-après, sont néanmoins empruntés à des disciplines
scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références
notamment démographiques, sociologiques, statistiques...


Dans un Monde dont la pauvreté colle à sa démographie, et n'a jamais été aussi répandue et profonde, ceux qui peuvent en éprouver de la compassion à l'égard de ceux qui en souffrent, ignorent ou  se refusent à concevoir que cette pauvreté existe par la richesse collective d'une structure sociale incontournablement pyramidale. Résultant de la répartition de cette richesse entre une population elle-même distribuée selon les hasards de la naissance de chacun, suivie des circonstances et avatars heureux ou malheureux de son existence, les lois les mieux intentionnées sont impuissantes à compenser ce mécanisme structuel, qui multiplie les pauvres à une cadence qui est moyennement 6 fois celle des riches. Il importe donc, pour qui prétend changer cet état de fait – qu'il s'agisse de lui-même ou d'autrui –, d’être conscient de cette réalité fondamentale de la condition humaine. Or cette dernière échappe curieusement aux calculs, indices et coefficients structurant le raisonnement de la plupart des experts, dont le champ d'observation auquel manque une troisième dimension, est par ailleurs borné par des frontières naturelles ou non, comme si les retombées de la misère mondiale sur tous les pays du monde s'y arrêtaient.


Or c’est encore cet effet structurel qui aggrave la situation des pays les plus peuplés et les plus pauvres de la planète, avec de multiples conséquences sur celle de tous les autres. La faiblesse, voire l'inexistence de la protection sociale qui y règne, conduisent à la seule assistance qui s'offre alors aux plus fragiles, qu'est leur surnatalité. C'est ainsi que leurs habitants incapables par l'âge ou la maladie de subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leur familles, ne peuvent que compter sur leurs générations actives pour être nourris et soignés. Plus la famille y est nombreuse, avec l'aide des progrès incessants de l'hygiène et de la médecine, mieux ses membres actifs sont en mesure d’assumer ces fonctions sociales de base.

Peuvent y règnent en outre des traditions faisant de la pauvreté une fatalité, dans un environnement économique insuffisant pour qu’il en soit autrement sans aide extérieure ; sans parler d’intérêts s'opposant à tout changement.

Pour les pays développés, dont les citoyens bénéficient d’une protection sociale moderne, institutionnalisée et organisée à grands frais, la question se pose en d’autres termes. S’agissant de financer durablement des soins et allocations ayant notamment pour buts de soutenir une natalité répondant aux besoins de leur développement économique et de garantir le meilleur niveau de vie possible à ceux qui ne sont plus ou pas encore en âge de travailler, le problème est de maintenir durablement un équilibre entre cotisations et pensions, donc entre cotisants et pensionnés ou naissances et décès. À la différence des pays pauvres, ceci est permis par une richesse collective élevée.

Du fait d’un progrès scientifique et technique voulu par tous et partout, cette démesure s'applique désormais à une pyramide sociale mondiale, dans laquelle s’accroissent incessamment les écarts entre pauvres et riches, en raison d’un enrichissement collectif augmentant avec la population et ses activités; indissociable binôme économie/population, dont l'histoire n'est autre que celle de l'humanité.

Or, si cet enrichissement n’a pas d’autres limites que celles des ressources de la planète et l'appétit de ceux qui le convoitent, la pauvreté connaît celle du niveau zéro de la richesse – grand oublié des discours les plus bienveillants – auquel logent, chaque jour plus nombreux, ceux qui y survivent. Et quand la démographie des pays riches ne suffit plus à l'augmentation ni même au renouvellement de leur population, celle des pays pauvres y supplée, ce qui explique des flux migratoires croissants, charriant leur misère et leurs drames avec eux. Transfert d’effectifs compensant les déficits des uns en résorbant une partie de la surpopulation des autres.

