samedi 22 août 2026

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux

Vient de paraître





Autoédité, cet ouvrage peut être commandé, dans sa version papier – 136 pages (non exemptes de quelques imperfections en cours de correction)  – à l'adresse suivante : http://www.lulu.com/content/livre-%c3%a0-couverture-souple/surpopulation-humaine---la-cause-de-tous-nos-maux/19305656


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Revenu universel et lutte des classes


« Le revenu de base, encore appelé revenu universel ou allocation universelle, est une somme d'argent versée par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni obligation ou absence de travail.» Wikipedia
Outre une littérature abondante, de nombreux blogs et sites internet traitent d’un sujet encore chargé d’utopie, et permettent de l'approfondir.


Sans se préoccuper de ce qu'est fondamentalement leur condition, et bien avant que Marx les y aient invités, les hommes ont pratiqué la lutte des classes pour tenter d'améliorer celle des plus défavorisés d'entre eux. Depuis, refusant obstinément cette condition dans ce qu'elle a de plus irrémédiable, ceux qui s'en plaignent et plus encore ceux qui prétendent les secourir, s'épuisent à la manière d'insectes face à la vitre qu'ils ne voient pas, dans l'illusion que l'amélioration du bien-être de l'humanité est le résultat de leur lutte, alors que c'est aux progrès technique et scientifique qu'elle est due. Ce n'est en effet pas un hasard si ces conditions de vie se sont améliorées et continuent de le faire, précisément depuis l'industrialisation des activités humaines, telle que ces progrès l'ont permise – en dépit de la résistance de ceux dont ils menacent souvent les emplois – et que les écarts sociaux et les frustrations qui en résultent pour l'immense majorité des individus continuent de croître, suscitant imperturbablement les mêmes revendications. C'est ainsi que l'être humain ignore obstinément les raisons et la mesure dans lesquelles la recherche d'une amélioration de son sort par les voies qu'il emprunte l'aggrave au contraire toujours plus. L'accroissement incessant des inégalités sociales et de la pauvreté en est la preuve accablante. Il faut rappeler à ce propos, qu'alors que la population humaine est passée de 250 millions d'individus à bientôt 8 milliards, le nombre de pauvres profonds est aujourd'hui de l'ordre de 1 à 2 milliards, soit au minimum 4 fois ce qu'était la population humaine totale – toutes conditions sociales confondues – au début de notre ère, quel que soit le nombre de ceux qui échappent à la pauvreté "ordinaire". Dès lors, se pose la question de savoir comment réduire les inégalités sociales autrement que par la lutte des classes.


Pour y parvenir, la reconnaissance d'au moins trois vérités fondamentales s'impose :

Richesse et pauvreté existent l’une par l’autre et quelles soient d'ordre matériel ou immatériel, elles sont des composantes incontournables de la condition humaine, quels que soient les aléas de la naissance et du parcours de chacun durant son existence, de même que les efforts dont il soit capable, concurremment avec ses semblables.
C'est ainsi qu'à l'exception du plus riche de tous – occupant cette position jusqu'à ce qu'un autre prenne sa place – et de ceux qui totalement démunis se situent au niveau zéro de la richesse, chaque être humain est le riche ou le pauvre de plus riche ou de plus pauvre que lui.

Fondée sur les inégalités de ceux qui la composent, telles qu'elles résultent de la relativité évoquée au point précédent,la structure de la société des homme est incontournablement pyramidale et les individus s'y répartissent, dans leur interdépendance,selon leur niveau de richesse, non limitativement matérielle il faut le rappeler.
Nota:Les pourcentages indiqués dans les figures illustrant cet article,peuvent varier en fonction de déformations circonstancielles de la pyramide sociale.Pour toutes précisions d'ordre méthodologique, voirhttps://pyramidologiesociale.blogspot.com/2016/11/figures.html

3° Si la richesse n’a pas d’autres limites que l’appétit de ceux qui la convoitent et les ressources dont ils la tirent, la pauvreté en a une, qui est le niveau zéro de la richesse, là où se situent les pauvres profonds et au-dessous duquel nul être humain ne peut descendre. Et c'est là qu'est paradoxalement la solution pour éradiquer la pauvreté profonde. Car si la relativité entre richesse et pauvreté ne peut être abolie, la pauvreté profonde peut être éradiquée, en "isolant"ceux qui en sont frappés du niveau zéro de la richesse, par le revenu universel (RU). Voir. figure ci-après.

