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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

mardi 31 décembre 2019

Pyramidologie sociale - Définition et méthodologie

Pour comprendre sur quoi repose précisément la pyramidologie sociale.


La pyramidologie sociale a pour objet l'observation et l'analyse de la représentation pyramidale de la société humaine ainsi que de faits et chiffres lui étant associés, en vue d'étudier la relation existant entre démographie, économie et richesse de cette société. Est de la sorte mis en évidence par le raisonnement, soutenu par des calculs simples, faisant référence aux propriétés de la pyramide, le caractère incontournable de cette relation, ainsi que ses conséquences économiques sociales et environnementales.

Pré-requis
- Voir par ailleurs, sur ce blog, essai de définition de la richesse et de la pauvreté :
https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.fr/2017/11/pauvrete-et-richesse-essai-de.html
où il est notamment souligné que la dimension matérielle la richesse ne doit pas en ignorer d'autres, notamment intellectuelle et morale, dont il peut être déploré qu’elles soient reléguées à l’arrière-plan d'un matérialisme sur lequel se fonde principalement la hiérarchie d’une société en déficit d’humanisme.
Quoi qu’il en soit :
- Richesse et pauvreté – en tout – existent et se définissent l’une par l’autre dans leur relativité.
- Chacun est le pauvre, ou le riche, de plus riche ou de plus pauvre que soi (cf. figure ci-après).
- Si la pauvreté a une limite, aussi irrémédiable qu'exécrable, qui est le niveau zéro de la richesse, cette dernière n’en a pas d’autres que les ressources de la planète et l’ambition de ceux qui la convoitent – très inégalement –, animés par l'irrépressible désir d’améliorer leur condition et celle de leurs descendants ; ce qui distingue l’homme des autres espèces animales. 


Nota - Pour des raisons de simplification, il est conventionnellement admis que la pyramide* – universellement reconnue comme représentative de toute structure hiérarchisée et bâtie sur l'interdépendance de ceux qui la constituent – soit représentée ci-après par un triangle, comme la sphère peut l’être par une circonférence. Le même souci de simplification explique le lissage des représentations schématiques qui suivent


- Catégorie sociale, qu’est-ce que c’est ?
Alors que les “classes sociales” regroupent les individus dans une logique de différenciation par niveaux de vie ; de pouvoir d’achat ; de revenu, avec éventuelle référence à leurs catégories socio-professionnelles (CSP), les “catégories sociales” se positionnent objectivement par rapport à une échelle de richesse globale de la société.




- Richesse globale, ou collective, de la société = Somme des richesses matérielles et immatérielles, naturelles et résultant de l’ensemble des activités et autres apports de tous les membres de la société, quelle qu'en soit l'étendue : locale, nationale, mondiale
Quelle que soit son importance, cette richesse globale est par définition, en toutes circonstances, partout et à toutes les époques, égale à la richesse moyenne par individu, multipliée par leur nombre (et inversement) ; ce qui autorise à la rapporter à la société considérée ainsi qu’à la pyramide qui en est une représentation généralement reconnue.


- Échelle de richesse et répartition fondamentale de celle-ci : À partir de la relation richesse-population évoquée ci-dessus, une représentation de la richesse globale peut être associée à tout moment à la pyramide sociale, sous forme d’une échelle graduée allant d’un niveau zéro, inamovible, coïncidant avec sa base, jusqu’à un maximum sans limites aligné avec son sommet, lui-même mobile et croissant sans cesse avec la population et/ou sa richesse collective.


Parts de richesse globale par catégoriesociales- Le volume de la pyramide sociale étant conventionnellement admis comme représentatif du nombre total de ses occupants (population), les pourcentages indiqués dans les schémas suivants, expriment le rapport entre la population de chaque catégorie sociale et la population de la société considérée (par exemple mondiale) ; la part de la richesse globale revenant à chaque catégorie sociale correspondant aux divisionde l’échelle de richesse collective. C’est ainsi qu’est démontré que dans une partition de la société en deux catégories sociale (riches et pauvres), la moitié de la richesse collective échoit à 14 % de la population et l’autre moitié aux 86 % restant. À noter la proximité de ces chiffres par rapport au 20/80 du principe de Pareto ; la variation résultant de la distribution de la population concernée dans le polyèdre qu'est la pyramide.



Ce constat, particulièrement important, a pour corollaires :
1° - Qu'à population constante, tout déclassement de l'un des occupants de la pyramide sociale entraîne le déclassement d'un autre en sens contraire. Sont ainsi démontrées la limite de la liberté qu'a chacun des occupants de la pyramide sociale d'agir sur sa propre condition, ainsi que la conséquence d'une telle velléité, quels que soient les talents, les efforts, la chance de l'intéressé et les circonstances dans lesquelles ils s'expriment.
2° - Que toute amélioration de cette condition (déplacement vers le sommet de la pyramide sociale) requiert une augmentation du nombre de ses occupants et qu'inversement, toute réduction de ce nombre entraîne un déclassement inverse (déplacement vers la base de la pyramide sociale) de l'ensemble de sa population, sauf amélioration de la condition de l'ensemble de cette population tel qu'en est porteur le progrès, notamment scientifique et technique.