Trop nombreux sont les observateurs qui ne tiennent pas compte de ces différences capitales entre pays pauvres et pays riches, et négligent le fait qu’elles se manifestent dans un monde globalisé par le progrès scientifique et technique, où chaque pays reçoit aussi sa part des retombées des malheurs des autres. Des croyances et idéologies sommaires tentent de s’y soustraire en pratiquant la politique de l'autruche consistant à ignorer une démographie planétairement toujours galopante et ses conséquences. Ils négligent ce faisant la perméabilité croissante des frontières entre états, faisant qu’aucun pays n’échappe plus au creusement des écarts de richesse régnant dans une pyramide sociale planétaire hypertrophiée.

Il en est comme si tous les obscurantismes se liguaient avec la cupidité et l’égoïsme, pour encourager partout dans le monde le développement de la pauvreté, selon les immuables pourcentages structurels déjà cités : 14 % de riches pour 86 % de pauvres.

Toute variation du nombre des uns et des autres, étant soumise à ces pourcentages, dans leur croissance démographique commune, plus de 200 000 Terriens supplémentaires chaque jour – en 2021 – se répartissent en 28 000 riches et 172 000 pauvres, en attendant les 10 Milliards et plus qui peupleront la Terre dans quelques décennies – sauf avatar –, en se répartissant en 1,4 Milliard de riches pour 8,6 Milliards de pauvres, confrontés ensemble aux crises environnementales, énergétiques, sanitaires, etc. que connaît l'humanité.

Mais le pire reste à dire, parce qu’au-delà de la comparaison qui précède entre pays pauvres et pays riches selon leur capacité de financer un régime social plus ou moins performant, ou déficient, une autre cause de l’expansion de la pauvreté dans le monde est plus simplement l'inconséquence humaine.

Les premiers indicateurs de la pauvreté étant son ampleur et sa profondeur, dans sa relativité, le nombre d’humains qui en sont frappés est fourni à tous moments par application à la population mondiale des pourcentages ci-dessus, tenant compte d’une variable d'ajustement faite des représentants d’une catégorie sociale arbitrairement créée et dénommée “Classes moyennes”. Quant à la profondeur de la pauvreté, elle est celle du niveau zéro de la richesse auquel survivent à notre époque, avec moins de 1 à 2$ par jour, plus de 2 milliards d’êtres humains.

Le nombre de ces pauvres profonds ne pouvant que croître structurellement, comment peut-il échapper à l’homme que si les pauvres ont à se plaindre de riches auxquels ils devraient leur malheur, il leur suffirait de modérer leur propre multiplication pour éviter de perpétuer le sort de l'immense majorité de ceux qui les servent, par transmission structurelle de leur condition ?

Or, suivant l’exemple du religieux, dont le pouvoir se mesure au nombre de se ses fidèles, respectueux du dogme surnataliste, en est-il un seul autre qui se mesure autrement – sauf impératif de rentabilité – qu’à celui de ses habitants, citoyens, électeurs, contribuables, partisans, soldats, salariés… ? La maîtrise de la prolifération humaine, ne consisterait-il pas à s’abstenir de produire toujours plus de chair à boulot, à canon et à impôts ; ne serait-ce qu’indirects pour les plus pauvres, lesquels sont aussi faiblement que ce soit des consommateurs toujours plus nombreux ? N'est-ce pas cette invitation que la nature lance à sa manière quand se rompent ses grands équilibres, à commencer par le biologique ?

Dans sa vanité et son imprévoyance, l’homme a cru pouvoir impunément s’affranchir de la loi de sélection naturelle, avec les résultats qu’il est en train de découvrir et qui entraîneront riches comme pauvres à leur perte, au prorata de leur nombre, si rien n’est fait d’urgence pour tenter d'y remédier… pour autant qu’il en soit encore temps.

Comment expliquer que l’homme puisse refuser sa propre dénatalité pour réduire cette population – ce qu’il ne manque pourtant pas de faire pour réguler celle d'autres espèces que la sienne, lorsqu’il estime que leur multiplication les met en danger ? Faut-il respecter la pauvreté et aimer les pauvres humains, pour encourager ces derniers à toujours se multiplier !