Au nom des principe d'égalité et d'universalité, cet "isolant" (montant du RU) doit garantir à tous ses bénéficiaires la satisfaction de leurs besoins vitaux et de leur dignité, sans pour autant en compromettre le financement, ce que permettrait l'affectation à de telles fins des aides existantes qui deviendraient ainsi sans objet.


À condition de ne pas en rester à une mesure d'assistance parmi d'autres, concernant les seuls pauvres, le bénéfice d'un revenu véritablement universel, instauré progressivement partout dans le monde, en tenant compte de la situation de chaque pays pour en contrôler les effets migratoires, ne s'arrêterait pas là et présenterait non limitativement les avantages suivants :
  • - Le RU étant suffisant pour vivre décemment en garantissant à chacun la satisfaction de ses besoins vitaux ainsi que l'accès au progrès, ceux qui souhaiteraient bénéficier du superflu seraient libres de travailler pour se le procurer, dans la limite du supportable par l'environnement et ses ressources.
  • - Fondé sur le partage d'un temps libre en augmentation plutôt que sur celui d'un travail humain en voie de raréfaction, l'éradication du chômage et de la misère dont il est généralement assorti serait ainsi possible, le risque de manque de main d’œuvre étant par ailleurs progressivement écarté par la robotisation des tâches, dont la généralisation déjà largement engagée pourrait être poussée sans en craindre les effets privatifs d'emplois.
  • - Toutes les catégories sociales bénéficiant du RU, riches comme pauvres seraient libres, toujours dans le respect de l'environnement et de ses ressources, de s'enrichir, payant un impôt proportionnel à cet enrichissement, finançant entre autres charges collectives celle du RU.
  • - Comme évoqué ci-dessus, le RU aurait pour effet de décourager l'expatriation de tous ceux dont c'est le seul recours, dès lors qu'ils souhaitent accéder à le meilleures conditions d'existence ou plus banalement s'extraire de leur misère profonde.

Mais ainsi instauré, le RU mettrait-il fin à la lutte des classes ? Ne faut-il pas compter avec l'obstination de ceux qui sont davantage intéressés par l'appauvrissement des riches que par l'éradication de la pauvreté profonde ; réaction d'irréductibles frustrés et envieux, à qui il importe davantage d'appauvrir les riches, voire d’œuvrer à leur utopique disparition, que de secourir les pauvres.

Ne faudra-t-il pas en outre penser à ceux dont les pauvres sont la raison d'être et qui seraient ainsi privés d'une cause qui leur est chère ? Qu'ils se rassurent ; si les inégalités devant l'instruction, l'éducation et surtout de la santé, peuvent se réduire par un relèvement du niveau de vie de ceux qui en souffrent – ce que permettrait le RU –, elles présentent des aspects qui échapperont toujours aux mesures les plus efficaces.

jeudi 6 août 2026

Le curé du Simplon-express

 

Il y a bien longtemps, je me trouvais à Lyon en une fin d'après-midi d’été, et devais me rendre à Turin. La journée ayant été particulièrement chaude et fatigante, je décidais d'attendre le départ d’un train qui était à quai, plutôt qu’au buffet de la gare de Perrache, envahi par des voyageurs cherchant vainement à se rafraîchir dans les bruits d’une foule bavarde. La rame avait passé l’après-midi au bout d’une voie ombragée par un auvent, et les vitres des compartiments que des employés avisés avaient baissées la ventilaient, ce qui fit que je m'y trouvais fort bien. Premier à y monter, je pus choisir ma place en prenant mon temps pour les passer librement en revue en tenant compte de l'orientation de celle-ci, de la propreté de celle-là, etc. Désœuvré et assommé de chaleur, je n'avais rien de mieux à faire.

