jeudi 26 mars 2026

Quand culmine le déni des réalités de le condition humaine

 

Voici, tel qu'exprimé par la rédaction de l'un de ces propagandistes du renoncement à l'humanisme, avec un manque de scrupules touchant à l’infamie, les obscurantistes motifs d’un antivonderleyennisme dont est surchargée l’anti-UE, comme en France l‘antimacronisme !

« Seulement, en pratique, une fois dans les eaux territoriales européennes, vous avez le droit de demander l’asile et vous serez pris en charge jusqu’à l’épuisement des recours. Ce qui signifie que l’on prétend protéger nos frontières sans renvoyer ceux qui les franchissent. C’est une mission impossible. » 

Non ce n’est pas mission impossible, bien que chaque jour qui passe la rende plus difficile !

À condition d’admettre les vérités fondamentales de la condition humaine et de les reconnaître pour ce qu’elles sont, et plus précisément telles que les ont aménagées – avec ou sans intervention divine – les pouvoirs religieux et politiques qui mènent le monde.

S’il en résulte les principes sur lesquels ces pouvoirs ont prospéré depuis, ce fut et cela demeure aux prix d’une incontournable et incessante multiplication structurelle des plus pauvres de ses représentants, au détriment de l’ensemble du vivant sur Terre et de son environnement commun ; au prix d’un affligeant déficit d’humanisme, sachant qu’avant toute autre considération, chaque représentant de ce vivant et plus particulièrement chaque être humain est un consommateur, se doublant d’un producteur dès qu’il est en âge de contribuer en tant que producteur, à la grande foire d’un “toujours plus” mortifère, ne serait-ce qu’à l’égard de l’espèce humaine et de ce que furent – trop souvent dans la pire l'hypocrisie – ses valeurs.

Le mal dont souffre la France et tant d'autres pays, est d'ordre démographique et issu de celui dont est atteinte structurellement l'humanité entière. Et toute prétention à leur guérison, sans en tenir compte, relève de la mauvaise foi, de l'ignorance, du déni, ou de l'illusion.


Effets de sa démographie sur l’humanité

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2026/02/evolution-et-effets-de-sa-demographie.html

Les pauvres se multiplient davantage que les riches, pourquoi et comment?

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2017/10/plus-sa-population-augmente-plus-la.html

samedi 14 février 2026

Effets de sa démographie sur l'humanité

 Révisé le 27/02/2026

Les schémas ci-après ainsi que les données factuelles et chiffrées étayant le raisonnement qu’ils illustrent sont de notoriété publique et vérifiables, le plus souvent empruntés à des disciplines scientifiques qui en garantissent le sérieux et l’authenticité.

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Important - Ce qui suit immédiatement est déterminant, pour comprendre les raisons pour lesquelles le polyèdre pyramidal a la capacité de schématiser objectivement la structure sociale de l'humanité, comme celle de toute collectivité fondée sur l’altérité de ses membres, hiérarchisés par les hasards de la naissance de chacun d'entre eux, du plus humble au plus puissant.

Dans sa “Psychologie des foules” – éditions originale Alcan, Paris 1895–, Auguste Le Bon écrit : « Au point de vue de la vérité absolue, un cube, un cercle [une pyramide*] sont des figures géométriques invariables, rigoureusement définies par certaines formules. Au point de vue de notre œil, figurer les objets avec leur forme géométrique exacte serait déformer la nature et la rendre méconnaisable. Si nous supposons un monde dont les habitants ne puissent que copier ou photographier les objets, sans avoir la possibilité de les toucher, ils n’arriveraient que très difficilement à se faire une idée exacte de leur forme. La connaissance de cette forme, accessible seulement à un petit nombre de savants, ne présenterait d’ailleurs qu’un intérêt très faible. Le philosophe qui étudie les phénomènes sociaux doit avoir présent à l’esprit, qu’à côté de leur valeur théorique ils ont une valeur pratique, et que, au point de vue de l’évolution des civilisations, cette dernière est la seule possédant quelque importance. … Si nous voulons rester dans les limites étroites mais sûres des choses que la science peut connaître, et ne pas errer dans le domaine des conjectures vagues et des vaines hypothèses, il nous faut constater simplement les phénomènes qui nous sont accessibles, et nous borner à cette constatation ».

