Références : Vatican News – Augustine Asta
https://share.google/v1s0VHZcVOFgQhgbK
L’alliance objective des pouvoirs religieux et politique, s’étant depuis toujours traduite par l’asservissement d’un nombre d’êtres humains encouragés à se multiplier au service d’un développement temporel, notamment économique, dont la démesure n’a d’égal que les inégalités de richesse qui en résultent, sous le louable prétexte de peupler toujours plus le royaume des cieux, sont ainsi condamnés, dans leur immense majorité, à se multiplier ici-bas jusqu’à la prolifération, dans une pauvreté s’aggravant 6 fois plus rapidement que se développe leur richesse.
« Ne pas garder pour soi, mais partager ce que l’on a, est en effet une question de justice. Est injuste celui qui accumule des richesses et reste indifférent aux autres ». Cette vision de la justice est « simple et radicale », car elle reconnaît dans l’autre « l’image de Dieu », aux allures purement comptables et dénuées de la moindre empathie, à défaut de compassion.
Or une religion sans « compassion et une vie sociale sans solidarité » sont un « scandale aux yeux de Dieu », a déclaré Léon XIV. Pourtant, de nombreuses sociétés « qui se croient avancées sombrent de plus en plus dans l’inégalité et l’exclusion », a-t-il regretté. Pour l’évêque de Rome, les personnes et les organisations qui « dominent sur les autres », « détruisent le monde que le Très-Haut a créé pour que nous vivions ensemble ».
« Les processus de mondialisation, convenablement conçus et gérés, offrent la possibilité d’une grande redistribution de la richesse au niveau planétaire comme cela ne s’était jamais présenté auparavant ; s’ils sont mal gérés ils peuvent au contraire faire croître la pauvreté et les inégalités, et contaminer le monde entier par une crise » ajoute Léon XIV, citant Benoît XVI.
Reprenant ensuite à son compte la pensée du Pape François : « Il faut penser à la participation sociale, politique et économique de telle manière qu’elle inclue les mouvements populaires, et anime les structures de gouvernement locales, nationales et internationales, avec le torrent d’énergie morale qui naît de la participation des exclus à la construction d’un avenir commun.
“Les Autorités sont appelées non pas à dominer, mais à servir le peuple et son développement. Le critère de l’action politique réside donc dans la justice, sans laquelle il n’y a pas de paix authentique, et s’exprime par la promotion de conditions équitables et dignes pour tous.” ».
Léon XIV encourage à unir « forces », « énergies spirituelles », ainsi que « toute intelligence et toute ressource qui font de la terre et de la mer des lieux de vie, de rencontre, d’émerveillement », ajoutant « Que leur beauté majestueuse touche notre cœur ; que leur étendue infinie nous interroge sur la transcendance ». Car, la Méditerranée, le Sahara et le « ciel immense qui les surplombe nous murmurent que la réalité nous dépasse de toutes parts, que Dieu est vraiment grand et que nous vivons tout en sa présence mystérieuse. »
Dans son adresse ne manquant pas de poésie, le Souverain pontife estime que les « symboles et les mots religieux peuvent devenir, d’une part, langages blasphématoires de violence et d’oppression, et d’autre part, signes sans signification, dans ce grand marché de consommation qui ne rassasie pas ». Mais, nuance le Pape, ces « polarisations absurdes ne doivent toutefois pas nous effrayer ». Il faut « y faire face avec intelligence », conseille Léon XIV, qui encourage à unir « forces », « énergies spirituelles », ainsi que « toute intelligence et toute ressource qui font de la terre et de la mer des lieux de vie, de rencontre, d’émerveillement ».
Le Souverain pontife estime par ailleurs que les « symboles et les mots religieux peuvent devenir, d’une part, langages blasphématoires de violence et d’oppression, et d’autre part, signes sans signification, dans ce grand marché de consommation qui ne rassasie pas ». Mais, précise-t-il, « ces polarisations absurdes ne doivent toutefois pas nous effrayer ». Il faut « y faire face avec intelligence », conseille simplement Léon XIV.