C'était le “Simplon-express”, l’un de ces trains courts d’un certain luxe, mais aux aménagements fatigués et aux tissus râpés. Tous de première classe, des sièges suffisamment spacieux et d’un confort encore appréciable, s’offraient pour y passer à l'aise les quelques heures que durait la traversée des Alpes jusqu’à Turin. Un repas pouvait même être servi, à leur place, aux voyageurs qui le désiraient, chacune étant équipée d’une petite table sur laquelle il était aussi possible de travailler.

Au terme d’une flânerie qui me fit parcourir le peu de voitures qui composaient le convoi, j'optais enfin pour un emplacement à côté d’une fenêtre. Je rangeais mes bagages dans le filet et m'assis, solitaire et en toute quiétude. Animé des meilleures intentions, je tirais un dossier de ma serviette et me mis à travailler. Après avoir parcouru d'un œil distrait quelques pages, l’esprit n’y étant pas, je les abandonnais négligemment sur la table, pour rêvasser en attendant l'heure encore lointaine du départ.

Par association d’idée, je me remémorais l’aventure qui m’était arrivée quelque temps auparavant en gare de Bordeaux, alors que j’y prenais le train pour je ne sais plus quelle destination. Étant arrivé là-aussi en avance, j’avais choisi de la même façon, une place dans des compartiments absolument vides. J’avais installé mon bagage dans le filet, au-dessus de la place que je comptais occuper, non sans m’être assuré qu’elle n’était pas réservée, et m’étais absenté pour aller acheter un journal au kiosque situé non loin de là sur le quai. Quand je revins, quelques minutes plus tard, un seul voyageur était monté dans le wagon, mais il occupait la place que j’avais abandonnée et que je pensais m’être réservée. C’était un petit bonhomme malingre, au teint bilieux et au regard peu amène. Je lui fis remarquer mes bagages au-dessus de lui, en le priant courtoisement de se déplacer. Je pensais que c’était mon droit, mais j’étais tombé sur un chicaneur patenté qui, au lieu de s’exécuter, me répondis qu’en agissant comme je l’avais fait j’avais réservé une place dans le filet à bagages, où je pouvais m’installer si tel état mon désir ; quant à lui, il ne bougerait pas, se trouvant fort bien à l’emplacement qu’il occupait. Il avait manifestement investi la place en connaissance de cause, y ayant vu l’occasion d’une chicane qu’il s’apprêtait à poursuivre et éventuellement envenimer. J’étais tombé sur l’un de ces phénomènes comme il s’en observe parfois chez les chiens ; un de ces roquets dont l’instinct les prévient du caractère bonasse de celui auquel ils n’hésitent pas à s’attaquer, sachant qu’ils ne risquent rien ayant affaire à un adversaire qui préférera l’esquive à la dispute. Ce fut effectivement ce qu’il advint. Je prélevais ma valise et mon vêtement là où je les avais déposés et partis occuper une autre place, sans plus adresser la parole à mon antagoniste qui s’en trouver contrarié mais demeura sur sa faim. Je ressentais encore le plaisir intime que m’avait procuré son air dépité à l’idée d’être ainsi privé de la joute qu’il pensait avoir trouvé l’occasion d’engager et j’en souriais encore à plusieurs mois de distance.

C’est alors que je fus tiré de mes pensées peu charitables par quelqu’un qui montait dans le compartiment, par la porte située derrière moi. Un voyageur en avance lui aussi, qui souhait se remettre de la chaleur de la journée en attendant le départ.

À part moi-même, le wagon était encore entièrement vide et je fus donc surpris de voir s'arrêter à mes côtés un vieux prêtre en soutane, vêtement déjà tombé en désuétude à l'époque. Il portait d'une main une mallette ayant visiblement beaucoup voyagé, alors qu’à son bras libre pendait une grande pèlerine au tissu râpé. Archétype du curé de campagne comme il ne s’en voyait déjà plus, je crus rêver en le voyant planté là, au-dessus de moi, son chapeau noir à large bords sur la tête. C'était bien un vieux curé, en chair et en os, qui me tira définitivement de mon demi-sommeil en laissant choir sa pèlerine sur mes genoux alors qu'il tentait de la mettre dans le filet à bagages apparemment trop haut pour lui. Il s'excusa de sa maladresse et je ne pus faire moins que lui proposer mon aide, bien que comprenant que je répondais ainsi, comme il le souhaitait, à une manœuvre de sa part destinée à établir le contact. N’ayant rien de mieux à faire, je rentrais dans son jeu, le saluais avant qu’il ait fait de même en soulevant sa coiffure, et m’empressais de lui rendre le menu service de placer son modeste bagage et son vêtement là où il souhaitait qu’ils soient.