* Il est pour le moins curieux que le polyèdre pyramidal soit absent de cette énumérationalors que le sociologue émérite qui en est l’auteur, traite de questions concernant des foules, dont la représentation la plus communément admise est précisément, depuis toujours, le polyèdre pyramidal.

Quoi qu’il en soit, les propriétés géométriquement définies d’un cercle, d’un cube, ou du polyèdre pyramidal, ne changent pas avec la vue qu’en a l’observateur ; c’est donc précisément parce que ces propriétés sont par définition immuables, qu’elles peuvent garantir l'objectivité de l'étude de la condition des occupants dont ces polyèdres peuvent, par convention, être représentatifs.

Reste alors à préciser en quoi la pyramide peut y être admise davantage que tout autre, de même que son volume à être représentatif de l'importance en nombre ainsi que de la répartition – ordonnée – de son peuplement, constitué de l’ensemble de la société dont elle est la figuration : comme il est permis de s’interroger quant aux raisons pour lesquelles cette représentativité est ignorée, négligée, voire niée; dans bien des publications et de nombreux sites internet.

 

À la recherche de réponses à ces questions, dont l’importance ne peut être sous-estimée, il est donc prudent de commencer par vérifier en quoi le polyèdre pyramidal est représentatif de la société humaine, sans s’égarer dans le mystère d’innombrables pyramides élevées de tous temps et en tous lieux de la planète, bien qu’un tel rapport ne semble pas impossible. Ce serait sinon, flirter avec un ésotérisme incompatible avec l’objectivité que l’auteur se fixe comme règle, ce qui a le moins manqué à des humains victimes de leur crédulité, et de tous temps dominés par leurs peurs et leurs émotions ; les certitudes qu’ils tirent de leurs idéologies les plus diverses en tenant lieu pour de nombreux athées et agnostiques.

Dans une société dont le bonheur trop souvent réduit au confort de celles et ceux qui y prétendent, se mesure à l’aune de sa richesse, notamment matérielle, celle-ci est distribuée à la population selon les hasards de la naissance et de l’héritage génétique, social et culturel de chacunpuis des aléas heureux ou malheureux de son existence par la suite. C’est par ces hasards que la structure sociale de l’humanité est pyramidalisée et que chacun y occupe incontournablement sa place dans une mobilité elle aussi structurellement limitée, puisque, à population constante, tout déclassement de l’un de ses occupants entraîne le déplacement d’un autre, en sens inverse.

C’est ainsi, que sa croissance démographique garantissant à l’espèce humaine sa mobilité sociale, qu’existent et se creusent depuis toujours ses inégalités sociales. Base et sommet de la pyramide sociale s’éloignant sans cesse l’une de l’autre en raison d’un accroissement incessant de la population humaine et de ses besoins, il en résulte que le développement jusqu’à l’hypertrophie, de l’indissociable “binôme économie / popu- lation”  celle-ci conditionnant inéluctablement celle-là – voue l’ensemble du vivant sur Terre, à son auto-extinction par prolifération.


Expression graphique du binôme population/économie et de son évolution

Ou comment les membres de chacune des 3 catégories sociales peuplant la pyramide du même nom, se partagent perpétuellement autant que sructurellement, chacune 1 tiers de la richesse collective.



Répartition de la richesse de la société

par catégories sociales





Telles sont les fondamentales autant que fatales résultantes de la relation entre la condition humaine et le caractère pyramidale de sa structure sociale avec ses effets, qu'ignore toute approche ne prenant pas en compte sa troisème dimension, qu'imposent et révèlent les propriétés de ce polyèdre.

Sachant par ailleurs que richesse et pauvreté existent l’une par l’autre, dans leur relativité – sans riches point de pauvres et réciproquement –, il en résulte la plus grande honte de l’humanité qu'est la pauvreté absolue d’une part importante de sa populationalors que ce sort n’est pas inéluctable, puisqu'elle échappe à sa relativité. Cette pauvreté absolue, profonde, extrême est celle des plus déshérités des humains, qui survivent à la base de la pyramide sociale, là où elle coïncide avec le niveau zéro de sa richesse collective.

