mardi 15 novembre 2016

1 - Schémas et tableaux

Les figures publiées ci-après, assorties chacune d'un bref commentaire, illustrent pour la plupart d'entre elles le

"Précis de Pyramidologie sociale"

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Elles permettent à ceux qui préfèrent l'image au discours, de saisir par de simples schémas la logique de la théorie à caractère socio économique présentée dans cet ouvrage. Tirée de l'étude de la pyramide sociale, cette théorie est fondée sur la relation indissociable entre démographie humaine, économie et environnement.

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Figure 1


C'est la représentation de toute structure pyramidable telle que la société des hommes. Elle n'induit aucun autre jugement de valeur que celui que veulent y porter ceux qui n'en retiennent que la hiérarchisation par la richesse et le pouvoir que celle-ci peut conférer dans une société où prévaut le matérialisme. Cette structure naît naturellement du nombre et s'affirme avec lui, dès lors que des critères de différenciation peuvent être définis et mesurés avec une précision suffisante pour permettre la segmentation objective des habitants qui la peuplent.



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Figure 2

La pyramide sociale est ici représentée dans sa définition originelle, naturelle, fondamentale et universelle, née de la structure sociale élémentaire qu'est la famille, avec à son sommet le chef, généralement le patriarche sous l'autorité duquel se situent, par ordre décroissant de pouvoir l'ensemble de ceux qui la composent : l'aïeul (l'ancien), ses enfants, ses petits-enfants, etc.
La situation de matriarcat présente la même organisation, au sexe des protagonistes près.

La richesse en quoi que ce soit ayant toujours été le premier signe du pouvoir, le sommet de la pyramide sociale est occupé par le plus riche (ou plus puissant) de ses membres. Son autorité s'étend, à partir de cette position dominante, sur la population de la pyramide, pouvant se segmenter en riches et pauvres, jusqu'aux plus pauvres d'entre eux, en habitant la base.



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Figure 3

Nota : Afin d'en donner une image facile à comprendre et à mémoriser, la pyramide est représentée à compter de cette image, par un triangle, à la manière dont  une circonférence peut représenter une sphère. 

Cette figure 3 est l'illustration de la situation selon laquelle la plus grande part de la richesse globale de la société est aux mains d'un petit nombre de détenteurs, précisément en raison de la répartition pyramidale des membres de la société en fonction de leur détention, par la propriété ou par l'usage, d'une partie de cette richesse. La pyramide sociale est ainsi constituée d'un petit nombre de riches – à commencer par le plus riche d'entre eux – situés à son sommet, par comparaison avec le nombre de pauvres d'autant plus élevé que leur positionnement se rapproche de sa base.


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Figure 4

À la différence de la représentation précédente, la pyramide sociale est ici segmentée en un nombre élevé de strates, d'où un degré de précision accrue entraînant sa déformation. Nécessaire à certaines observations, cette précision n'est pas requise ici et le lissage la pyramide conduit à sa schématisation régulière, servant de support à un raisonnement d'ordre général.

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Figure 5

La répartition ou loi de Pareto stipule qu'environ 80% des phénomènes concernant une population se rapportent à 20% de son effectif, et inversement ; ce qui signifierait, à propos de la répartition de la richesse de la société, qu'environ 20% de ses membres en détiendraient 80% et réciproquement.
Nous verrons plus loin les modalités de calcul tenant compte du caractère pyramidal de la structure sociale étudiée, telles qu'elles permettent de préciser la répartition de la richesse collective de la société en fonction de sa segmentation en catégories. 

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Figure 6

La pyramide sociale est ici associée à l'échelle de richesse collective de la société qu'elle représente, cette richesse collective étant ainsi définie : Somme des richesses matérielles et immatérielles, naturelles et résultant de l’ensemble des activités de tous les membres de la société. À noter la présence du qualificatif de naturelles, qui souligne le fait que la richesse de la collectivité n’est pas le fruit de la seule activité de ses membres, mais inclut ceux de la prédation, irréversible, qu’ils exercent sur leur milieu et leur environnement, que ce soit ou non pour alimenter leurs activités.