L’empressement et la faconde qu'il manifesta pour accepter mon aide me confirmèrent dans l’idée que la chute de la pèlerine avait été calculée et qu’il attendait davantage de moi que mon aide, fut-elle assortie de civilités. C’en était fini de la tranquillité sur laquelle je comptais. La raison pour laquelle il avait choisi cette place à mes côtés était visiblement qu’il craignait de s'ennuyer seul dans son coin. Fort bavard, il engageât d’ailleurs sans attendre la conversation, prenant prétexte de me féliciter de mon obligeance, tout en prenant place sur le siège qui me faisait face. Dès cet instant je crois bien qu'il ne cessa pas de parler jusqu’à notre arrivée à Turin, quelques heures plus tard, y compris pendant le repas que nous prîmes face a face. Je n’en regrette rien, car ses propos furent assez édifiants pour que je m’en souvienne et qu’ils alimentent encore certaines de mes réflexions de nombreuses années après.

J’appris ainsi – présentations obligent – qu’il arrivait de Saône-et-Loire où il avait exercé son sacerdoce pendant de nombreuses années, dans une paroisse perdue de la campagne, et rentrait à Rome après avoir rendu visite à ses anciennes ouailles. Il avait choisi de le faire en empruntant le chemin des écoliers et se rendait comme moi à Turin, comptant y passer quelques jours chez l’un de ses vieux amis et confrères. Il comptait regagner ensuite le Vatican qu’il ne quitterait plus jusqu’à sa mort disait-il, raison pour laquelle il effectuait cette tournée, dont son ancienne cure avait été l’étape majeure. Il s’offrait ainsi le plaisir de revoir ce qui avait été sa vie et ceux qui restaient, parmi les êtres et les lieux qui l’avaient jalonnée. Il faisait en quelque sorte sa tournée d’adieu à son passé.

Ce fut à la fois avec modestie et une fierté naïve qu’il me confia avoir fait une carrière ecclésiastique loin d’âtre anodine, puisqu’il professait maintenant le droit canon à l'université de Latran, en même temps qu’il siégeait au Tribunal de la Grande Rote. Je ne lui cachais pas, en réponse, que j'étais pour ma part agnostique, mais il n'en parut pas choqué et sembla au contraire ravi de l’occasion d’en rencontrer un avec qui s’entretenir. Non pas du fait que je ne fus pas croyant bien sûr, mais de rencontrer quelqu'un qui ne partageant pas ses opinions et ne s’en cachant pas, lui offrait d’autant plus opportunément l’occasion d’exprimer au moins une partie de sa culture sur le sujet, donc de parler. Son expérience et sa sagesse ne pouvaient que l’amener à ne pas se faire d’illusions sur les chances de succès de son prosélytisme – qu’il ne força d’ailleurs en aucune manière. Je me comportais de mon côté en auditeur aussi courtois qu’attentif, séduit par une ouverture d'esprit que je supposais guère possible chez un homme de son état et de son âge : il avait plus de quatre-vingts ans. Étant moi-même trentenaire à l’époque, j'en éprouvais que davantage d’intérêt pour ses propos, ce qui lui convenait à merveille.

Ayant d’abord choisi de me parler de religion sans en citer aucune, Il me fit une longue et passionnante dissertation sur le bien et le mal. C’est ainsi que je découvris qu’il y a tellement peu de différence entre l'un et l'autre qu’il n'y a rien d'étonnant à ce que les hommes les confondent si souvent. C'est pourquoi, m’assura-t-il, tous leurs péchés seraient absous.