Avec moins de 2 $ quotidiennement selon la définition de l’ONU (2020), la situation de ces pauvres profonds est généralement la conséquence d’un manque de formation ou d’instruction pouvant aller jusqu’à l’illettrisme, dans une société qui stigmatise ainsi ses laissés pour compteEn l’absence du revenu qu’ils devraient tirer de leur travail, ces plus pauvres des pauvres survivent donc d’aides plus ou moins assurées dues à la charité ou à la solidarité publique, spontanée ou résultant de la redistribution d’une partie de la richesse collective. Et depuis que l’homme existe, le nombre de ces pauvres ne cesse de croître à une cadence qui est structurellement plus de 6 fois celle des riches, avec ldéveloppement du binôme population-économie, telle que l’illustre la croissance permanente de la base de la pyramide sociale et de sa distance par rapport à son sommet.

Or quels savants experts en sciences humaines, ou philanthropes parmi les mieux intentionnésfont-ils mention de ce niveau zéro de la richesse collectivene serait-ce que pour expliquer la permanence de ce véritable tonneau des danaïdes sur lequel butte la révolte aveugle des uns, et que l’immense majorité restante accorde si peu d’attention à la dimension structurelle de sa propre condition. Ont-ils conscience que lié au fait que si la richesse n’a pas d’autres limites que celles des ressources dont la tirent ceux qui la convoitent, la pauvreté a par contre la sienne, qui est ce niveau Zér0 sous lequel nul ne peut descendre sans être frappé d’exclusion sociale ? La compassion atteint rarement ce point. Probablement considérent-ils que c’est le prix à payer par ceux qui s’y trouvent condamnéspour connaître le bonheur dans l’au-delà. Dans l’amalgame entre pauvreté relative et pauvreté absolue, ces pauvres profonds sont incités, avec les autres pauvres, à persister dans la croyance en la mystérieuse autant que miséricordieuse abolition de leur condition ici-bas, alors qu’ils y prolifèrent inexorablement par simple application des propriétés du polyèdre pyramidal, selon lesquelles, sur 100 humains qui y naissent, 14 seront riches alors que 86 seront pauvres et le resteront, non sans vouer leur descendance à leur propre sort. C’est dans ces conditions que charité et solidarité humaine, privées comme institutionnalisées, leur dispensent de quoi les entretenir dans un état où les entraînent inexorablement une croissance démographique incessante.

Plutôt que de s’en défendre, confortés dans leur vaine espérance par un progrès scientifique et technique profitant à chacun selon le niveau auquel il se situe dans la pyramide sociale, et par des pouvoirs avant tout soucieux de voir croître l’effectif humain sur lequel ils se fondent et prospèrent, ceux qui vivent à proximité ou au niveau Zér0 de la richesse collective sont entretenus dans la croyance en leurs chances d’y échapper – quand ils ne s’y sont pas résignés – et contribuent ainsi au développement de l’indissociable autant qu’insatiable binôme économie/population. Au point que l’humanité apparaisse, après des millénaires d’un progrès strictement dépendant de sa structure socialeau sens le plus direct du terme, comme un système dont les maîtres ne peuvent qu'être submergés par le nombre de leurs esclaves, avant que ces derniers soient remplacés par des robots capables de se reproduire, de se perfectionner, de s’entretenir, et de se diriger dans la plus parfaite discipline et une inconditionelle soumission ; sans autre besoin que d’être alimentés en énergie, le tout sans poser le moindre problème de gouvernance. Car au-delà du risque alimentaire sur lequel s’est à tort focalisé Malthus – comme il l’a d'ailleurs publiquement reconnu –, ou du manque d’espace vital craint par d’autres prophètes sommairement malthusiens, l’ingouvernabilité croissante de l’humanité, telle qu’elle résulte de sa prolifération, n’est-telle pas démontrée chaque jour par des faits dont le dernier de ceux qui y contribuent et les subissent est informé à jet continu ? Toujours est-il que cette ingouvernabilité apparaît comme le premier des dangers, pour l’humanité elle-même comme pour son habitat et toutes les espèces qui le peuplent avec elle, et que l’explosion de la pyramide sociale mondiale devient la catastrophe à la fois la plus à craindre et la plus probable, si le temps lui en est laissé.

Quelques données en signe d’ultimatum

– Le nombre des riches occupants du sommet de la pyramide sociale mondiale étaient en 2011 de 259 millions environ (3,7 %), alors que la population mondiale était estimée à 7 milliards d’humains, et que celle des pays riches – OCDE – en représentait 18 %, soit 1,18 milliard, riches et pauvres confondus (car il y a aussi des pauvres, et même des pauvres profonds, dans les pays riches).