La partition entre riches et pauvres et leur positionnement dans la pyramide sociale, se définissent ici objectivement, dans une totale neutralité politique, par rapport à l'échelle de richesse collective de la société.

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Figure 7

Cette figure illustre le fait que par définition la fortune se répartit fondamentalement en 2 parts égales entre riches et pauvres, indépendamment du nombre des uns et des autres. 50% de la richesse collective va ainsi aux riches occupant la partie supérieure de la pyramide sociale et 50% aux pauvres en occupant la partie inférieure.

La richesse globale de la société pouvant être divisée par le nombre des individus qui la composent à un moment donné, pour connaître la richesse moyenne de chacun d’entre eux, inversement la richesse globale est égale à la richesse moyenne individuelle multipliée par le nombre d’individus composant cette société. Pyramide sociale et échelle de richesse expriment donc ici : d'une part, par le volume de la pyramide l’importance en nombre, toutes catégories sociales confondues, de la population qui l’habite et d'autre part, par la hauteur concomitante de son échelle de richesse, le niveau de richesse collective de cette population. Le positionnement de chaque strate de population, ou catégorie sociale (réduite ici à deux : les pauvres et les riches), composant la pyramide sociale, par rapport aux graduations de son échelle de richesse, indique le niveau et la part de la richesse collective afférant à chacune des populations constitutives des pauvres et des riches.

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Figure 8

Étant conventionnellement admis que le volume de la pyramide est représentatif de la population qui l'habite, un calcul simple permet de connaître la répartition en pourcentages de cette population, en pauvres et riches, les uns et les autres détenant chacun la moitié de leur richesse collective. Par application de ces pourcentages à cette même population, il est alors possible de connaître sa répartition en nombre pour une population totale déterminée. C'est ce que schématise la figure ci-dessus, qui permet par ailleurs de conclure qu'à population totale constante, tout déclassement d'un occupant de la pyramide sociale dans un sens a pour effet le déclassement d'un autre occupant en sens inverse.


Figure 8bis - Rappel



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Figure 9

Le même calcul que celui afférent à la figure 8, appliqué à la pyramide sociale dont la population est segmentée en 3 catégories (riches, classes moyenne et pauvres) au lieu de 2 (riches et pauvres), permet de déterminer le pourcentage de la population de chacune de ces catégories, face à la part de richesse (1/3) dont chacune est structurellement détentrice.

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Figure 10


Comme il faut s'y attendre avec l'accroissement de la population et de sa richesse collective, une augmentation s'ensuivra de l'écart entre le sommet – mobile de la pyramide sociale et sa base – inamovible. Le même calcul peut être effectué dans cette perspective, avec pour résultats les pourcentages de la population totale indiqués dans la figure ci-dessus, pour une segmentation de la population en 4 catégories au lieu de 3,

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Figure 11

Quelle que soit la population de la pyramide sociale et l'époque à laquelle elle est observée, il est donc possible de connaître, par application de pourcentages irréfutables, la répartition de la population de la pyramide sociale. Il en est ainsi dans la figure ci-dessus, concernant la population humaine telle qu'estimée avoir été celle de la planète au début de notre ère.

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Figure 12

La figure 12 ci-dessus, fait état du dénombrement par catégories sociales de la population humaine en l'an 2000, de la même manière que pour l'an 1 de notre ère à la figure précédente.

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Figure 13

La figure 13 ci-dessus représente les 2 pyramides sociales des figures précédentes (11 & 12) ramenées à l'échelle d'une richesse leur étant commune, ayant crue avec leur population et les fruits de leurs activités au cours de deux millénaires. Une telle représentation met schématiquement en évidence, d'une part l'accroissement dans le temps de l'écart entre sommet et base de la pyramide sociale, du fait de l'élévation de celle-ci, allant de paire avec celle de la richesse collective, et d'autre part l'évolution du niveau de richesse de chaque catégorie sociale, mesurée par rapport à l'échelle de richesse globale de la société : évolution structurelle des inégalités sociales.