Puis Dieu et le diable furent à leur tour évoqués. Même puissance, même omniprésence. Et si la victoire du premier sur le second est promise, il sera malaisé de s’y reconnaître, tant le monde est également soumis aux deux. L’homme est en tout cas dans l’impossibilité, de distinguer entre un Dieu tentant sa créature pour l’éprouver dans la liberté qu’Il lui a laissée de se déterminer, et le malin – qui ne peut être qu’une invention du Créateur de toute chose – la poussant à pécher. Mon vieux curé ne cachait pas les questions qu’il se posait lui-même à ce sujet, encore à son âge. Il m’engageait à faire de même et à réfléchir sur le fait que Dieu et le diable non seulement n’existent que l’un par l’autre mais pourraient bien être la même chose. De même du bien et du mal, sauf que – si j’ai bien compris – Dieu, créateur de toutes choses, donc de Satan s’en remet en tous cas à lui pour assumer le pire.

Il aborda ensuite un sujet qui pourrait sembler plus accessible en évoquant le célibat des prêtres, contre lequel il s'élevait, considérant qu'il les place en marge de la société qu'ils ont pour mission de conduire. L'éducation des enfants, avant qu’ils ne soient à leur tour des parents, constituant le fondement de la vie de famille avant que d’être celui de la vie publique, comment, selon lui, des êtres n'ayant aucune vie de famille pouvaient-ils être autre chose que de pâles théoriciens ? Toute chance de tenir compte de réalités quotidiennes aussi diverses que mouvantes ne peuvent que leur échapper et ils y perdent non seulement en efficacité mais en crédibilité.

J'eus encore droit à un chapitre sur la société pontificale et la vie à Rome. Il regrettait le confinement qui en résultait et me dit que les ecclésiastiques qui y travaillaient et décidaient des grands principes régissant la vie de l'église et de ses adeptes en étaient victimes, en dépit des rapports leur parvenant du monde extérieur. Il déplorait aussi que cet univers clos soit le lieu d'exercice d'une politique intérieure des plus actives menée par ceux qui y vivent et s’y complaisent. Chacun me dit-il n'a à la bouche qu'un mot : appoggio –nous dirions le piston en français– et à l'esprit, l’unique souci de leur intérêt personnel et temporel.

Ainsi les hommes sont en tout lieu et quel que soit leur état les mêmes. De plus, leurs habitudes perdurent en toutes circonstances. Celles régnant dans la Rome d'aujourd'hui1, dont j'avais connaissance par un témoin digne de la plus grande foi, semblent bien être les mêmes que celles de la Rome d'hier, telles que je pouvais en avoir la perception à travers la rumeur et mes lectures. Je m'en trouvais conforté dans mon opinion sur la religion et l’église en général, avec d’autant plus de satisfaction qu’elle était le résultat des tâtonnements d’un ignorant ayant perdu la foi – assez vive de son enfance pour m’avoir fait croire un temps en ma vocation sacerdotale. Il en est ainsi des propos que nous échangeons dans les occasions les plus anodines : ils peuvent avoir des conséquences profondes et quelquefois opposées aux intentions de celui qui les tient.

Nous avions dîné sans que je m’en rende trop compte tant mon vieux curé m’avait captivé et nous arrivions maintenant à destination. Bavard impénitent, ce vieux directeur de conscience m'avait tenu en éveil en ne m’offrant que de rares occasions d’ouvrir la bouche depuis notre départ de Lyon et j’avais pu juger des impérieuses raisons pour lesquelles il avait choisi cette place, ainsi que le but de ses agissements lors de sa montée dans le compartiment. Je ne le regrettais pas, sa conversation m’avait passionné et je n'avais pas vu passer les trois heures qui s'étaient écoulées depuis notre départ.

Mon vénérable compagnon de voyage n'avait certainement pas l'intention de me convertir, mais comme je l'ai déjà dit je n’ai oublié, de nombreuses années après, aucun de ses propos, pas davantage d’ailleurs que ses ultimes paroles au moment de nous quitter, sur le quai de la gare de Turin où il était attendu avec attention. Répondant à mon salut respectueux il me dit, avec chaleur et un brin de gratitude :

— Au revoir cher Monsieur, que la bénédiction d’un vieux prêtre vous accompagne et puisse vous protéger. Et soyez remercié d’une conversation que j’ai tellement appréciée, que le voyage s’est accompli sans que je m’en sois aperçu.