– Pour le seul continent africain, sa population était estimée à la même époque à 1,1 milliard. Or, De 100 millions en 1900, cette population africaine était passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à 1,4 milliard en 2022 soit 18 % de la population mondiale. Et depuis 1950, les projections de l’ONU à 30 ou 50 ans – qui se sont toujours révélées fiables – la population de l’Afrique subsaharienne uniquement pourrait être à la fin du siècle de 3 milliards d’habitants. Et selon sa projection démographique intermédiaire, tenant compte des scénari moyens d’évolution prévue – principalement de la mortalité, de la fécondité et de la structure par âge, dans les années 2050 –, la population de l’Afrique se situerait aux environs de 2,5 milliards puis – projection beaucoup plus incertaine – vers 4,4 milliards en 2100.

– S’agissant de la prolifération humaine et de son vieillissement, tels qu’ils sont promis à augmenter encore… si la nature leur en laisse le temps :

– Croissance de la population humaine mondiale :

  • 250 millions d’individus en l’an 1 de notre ère, à :

  • 1 milliard en 1800

  • 8 milliards en 2022

  • 11 milliards et davantage au début du prochain siècle

  • + 14 % au cours des seules 20 dernières années.

– Augmentation de l’espérance de vie humaine en 2 000 ans :

  • Au début de notre ère : Une vingtaine d’années.

  • En 1800 : Encore inférieure à 25 ans.

  • En 2020 : 80 ans, boostée par le progrès scientifique et technique, et en particulier l'aténuation des effets de la loi de sélection naturelle sur sa mortalité infantile et son vieillissement, depuis la première révolution industrielle.

  • 90 ans pour 2030.


Aura-t-il fallu des millénaires après le triomphe du monothéisme biblique, pour que l’homme réalise à quel point sont catastrophiques les conséquences de l’obscurantisme sur lequel son espèce s’obstine à prospérer ? Ou son imprévoyance démographique l’a-t-elle trahi, jusqu’à ce qu’en pâtisse son habitat et toute la vie qui le peuple avec elle ?

À moins que ce soient les codificateurs de ses croyances religieuses, à qui il reste l’exégèse, ne serait-ce que pour lever leur dogme (sur)nataliste, puisque c’est par lui que les êtres humains ont été portés à l’irrespect de leur environnement ; préférant à leur bien-être durable, la puissance aveugle de leur nombre, avec la complicité d’un pouvoir scientifique en mal de discernement, voire de conscience.

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Les êtres humains, qui s’avèrent être à la fois instigateurs, victimes et prisonniers de croyances leur donnant à croire en l’illusoire disparition d’inégalités sociales structurelles, dont la pyramide sociale est la représentation pourtant connue et admise par le plus grand nombre d’entre eux, seront-ils capables d’en tirer à temps les conséquences ?

mardi 23 décembre 2025

Méthodologie II - Schémas


Article révisé le 30/12/2025


Les schémas présentés dans les pages qui suivent, assortis chacun d’un bref commentaire, illustrent la “logique déductive” ayant conduit à la théorie de la pyramidologie sociale.


        Figure 1


La pyramide sociale est représentée ci-dessus dans sa définition géométrique, fondamentale et universelle, née de la structure sociale élémentaire qu’est la famille, avec à son sommet le chef, généralement le patriarche sous l’autorité duquel se situent, par ordre décroissant d’ancienneté et de pouvoir, l'ensemble de ceux qui la composent : l’aïeul – ou l’aïeule dans le cas du matriarcat –, ses enfants, ses petits-enfants, etc. jusqu’à sa disparition, ou son incapacité, et son remplacement par son successeur le plus apte à lui succéder, selon les critères en usage dans chaque collectivité observée ; traditionnellement : âge, expérience et sagesse ; histoire et hauts faits personnels ; richesse, le plus souvent exprimée par l'importance de la propriété foncière, du cheptel, ... hérédité, cooptation, élection...

Puis la richesse financière étant devenues le premier signe du pouvoir, dans un monde toujours plus matérialiste, le sommet de la pyramide sociale est occupé par le plus fortuné de ses occupants. Sa domination et l’autorité qu’elle lui confère, s’étendent, à partir de cette position dominante, sur la population totale de la pyramide, laquelle peut être segmentée en allant de haut en bas, en strates de moins en moins riches, jusqu’aux plus pauvres d’entre eux qui en occupent la base.