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Figure 14



Cette figure 14 peut alimenter la réflexion concernant l'incidence sociale de la croissance et de la décroissance économique, souvent sommairement réduite à leurs conséquences environnementales. Y est exprimé, à population constante, ce qui en résulte pour chaque catégorie sociale, quant à son enrichissement ou à son appauvrissement, rapporté à la proportion de la population totale de chaque catégorie sociale.

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Figure 15

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Figure 16

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Figure 17


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Figure 18


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Figure 19

La pyramide sociale Inversée


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Figure 20

Courbe d'évolution de la population mondiale sur 2 millénaires


                                                                                                                          
                                                                                                                                     Source : ONU

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Figure 21

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Figure 22
Figure 23
Figure 24
Figure 25
Figure 26
Figure 27
Figure 28
Figure 29
Figure 30











dimanche 21 février 2016

02 - Avant-propos

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’in­terdépendances n’emporte, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de leur volonté d’améliorer leur condition.

Reconnaître la pyramide comme représentative de cet état de fait, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme. C’est plus pragmatiquement une façon d’identifier, par la simple observation de la réalité et sans prétentions scientifiques, l’origine profonde des maux d’ordre social dont souffre l’humanité, et d’accéder ainsi aux moyens de les combattre en connaissance de cause.

Au lieu de cela, plus l’homme s’est avancé et s’avance sur le chemin du progrès, moins il a toléré et tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser, au prétexte qu’elle serait incompatible, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Mais les causes majeures des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulteraient-elles pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive de la sorte d’un moyen essentiel de discerner, au-delà des croyances et des dogmes tant religieux que politiques ou sociaux, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables ?

Ce sont ces mécanismes qui sont décrits ici dans toute leur vérité, en mettant en évidence la relation incontournable existant entre la structure de la société, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes, matérielles comme immatérielles.

Descriptive, d’un réalisme implacable, la pyramidologie sociale n’est pas une idéologie, même si elle permet d’en entrevoir une. C’est une théorie, en même temps qu’un outil s’of­frant à chacun pour l’engager à concevoir les limites de ses propres utopies sociales, par la simple observation et un raisonnement pragmatique. Il suffit à qui veut en user d’accepter la remise en cause de ses croyances.

À en juger par la persistance des revendications les plus élémentaires émanant de pauvres toujours plus nombreux, si Marx et bien d’autres avant lui et depuis, avaient intégré la py­ramidologie sociale, à leur raisonnement, peut-être n’auraient-ils pas entraîné l’hu­manité dans les égarements de la dictature du prolétariat, non moins redoutables que ceux du capitalisme. Ceux qui s’obstinent à cultiver leur pensée égalitariste et totalitaire devraient y réfléchir ; et davantage qu’eux, ceux qui les écoutent et les croient. Ceci est d’autant plus nécessaire et urgent que la prolifération de l’espèce aggrave chaque jour la condition humaine, à commencer par celle des plus handicapés par les hasards de leur naissance et les aléas de l’existence.

Les inégalités sociales augmentent inexorablement avec la population, le progrès, et l’enrichissement de la société ; ces deux derniers critères, indissociables compagnons de la croissance, résultant de la suprême aspiration de l’homme qui est d’amé­liorer sa condition. Il s’y évertue obstinément depuis toujours, y appliquant les atouts dont il hérite de manière très inégale à sa naissance. C’est ainsi que se construit inlassablement le progrès, au bénéfice de tous, dans tous les domaines, quelles que soient les conditions de son partage. C’est la somme de ces apports individuels qui meut un ascenseur social collectif dont la puissance croît avec le nombre de ceux qui l’actionnent par leurs activités. Or ce nombre atteint des proportions le rendant chaque jour de moins en moins compatible avec une gouvernance démocratique, en même temps qu’abusivement prédateur de son environnement.