Je regrette d’autant moins son ingénuité, que je n’avais quasiment pas ouvert la bouche, tant j’avais été attentif à ses propos. Je crois que cette rencontre fut déterminante pour expliquer la perte définitive d’une foi qui m’avait conduit, dans ma prime adolescence, jusqu’à envisager de me faire prêtre.

1 La rencontre datant des années 1970, il est possible que les choses aient changées depuis

dimanche 19 avril 2026

Le Pape et la pyramidologie sociale

Article révisé le 26/06/2026


Références : Vatican News – Augustine Asta

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C’est avec tout le respect dû aux foules et au souverain Pontife dont elles font leur pasteur, que l’auteur de ce blog  a ambitionné de commenter le discours prononcé à Alger par Léon XIV. De trop nombreux détails de la pensée pensée du Pape y valident en effet déjà teneur et les conclusions de la “pyramidologie sociale” – dont l’objet est l’étude de la relation existant entre la condition humaine et le caractère incontournablement pyramidal de sa structure sociale –, pour ne pas le faire savoir à tous ceux qui se limitent à lui opposer leur mutisme prudent, leurs dénis plus ou moins ignorants et soupçonneux. 

L’alliance objective des pouvoirs religieux et politique, s’étant depuis toujours traduite par l’asservissement d’un nombre d’êtres humains encouragés à se multiplier au service d’un développement temporel, notamment économique, dont la démesure n’a d’égal que les inégalités de richesse qui en résultent, sous le louable prétexte de peupler toujours plus le royaume des cieux, sont ainsi condamnés, dans leur immense majorité, à se multiplier ici-bas jusqu’à la prolifération, dans une pauvreté s’aggravant 6 fois plus rapidement que se développe leur richesse.


Le souverain pontife prêche-t-il autre chose, quand il évoque «… cette terre, carrefour de cultures et de religions… », et plaide «… pour une culture de la rencontre, une justice plus équitable et un rôle actif dans la construction d’un monde plus solidaire, parlant «… d’une société portée par des citoyens humbles mais essentiels » ; quand il insiste en disant « Ce sont elles qui sont fortes, ce sont elles l’avenir : celles qui ne se laissent pas aveugler par le pouvoir et la richesse. », dans toute la simplicité de la structure sociale de l’humanité (figure ci-après), base du raisonnement de la Pyramidologie sociale ?

Ainsi l'auteur, s'autorise-t'il de son entrée dans sa194ème année – en suffisante possession de ses facultés cognitives ; affligé d’une dizaine de pathologies dont plusieurs incurables pour faire appel à la révélation à quelques “Élus”, de mystères sur lesquels ils seraient autorisés à se faire 

Nul besoin d’une pensée ou de croyances religieuses

Caractère structurel incontournablement Pyramidal, révélé à l’homme, d’abord par le vase d’Uruk, puis confirmé par la Tour de Babel, quelques millénaires plus tard, en même temps que

L’homme s’arroge le droit de fonder une religion, monothéiste (?), faute d’une science génétique inventée depuis .

Lui accordant

L’être humain y est dépouillé de ses facultés Intelligentes le conduisant à la Vérité qui lui est due par la raison qui vient à lui manquer lorsqu’il 

194ème année, en suffisante possession de ses facultés cognitives ; affligé d’une dizaine de pathologies dont plusieurs incurables, pour imaginer faisant appel à

Invention de la révélation à quelques “Élus”, de mystères sur lesquels ils seraient autorisés à se constituer

Nul besoin d’une pensée ou de croyances religieuses

Caractère structurel incontournablement Pyramidal, révélé à l’homme, d’abord par le vase d’Uruk, puis confirmé par la Tour de Babel, quelques millénaires plus tard, en même temps que

L’homme s’arrogeait le droit de fonder une religion – monothéiste (?) –, faute d’une science génétique inventée depuis .

Lui accordant

L’être humain y est dépouillé de ses facultés Intelligentes le conduisant à la Vérité qui lui est due par la raison qui vient à lui manquer lorsqu’il 



« Ne pas garder pour soi, mais partager ce que l’on a, est en effet une question de justice. Est injuste celui qui accumule des richesses et reste indifférent aux autres ». Cette vision de la justice est « simple et radicale », car elle reconnaît dans l’autre « l’image de Dieu », aux allures purement comptables et dénuées de la moindre empathie, à défaut de compassion.