Nota – Dans le but d’une simplification communément pratiquée, la pyramide sociale sera dorénavant réduite à l’image en deux dimensions d’un triangle, comme la sphère peut l’être à sa circonférence.
Par ailleurs, le raisonnement proposé étant d’ordre fondamental et général, il se satisfera de représentations lissées, exemptes du crénelage qu'entraîne la multiplication des critères selon lesquels peuvent être répartis ses occupants, au-delà de leur regroupement en quelques grandes catégories, déterminées par la richesse de chacun.


        Figure 2

Arbitrairement, ce schéma veut illustrer la situation dans laquelle une infime minorité de riches accapare une part abusivement disproportionnée de la richesse globale de la société. Ni leur nombre, ni la part exacte de la richesse collective qu’ils détiennent étant précisés,  des d'appréciations partisanes, requiérent des considérations et calculs objectifs pour être prises au sérieux.

Quoi qu'il en soit, étant admis par convention, que le volume total de la pyramide sociale soit représentatif du nombre total de ses occupants – de toutes conditions –, le sommet de la pyramide sociale apparaît peuplé d’une petite minorité de possédants, occupant à son apex un volume réduit de la pyramide, par comparaison avec la multitude des moins riches ou plus pauvres qu’eux, d'autant plus nombreux que leur positionnement se rapproche de sa base.


        Figure 3


Au même niveau général d'observation que dans le schéma précédent, celui-ci illustre la loi ou principe de Pareto, selon lesquels environ 80 % de la richesse d’une population sont détenus par 20 % de ses membres.


Nous verrons que c'est l’application – induite – de ce principe, ou loi, de Pareto à une population se caractérisant par le caractère pyramidal de sa structure sociale, qui introduit une “troisième dimension” – étrangement négligée ou trop sommairement évoquée en sociologie, économie, démographie, etc. dans la répartition de la richesse collective de la société en fonction de sa segmentation en catégories, différenciées par l'importance de leur richesse matérielle respective.

 

        Figure 4


Autant pour éviter le manque d’objectivité d'une partition telle que celle du schéma 2, que pour étendre et préciser l’application du principe de Pareto à l’ensemble de la société et à son évolution, l’idée est ici d’associer à la pyramide sociale une échelle de sa richesse matérielle. La logique lui attribuant comme point le plus bas, le niveau Zér0 – inamovible – coïncidant avec la base de la pyramide sociale, occupée par les plus pauvres des pauvres, et comme point culminant, le sommet de la même pyramide sociale, s'élevant sans cesse, avec la croissance de sa population totale et de sa richesse commune, augmentant elle aussi sans cesse, avec le développement économique et les profits résultant de la satisfaction de ses besoins.


Est en outre ainsi démontré, le principe selon lequel, si la croissance de la richesse n’a pas d’autre limites que celles de l’ambition et des ressources dont la tirent ceux qui la convoitent, la pauvreté a la sienne qu’est le niveau Zér0 de la richesse, au-dessous duquel règne l’inexistence sociale.

Telles sont les premières représentations graphiques par lesquelles le niveau de richesse de chacun des occupants de la pyramide sociale – comme de son segment d’appartenance –, peuvent être directement lus sur l’échelle de richesse collective de la société et réciproquement. C'est ainsi, sans parti-pris sociopolitique, que cette échelle évite l'imprécision de coefficients et indices décimaux et linéaires habituellement utilisés, dans l'ignorance, l'oubli, voir le déni, de la troisième dimension que confère à la société humaine sa structure pyramidale.


Nota : Ce qu’il y a lieu d’entendre par richesse collective de la société, ainsi que ce qui différencie objectivement le “riche” du “pauvre”, et inversement, fera l’objet du prochain chapitre du présent ouvrage.



        Figure 5


Le couplage de l’échelle de richesse collective de la société avec la représentation pyramidale de cette dernière, met en évidence ce qui résulte de l’extension du plan médian horizontal de l’échelle de richesse au volume de la pyramide,  divisant celle-ci en deux parties – haute et basse –, équivalentes en termes de répartition de la richesse globale – 5o% en dessous, 50/% au-dessous –, mais par contre amplement différenciées par le nombre d'occupants de chacune des 2 parties de la société ainsi mesurable en effectifs, dès lors que sa population totale est connue.

C’est précisément l’objet de la pyramidologie sociale de vérifier et préciser autant que possible, la réalité incontournable d’un tel état de faits, en recourant aux propriétés du polyèdre pyramidal, dont il a déja été dit que son volume peut, par convention, représenter à tous moments la population évolutive.