Dans une société où tout tend à s’apprécier suivant sa seule richesse matérielle, l’ultime mesure pourrait être la réduction de la population par une dénatalité expliquée, consentie et aidée, combinée avec l'isolement structurel de la pauvreté extrême par rapport au niveau zéro de la richesse.

Les innombrables femmes souffrant de grossesses répétées autant que non souhaitées y trouveraient leur compte, quand dans le Monde, chaque année, 121 millions de grossesses ne sont pas désirées. unfpa.org/swp2022 ; de même que les inconditionnel·le·s de la famille nombreuse, l’affaire étant alors une question de moyenne, dans une société devant assumer leur choix.

Idem pour un transhumanisme résultant d’un progrès scientifique et technique aboutissant à de nouvelles technologies dont seul l’avenir dira les bénéfices qu’en tireront l’humanité et ses représentants les plus défavorisés.

D’autres problèmes en résulteront, comme celui du vieillissement de l’espèce. Les sentiments de frustration, d’envie, de jalousie, habitant l'être humain et que nourrissent des inégalités sociales se creusant constamment depuis que l’homme existe, pour des raisons d’ordre purement structurel, n'en disparaîtront pas pour autant, mais la pauvreté extrême éradiquée et la population humaine ramenée à un nombre de consommateurs compatible avec les ressources de leur habitat, pourront rendre à nouveau possible une gouvernance en voie de disparition, et pourtant indispensable à la vie en société et à la paix.

Voir accessoirement, via les liens ci-après, quelques considérations relatives à un revenu universel minimum et inconditionnel (R.U.M.I.), moyen d'éradiquer la pauvreté profonde. Parce que attribué à tous, il serait le seul moyen sérieux et durable de guérir la forme particulière de pauvreté qu'est cette pauvreté extrême, plaie honteuse de l’humanité n'existant pas par la richesse, contrairement à la pauvreté en général, mais par l'indifférence de ceux qui y échappent.

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2019/07/pour-un-revenu-universel-minimum-et.html
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2019/09/inegalites-sociales-et-revenu-universel.html
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2019/03/revenu-universel-et-lutte-des-classes.html
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2021/05/lettre-ouverte-aux-partisans-de.html

Lire aussi, ou relire :

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/le-syndrome-de-lautruche.htm

mardi 30 août 2022

Croire en Dieu au XXIème siècle

Rappel - Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant
que chiffrées étayant le raisonnement ci-après, sont néanmoins empruntés à des disciplines
scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références
notamment démographiques, sociologiques, statistiques...

Quand l’humanité et les autres espèces qui peuplent notre planète atteignent un état de dégradation, de violence et de désordre généralisé, comme jamais n’en ont connu les civilisations ayant laissé des traces de leur passage, le doute est-il toujours interdit ? Dieu peut-il exister ? Ou alors Il a rien à voir avec ce qu’enseignent les religions et ce qu’en pensent nombre de ceux qui seraient Ses créatures !

Le Christianisme n’a pas été le premier credo, et n’est pas le seul, dont se soit doté l’homme pour satisfaire sa spiritualité, considérée ici comme cette faculté qu’il porte à son plus haut degré parmi toutes les espèces peuplant la planète, pour tenter d’expliquer ce qu’il ne peut comprendre. Ayant conscience de lui-même au sein d’un tout dont il ignore objectivement l’après et entrevoit péniblement l’avant avec l’aide de la science, il vit depuis qu’il existe dans une angoisse existentielle à laquelle il ne peut répondre que par sa sensibilité et son imagination, assujetties à ses émotions et à ses sentiments, eux-mêmes brouillés par sa crédulité et ses superstitions ; sans omettre son incapacité à se remettre en cause, telle qu’elle en résulte. C’est ainsi qu’entre un bien et un mal conditionnant sa vie en société, il parvient à effectuer le bref parcours allant de sa naissance à sa mort, face aux mystères d’un au-delà que ceux qui s’en font puérilement les codificateurs – non sans en tirer un considérable pouvoir temporel – lui présentent puérilement comme la récompense ou la punition de son comportement.