Or une religion sans « compassion et une vie sociale sans solidarité » sont un « scandale aux yeux de Dieu », a déclaré Léon XIV. Pourtant, de nombreuses sociétés « qui se croient avancées sombrent de plus en plus dans l’inégalité et l’exclusion », a-t-il regretté. Pour l’évêque de Rome, les personnes et les organisations qui « dominent sur les autres », « détruisent le monde que le Très-Haut a créé pour que nous vivions ensemble ».

« Les processus de mondialisation, convenablement conçus et gérés, offrent la possibilité d’une grande redistribution de la richesse au niveau planétaire comme cela ne s’était jamais présenté auparavant ; s’ils sont mal gérés ils peuvent au contraire faire croître la pauvreté et les inégalités, et contaminer le monde entier par une crise » ajoute Léon XIV, citant Benoît XVI.

Reprenant ensuite à son compte la pensée du Pape François : « Il faut penser à la participation sociale, politique et économique de telle manière qu’elle inclue les mouvements populaires, et anime les structures de gouvernement locales, nationales et internationales, avec le torrent d’énergie morale qui naît de la participation des exclus à la construction d’un avenir commun.

“Les Autorités sont appelées non pas à dominer, mais à servir le peuple et son développement. Le critère de l’action politique réside donc dans la justice, sans laquelle il n’y a pas de paix authentique, et s’exprime par la promotion de conditions équitables et dignes pour tous.” ».

Léon XIV encourage à unir « forces », « énergies spirituelles », ainsi que « toute intelligence et toute ressource qui font de la terre et de la mer des lieux de vie, de rencontre, d’émerveillement », ajoutant « Que leur beauté majestueuse touche notre cœur ; que leur étendue infinie nous interroge sur la transcendance ». Car, la Méditerranée, le Sahara et le « ciel immense qui les surplombe nous murmurent que la réalité nous dépasse de toutes parts, que Dieu est vraiment grand et que nous vivons tout en sa présence mystérieuse. »

Dans son adresse ne manquant pas de poésie, le Souverain pontife estime que les « symboles et les mots religieux peuvent devenir, d’une part, langages blasphématoires de violence et d’oppression, et d’autre part, signes sans signification, dans ce grand marché de consommation qui ne rassasie pas ». Mais, nuance le Pape, ces « polarisations absurdes ne doivent toutefois pas nous effrayer ». Il faut « y faire face avec intelligence », conseille Léon XIV, qui encourage à unir « forces », « énergies spirituelles », ainsi que « toute intelligence et toute ressource qui font de la terre et de la mer des lieux de vie, de rencontre, d’émerveillement ».

Le Souverain pontife estime par ailleurs que les « symboles et les mots religieux peuvent devenir, d’une part, langages blasphématoires de violence et d’oppression, et d’autre part, signes sans signification, dans ce grand marché de consommation qui ne rassasie pas ». Mais, précise-t-il, « ces polarisations absurdes ne doivent toutefois pas nous effrayer ». Il faut « y faire face avec intelligence », conseille simplement Léon XIV.

Or cette intelligence sur laquelle le Pape insiste, n’est-elle pas précisément la grande absente du mécanisme naturel, résumé schématiquement ci-après ? Pourquoi les grands ordonnateurs de l’humanité qu’ont été et demeurent les pouvoirs religieux et politiques, n’ont-ils pas tenu compte et persistent-ils à ignorer les effets pourtant inéluctables de la croissance démographique mondiale de l’humanité et de sa répartition au cours de notre ère, exprimée par la courbe connue de tous, rappelée elle aussi ci-après ?

Ceci n’implique-t-il pas que “l’intelligence” qui vise l’amélioration du sort des pauvres – ici et maintenant –, doive concevoir que la question étant d’ordre temporel, toute ambition est d’abord affaire d’équilibre entre l'état et les ressources d’un environnement limité, d'une part, et les besoins du vivant qui le peuple, dans sa diversité et sa croissance ?