La surpopulation est la cause fondamentale de dommages écologiques contre lesquels toutes mesures secondaires resteront vaines, tant que cette cause première n’aura pas d’abord été réduite, et il en est de même concernant les inégalités sociales. Atteignant des niveaux records, elles sont promises à croître encore, en dépit des luttes que l’homme livre sur tous les fronts depuis qu’il existe et des politiques les plus compatissantes qu’il puisse adopter. Dans un cas comme dans l’autre, seule la réduction de la population – par une dé­natalité consentie – permettra de maîtriser un progrès et un enrichissement collectif dorénavant frappés de dé­raison. C’est ce que veut démon­trer la pyramidologie sociale.

« Ainsi l’homme a depuis des siècles ressenti l’angoisse ou au moins l’étrangeté, la bizarrerie de son existence. Cependant nous n’avons pas encore un traité quelque peu consistant de la condition humaine. J’atteignais l’âge d’homme lorsque parut le roman d’André Malraux. Je me rappelle l’étonnement, l’irritation, presque la colère, qu’un tel titre ait pu être disponible pour un roman, si poignant puisse-t-il être. Quoi ? La condition humaine1 n’était pas le titre d’un grand ouvrage de philosophie ? Il pouvait, sans que personne s’en étonne désigner le récit d’un obscur épisode révolutionnaire exotique à personnages fictifs ? Cela me fit savoir combien l’humanité a peu conscience d’elle-même, et par quels moyens anecdotiques elle commence à se découvrir. L’âge mental de l’humanité est comparable à celui d’un enfant de dix ans. La condition humaine, ou : Les Malheurs de Sophie. » Jean Fourastié – Ce que je crois, p.42 – Éditions Grasset – 1981

L’humanité a-t-elle mûrie depuis que Jean Fourastié a écrit ceci ? Bien peu, à en juger par des revendications sociales croissant en dépit d’un progrès aussi indéniable que considérable. Mais peut-être nous en fournit-il la raison, quand il poursuit : « ce qui manque le plus à l’homme ce sont les synthèses ». En effet, dans un monde dont la complexité croît indéfiniment avec le nombre, quelle synthèse est permise quand les experts eux-mêmes sont confrontés à amoncellement de savoirs aussi divers qu’approfondis ; à leur enchevêtrement les rendant de plus en plus impénétrables. Et comme si cela ne suffisait pas, chacun est enfermé dans sa spécialité, ce qui ne peut conduire qu’à des “synthèses partielles”, lesquelles nous éloignent autant et davantage de la Connaissance qu’elles nous en rapprochent.

D’ailleurs, absorbé par son quotidien, l’homme n’est peut-être pas autant préoccupé de son sort qu’il y paraît et qu’il le devrait. Ou peut-être, habité par une forme de sagesse qui après tout en vaut bien une autre, préfère-t-il simplement ne pas s’en soucier, tant ceci peut lui paraître vain.

L’auteur n’a pas, en tout cas, la prétention de fournir ce traité de la condition humaine dont Jean Fourastié regrettait qu’il soit absent des bibliothèques. Il lui semble par contre que la mise en évidence des aspects fondamentaux de cette condition, telle qu’elle résulte d’une observation à la portée du premier venu, pourrait utilement contribuer à son avènement, et c’est ce qui sera tenté par les schémas qui suivent, illustrant sa réflexion sur ce qu’il a nommé pyramidologie sociale.

Bien que Wikipédia indique que « La pyramidologie [soit] un terme utilisé, parfois avec mépris, pour se référer aux diverses spéculations concernant les pyramides … » et que les occurrences mentionnant ce vocable ne manquent pas sur internet, “Pyramidologie” n’a pas davantage été trouvé dans le TLF (Trésor de la langue française – CNRS) que dans le Larousse, le Littré ou le Robert.

Dénuée de mépris autant que d’ésotérisme, la pyramidolo­gie sociale s’offre donc ici comme un néologisme désignant l’étude de la représentation pyramidale de la société des hommes (Fig.1).

L’auteur a déjà publié à ce sujet La pyramide sociale, monstrueux défi, ouvrage désormais obsolète. De nombreux articles et commentaires sont par contre lisibles en divers endroits du web, en particulier sur son blog au titre volontairement provocateur : Abominable pyramide sociale.


1— La condition humaine, roman d’André Malraux, prix Goncourt 1933