Comme en attestent les innombrables courants de pensée pouvant être considérés comme des sectes n’ayant pas réussi, la connaissance de la Vérité n’a jamais manqué de prétendants, qui ont propagé des doctrines, des plus sommaires aux plus élaborées ; aux rites aussi nombreux que variés ; aux dogmes établis sur des références plus indiscutables les unes que les autres ; qu’elles aient été révélées ou spontanées, de transmission écrite ou orale ; sans compter les emprunts des uns aux autres, dont ceux du Christianisme à Confucius sont un flagrant exemple. Sous la conduite de leurs prophètes et de leurs prêtres, le nombre et le zèle de leurs adeptes ont fondé concurremment le pouvoir de chacune, la plus puissante étant promise à sauver Dieu par une fusion de toutes leurs croyances en une seule. Serait ainsi enfin honoré, dans un monothéisme achevé, le Créateur de lui-même avant d’avoir été celui de l’univers, dans Son infinie bonté.

Et c’est là l’essentiel de la métaphysique. Car si cette bonté divine, hissée au rang de Miséricorde, est absente de la création, comme peuvent l’observer ceux dont la foi ne ruine pas complètement la raison, l’homme a bien dû l’inventer. En d’autres termes, s’il est démontré que la bonté n’existe pas originellement, elle ne peut être qu’une trouvaille de l’homme. Qu’en est-il alors d’un Dieu de miséricorde et de tout ce qui s’en réclame ?

Quoi qu’il en soit, la bonté au sens large ; recouvrant miséricorde, amour, compassion, mansuétude, pardon, etc. n’existe pas dans la nature. L’observation de celle-ci, comme de la condition humaine, le démontre. Comme pour toutes les espèces peuplant l’univers connu, le sort de chaque être humain est soumis, avant toute autre considération, aux hasards de sa naissance, quels que soient ses talents innés ou acquis et les circonstances dans lesquelles ils s’exprimeront ensuite. Étant par ailleurs démontrable qu’à population égale, tout déclassement de l’un des occupants de la pyramide sociale dans un sens entraîne le déclassement d’un autre en sens inverse, en quoi consisterait la bonté divine ? Se réduirait-elle à la promesse du pardon inconditionnel de péchés qui n’ont pu être commis que selon Sa volonté, laquelle dote chacun de sa capacité de céder ou de résister à la tentation ? La foi répondant par ses mystères, reste au pragmatique à constater que dans Son infinie miséricorde, le Créateur de toutes choses aurait donné vie pour une durée de vie de quelques décennies dans un univers où le temps – comme l’espace – se compte en années lumières ? Il les ferait naître pour mourir aussitôt, en accordant à tous, de l’enfant – voire du fœtus pour certains – au vieillard ; du débile au génie, juste le temps de faire un bien et un mal définis par eux-mêmes, en vue d’une récompense ou d’une punition dans l’au-delà ? Une telle occupation paraît bien puérile pour un Dieu ! Et surtout, à quoi se réduit alors cette liberté qu’aurait l’homme de choisir ou simplement d’influencer son propre destin, temporel comme éternel ?

D’ailleurs, cette spiritualité qui naît avec chacun d’entre nous et lui permet de donner plus ou moins libre-cours à ses croyances, ne fait-elle pas appel à un échange neuronal, qui cesse dès que le cerveau n’est plus alimenté en énergie ? L’existence comme la non-existence de Dieu repose donc sur cette fonction cérébrale. Autrement dit, la foi et son contraire qu’est le doute, aboutissent à l’impasse qu’est la mort ; même quand, pour tenter d’y faire échapper l’esprit, la mémoire de chacun est érigée en âme, avec autant de romanesque vanité que d’inégalité. Sans compter la question subsidiaire à laquelle engage l’humilité : Pourquoi l’homme se distinguerait-il de tout ce qui peuple l’univers, au point de se voir promettre une existence éternelle, alors que son espèce disparaîtra un jour, avec l’âme qui y serait attachée et son habitat qu’est la Terre, sans que le cosmos n’en manifeste davantage d’émoi que pour la disparition de n’importe quelle étoile, comme il s’en produit à chaque instant, parmi les milliards de milliards offertes à notre vue ?