Au lieu de cela, le droit exorbitant de donner la vie est exercé et encouragé sans intelligence ; en l'absence de précautions dignes de ce nom de garantir également aux nouveaux-nés l'état du berceau qui les accueillera, ni se soucier du fait que « l’être humain est, avant toute autre considération un consommateur » Gaston Bouthoul, in Traité de Sociologie, Payot 1976, et Jean Bodin en d’autres termes, quelques siècles avant lui.

Peupler le royaume de Dieu ne peut être qu'une bonne intention au regards de croyants, mais le sur peupler au regard de ses ressources peut non seulement dépasser cette intention, par anticipation ou confusion entre temporel et éternel, d’autant plus malencontreusement que le respect de l’équilibre entre ressources et besoins humains ici-bas, allongerait aussi naturellement que paisiblement la durée du peuplement éternel.

En d’autres termes, l'amélioration de la condition humaine, et plus précisément de celle des pauvres, étant d’ordre strictement temporel, elle ne saurait être obtenue autrement que par des mesures du même ordre, n’ayant rien de mystique. Les intéressés étant majoritairement davantage préoccupés par l’augmentation suffisante de leurs effectifs pour assurer le paiement de leur pension de retraire le moment venu, que par leur vie éternelle.

Le dogme surnataliste peut bénéficier à l'éternité, monde des morts ; de ceux qui ont achevé leur séjour temporel, ici-bas des croyants. Mais ces derniers et davantage qu’eux leurs guides spirituels, doivent êtres conscients que peupler le royaume terrestre de Dieu est tout autre chose ; le surpeupler diffèrant dramatiquement de leur intention, au détriment premier des plus nombreux que sont structurellement les pauvres.

Léon XIV, conscient de ces réalités défiant l'intelligence ne manque probablement pas d’opposants, dont il sera intéressant de connaître les réactions




Invitation à lire pour précisions :

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2026/02/evolution-et-effets-de-sa-demographie.html

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2017/10/plus-sa-population-augmente-plus-la.html

jeudi 26 mars 2026

Quand culmine le déni des réalités de le condition humaine

 

Voici, tel qu'exprimé par la rédaction de l'un de ces propagandistes du renoncement à l'humanisme, avec un manque de scrupules touchant à l’infamie, les obscurantistes motifs d’un antivonderleyennisme dont est surchargée l’anti-UE, comme en France l‘antimacronisme !

« Seulement, en pratique, une fois dans les eaux territoriales européennes, vous avez le droit de demander l’asile et vous serez pris en charge jusqu’à l’épuisement des recours. Ce qui signifie que l’on prétend protéger nos frontières sans renvoyer ceux qui les franchissent. C’est une mission impossible. » 

Reste donc à jeter les enfants avec l'eau du bain ! Élémentaire, non ?

Et pourtant, NON ce n’est pas mission impossible, bien que chaque jour qui passe rende cette mission  plus difficile !

À condition d’admettre les vérités fondamentales de la condition humaine et de les reconnaître pour ce qu’elles sont, et plus précisément telles que les ont aménagées – avec ou sans intervention divine – les pouvoirs religieux et politiques qui mènent le monde.

S’il en résulte les principes sur lesquels ces pouvoirs ont prospéré depuis, ce fut et cela demeure aux prix d’une incontournable et incessante multiplication structurelle des plus pauvres de ses représentants, au détriment de l’ensemble du vivant sur Terre et de son environnement commun ; au prix d’un affligeant déficit d’humanisme, sachant qu’avant toute autre considération, chaque représentant de ce vivant et plus particulièrement chaque être humain est un consommateur, se doublant d’un producteur dès qu’il est en âge de contribuer en tant que producteur, à la grande foire d’un “toujours plus” mortifère, ne serait-ce qu’à l’égard de l’espèce humaine et de ce que furent – trop souvent dans la pire l'hypocrisie – ses valeurs.

Le mal dont souffre la France, et davantage qu'elle tant d'autres pays, est d'ordre démographique et issu de celui dont est atteinte structurellement l'humanité entière. Et toute prétention à leur guérison, sans en tenir compte, relève de la mauvaise foi, de l'ignorance, du déni, ou de l'illusion.


Effets de sa démographie sur l’humanité

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Les pauvres se multiplient davantage que les riches, pourquoi et comment?

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2017/10/plus-sa-population-augmente-plus-la.html