Or cette intelligence sur laquelle le Pape insiste, n’est-elle pas précisément la grande absente du mécanisme naturel, résumé schématiquement ci-après ? Pourquoi les grands ordonnateurs de l’humanité qu’ont été et demeurent les pouvoirs religieux et politiques, n’ont-ils pas tenu compte et persistent-ils à ignorer les effets pourtant inéluctables de la croissance démographique mondiale de l’humanité et de sa répartition au cours de notre ère, exprimée par la courbe connue de tous, rappelée elle aussi ci-après ?
Ceci n’implique-t-il pas que “l’intelligence” qui vise l’amélioration du sort des pauvres – ici et maintenant –, doive concevoir que la question étant d’ordre temporel, toute ambition est d’abord affaire d’équilibre entre les ressources d’un environnement limité et les besoins du vivant qui le peuple, dans sa diversité et sa croissance ?
Quoi qu’il en soit, le droit exorbitant de donner la vie est exercé – ici et maintenant –, et encouragé en dépit du fait que « l’être humain est [comme tout autre expression du vivant], avant toute autre considération un consommateur » Gaston Bouthoul, in Traité de Sociologie, Payot 1976, et Jean Bodin, en d’autres termes, quelques siècles avant lui.
Peupler le royaume de Dieu, c’est bien, mais le sur peupler au regard de ses ressources, vitales et accessoires, peut non seulement dépasser dangereusement cette intention – probablement par anticipation ou confusion entre temporel et éternel –, d’autant plus malencontreusement que le respect de l’équilibre entre ressources et besoins humains, allongerait aussi naturellement que paisiblement la durée du peuplement éternel.
En d’autres termes, l'amélioration de la condition humaine, et plus précisément de celle des pauvres, étant d’ordre strictement temporel, elle ne saurait être obtenue autrement que par des mesures du même ordre, n’ayant rien de mystique. Les intéressés étant davantage préoccupés, dans leur précarité, par l’augmentation suffisante de leurs effectifs garantissant le paiement de leur pension de retraire le moment venu, que par leur vie éternelle à suivre
Le dogme surnataliste s’appliquer à l'éternité, monde des morts ; de ceux qui ont achevé leur séjour temporel ; ici-bas des croyants. Ceux-ci et davantage qu’eux leurs guides spirituels, doivent êtres conscients que peupler le royaume de Dieu et plus précisément son domaine terrestre c’est bien, mais que le surpeupler dépasse dangereusement cette intention, jusqu’à en annuler les effets.
Léon XIV, conscient de ces réalités qui dérangent nullement tant d’autres croyants – des plus humbles à bien des docteurs de la foi – ne manque probablement pas d’opposants, dont il sera intéressant de connaître les réactions
Invitation à lire pour précisions :
Effets de sa démographie sur l’avenir spirituel l'humanité
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2026/02/evolution-et-effets-de-sa-demographie.html
Les pauvres se multiplient davantage que les riches, pourquoi et comment ?
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2017/10/plus-sa-population-augmente-plus-la.html
%20incontournable%20pyramide%20sociale%20(liss%C3%A9e)%20-%20Copie.jpg)
%20Partition%20struturelle%20de%20la%20richesse%20collective.jpg)
%20Partage%20fondamental%20de%20la%20richesse%20collective%20en%20%25.jpg)

%20Courbe%20de%20l'%C3%A9volution%20de%20la%20population%20sur%2020%20si%C3%A8cles.jpg)

%20incontournable%20pyramide%20sociale%20(liss%C3%A9e).jpg)

%20Partage%20fondamental%20de%20la%20richesse%20collective%20en%20%25.jpg)
%20R%C3%A9partition%20structurelle%20moderne%20de%20la%20richesse%20en%20%25.jpg)

%20Partition%20struturelle%20de%20la%20richesse%20collective.jpg)
%20R%C3%A9partition%20structurelle%20moderne%20de%20la%20richesse%20en%20%25.jpg)