Faut-il pour autant souhaiter la disparition des religions ? Pour que l’humanité ait pu profiter au cours des siècles d’un progrès matériel indéniable, il a fallu un minimum d’ordre. Or c’est parce que les religions y ont aidé le pouvoir politique – non sans user et même abuser de la force en bien des circonstances – que cet ordre a régné. Le pouvoir temporel a très tôt compris l’avantage qu’il pourrait tirer d’une alliance avec le religieux pour soumettre les peuples, et c’est ainsi que les religions ont d’abord fait les rois qui, avec leur aide, ont dominé les peuples et construit patiemment les nations. Depuis, s’épaulant l’un l’autre, “le sabre et le goupillon”, dont l'alliance est trivialement dénoncée par les anticléricaux, ont aussi précairement que temporellement exercé leurs pouvoirs, sans se soucier de ses effets sur un environnement planétaire fini. Et c’est aujourd’hui cet environnement qui, saccagé et ruiné par le premier de ses prédateurs, réclame réparation :

— À un obscurantisme assez évident pour qu’il soit inutile d’entrer dans les détails, mais dont l’exemple le plus préjudiciable est le dogme nataliste par lequel la prolifération humaine a eu lieu au détriment de la planète et de la vie qui l’habite. La démesure de la population humaine doit tout en effet à ses encouragements, plus soucieux d’un pouvoir proportionnel au nombre de ceux qui s’y soumettent, que de leur bien-être ici et maintenant, et par là même d’écologie. Il n’est pas en effet un pouvoir, à commencer par le religieux et le politique, qui n’ait eu pour premier souci l’accroissement du nombre de ses adeptes. Le “croissez et multipliez” de l’une des pemières religions au monde et la promesse de “la conquête du monde par le ventre de ses femmes” d'une autre en attestent, alors que plus de 8 humains sur 10 sont structurellement condamnés à la pauvreté à leur naissance. Cf. Le grand mensonge - https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2022/12/quand-les-robots-supprimeront-lesclavage.html

— À la liberté de pensée – condition première du progrès scientifique et technique –, bâillonnée, asphyxiée, par la montée du sentiment religieux partout dans monde, face à son insécurité croissante, se traduisant par la soumission à des croyances d’une intolérance qui menace chaque jour un peu plus ceux qui prétendent penser par eux-mêmes. L’athéisme et l’agnosticisme ne sont-ils pas passibles de prison, voire de la peine de mort, sous certains régimes où le religieux ne “fait plus les rois” mais s’approprie le pouvoir politique ?

— À l’ignorance sous toutes ses formes, parce que cause première du dérèglement des émotions et sentiments de l'être humain, au point de lui faire perdre la raison et se soumettre inconditionnellement à ses utopies.

Suivant l’exemple du religieux, dont le pouvoir se mesure au nombre de ses fidèles – respectueux du dogme (sur)nataliste –, en est-il un seul autre qui se mesure autrement – sauf impératif de rentabilité – qu’à celui de ses citoyens, électeurs, contribuables, partisans, soldats, salariés… ? La maîtrise de la prolifération humaine et le respect de son environnement, ne consisterait-elle pas au contraire à s’abstenir de produire toujours plus de chair à boulot, à canon, à obole et à impôts – ne seraient-ce qu’indirects pour les plus pauvres, lesquels sont aussi faiblement que ce soit des consommateurs toujours plus nombreux – ? N’est-ce pas cette invitation que la nature lance à sa manière quand se rompent ses grands équilibres, à commencer par le biologique ?