        Figure 6

Rappel des propriétés géométriques du polyèdre pyramidal


        Figure 7


Comme représenté par la figure n° 5, le plan médian horizontal divisant en deux parties égales l’échelle de richesse associée à la pyramide sociale, cette dernière est coupée en deux parties superposées s’il est prolongé. La partie haute conserve son caractère pyramidal alors que l’autre est faite d’un tronc de pyramide incluant sa base. Or ces deux parties ne sont pas égales en volume, donc en peuplement, puisque ce volume est conventionnellement représentatif de la population de ses occupants.

Par application du même raisonnement, le schéma ci-dessus, permettant de calculer le volume du polyèdre pyramidal, aussi bien que celui du tronc de pyramide, le volume de chaque partie peut être précisé, en pourcentage de celui de la pyramide sociale dont ils sont les 2 parties complémentaires, puis en nombre, dès lors que le peuplement total de la pyramide est connu.

C’est ainsi qu’il est possible d'affirmer que, structurellement, 50 % de la richesse collective de la pyramide sociale sont répartis entre les occupants de sa moitié haute, représentant 14 % de sa population totaleles riches –, alors que les 86 % complémentaires de la population totale – les pauvres –, se partagent l’autre moitié.

Il en résulte aussi que par un calcul simple empruntant les mêmes propriétés du polyèdre pyramidal, il est permis de connaître la partition en pourcentages de toute population humaine, en pauvres – 86 % – et riches – 14 %, les uns et les autres se partageant respectivement la moitié de leur richesse collective.

Par application de ces pourcentages, il est aussi possible de connaître la répartition, en pourcentage et en nombre, de tout autre type de richesse que la richesse matérielle, sachant que l'altérité humaine est aussi faite de ses innombrables autres types de richesses.

Il en découle aussi, qu'à population totale constante, tout déclassement d'un occupant de la pyramide sociale dans un sens a pour effet le déclassement d'un autre occupant en sens inverse. D’où l'influence considérable de la croissance démographique humaine sur la mobilité sociale, et les inégalités du même nom.


        Figure 8


Le même calcul que celui afférent au schéma 7, appliqué à la pyramide sociale dont la population est segmentée en 3 catégories (riches, classes moyenne et pauvres) au lieu de 2 (riches et pauvres), permet de déterminer le pourcentage de la population de chacune de ces catégories, face à la part de richesse (1/3) dont chacune est structurellement détentrice.

Rappel - La notion de classe moyenne sera abordée dans le prochain chapitre, proposant préalablement une définition de la richesse comme de la pauvreté.


Quelle que soit la population de la pyramide sociale et l'époque à laquelle elle est observée, il est donc possible de connaître sa répartition objective, par simple application des propriétés du polyèdre pyramidal. Il en est ainsi dans la figure ci-dessous, concernant la population humaine telle qu'estimée avoir été celle de la planète au début de notre ère.



        Figure 9



        Figure 10


Le schéma ci-après fait état du dénombrement par catégories sociales de la population humaine en l'an 2000, de la même manière que pour l'an 1 de notre ère à la figure précédente.



        Figure 11


Le schéma ci-dessous représente les pyramides sociales des 2 figures précédentes, à l'échelle d'une richesse leur étant commune, ayant constamment prospérée jusqu'aux révolutions industrielles des 18ème et 19ème siècles, en suivant l'augmentation constante de la population et des fruits de ses activités, elles-mêmes en développement permanent, pour satisfaire ses besoins, avec l'aide du progrès scientifique dont les révolutions industrielles successives ont été porteuses 





        Figure 12

Ce schéma peut alimenter la réflexion concernant l'incidence sociale de la croissance et de la décroissance économique, trop souvent sommairement réduite à leurs conséquences environnementales.



Y est exprimé, à population constante, ce qui en résulte pour chaque catégorie sociale, quant à son enrichissement ou à son appauvrissement, rapporté à la proportion de la population totale de chaque catégorie sociale.


        Figure 13


Courbe d'évolution de la population mondiale
sur 2 millénaires   Source ONU (1960)



La courbe ci-dessus explique à la fois l'ampleur et la rapidité avec lesquelle l'humanité a dû réagir à tous égards – mais spécialement en matière sociale –, aux bouleverements considérables qu'a pu engendrer, en moins d'un siècle, la multiplication par 10 de la population  humaine et de sa richesse collective.