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Quel que soit le nombre de catégories sociales considérées, le calcul de la part de richesse collective revenant à chacune relève de la même logique. Il est ainsi possible d'appliquer les pourcentages obtenus à la population totale d’une pyramide sociale à une époque déterminée, pour connaître l'importance en nombre, à ladite époque, de chaque catégorie sociale dont elle est constituée…




… et de se livrer à des comparaisons, entre époques par exemple.


… ou populations ainsi que segmentations diverses.



* Certains préféreront à la pyramide d'autres représentations de la société comme le diabolo, le nuage, le cercle, etc. voire le camembert ou le donut**, d'apparition récente à Harvard (U.K.).

** Beignet annulaire inventé outre atlantique, bien différent du camembert, en goût comme en odeur, mais se prêtant à des partitions sectorielles assez comparables.  

À propos de “l'héritage Piketty”


Ainsi Thomas Piketty propose-t-il d’attribuer quelques dizaines de millers d'euros à chacun pour réduire les inégalités sociales, en s'appuyant sur une abondance de chiffres dont certains sont pour le moins contestables, à en croire par exemple l’extrait suivant d'un article publié par Libération :(cf.https://www.lci.fr/international/les-pays-du-g7-sont-ils-vraiment-les-champions-des-inegalites-2129962.html) et plus précisément son dernier paragraphe : « Les inégalités peuvent être mesurées grâce au coefficient de Gini. C'est un indicateur synthétique sur la distribution des revenus qui varie de 0 à 1. Ici, il sera multiplié par 100, afin d’obtenir un pourcentage. Cet indicateur fonctionne de la manière suivante : dans le cas idéal, chaque habitant touche exactement le même revenu, le coefficient de Gini est alors nul. Dans le pire des cas, un seul habitant capte l’intégralité du revenu et le coefficient de Gini est alors égal à 100. Donc, plus le pourcentage est élevé, plus le pays est inégalitaire. ». Sans pondération par la démographie ni l'économie – sans parler de l’aberration consistant à amalgamer revenu et patrimoine, quelle est la valeur des références de notre généreux distributeur des deniers d’autrui, et avec lui de bien d’autres experts en sciences dites humaines qu'il inspire ? Ne négligent-ils pas que dans un transfert aussi sommaire que celui qu’ils préconisent, quel que soit le montant alloué et le nombre de ses bénéficiaires, le sommet de l’échelle des richesses de la société ne cesse pas de coïncider avec celui de la pyramide sociale ? Cette dernière ne pouvant que s'élever d’autant, sans que son niveau zéro change d’un iota. Seul en résulte un creusement des inégalités sociales qui y règnent et ne cessent d’augmenter depuis toujours, avec la population humaine et un développement économique résultant de ses besoins.

C'est pour n’avoir jamais pris en compte le caractère, irrémédiable autant qu’exécrable, du niveau zéro de cette richesse, auquel logent la multitude des plus démunis d’entre nous, par différence avec son sommet, qui n’a pas d’autres limites que celles des ressources dont est tirée cette même richesse et l'ambition de ceux qui la convoitent, que les “pauvres profonds” – vivant avec moins de 2 dollars par jour – se comptent actuellement par milliards.

Autre exemple de l’invalidité des chiffres de référence de nos experts en sciences humaines : le fait que leurs évaluations du nombre de ces pauvres profonds va du simple au triple –, soit plusieurs fois la population de la planète au début de notre ère, toutes conditions sociales confondues ; quel que soit le nombre de ceux qui échappent à la pauvreté profonde : riches, représentants des classes moyennes et pauvres “ordinaires”.

Il n'est probablement pas de pire idée, pour exacerber la frustration du plus grand nombre, que d'accorder à tous un patrimoine censé égaliser leurs chances. N'est-ce pas en effet oublier ces autres moyens que sont – sans oublier la chance – le talent, l'ambition, l'énergie, etc. , distribués aussi inégalement que toute autre richesse et par lesquels seule une minorité s'est toujours montrée capable de faire fructifier son avoir ?

jeudi 19 décembre 2019

Questions à tous les experts en sciences dites humaines

En ces temps de bouleversements environnementaux, politiques, religieux, sociaux... et de santé publique ; alors que se multiplient, dans un véritable hymne au marxisme, articles et ouvrages à grand tirage voyant encore dans la lutte des classes le seul remède contre les inégalités sociales, la Terre porte 1 à 2 milliards de pauvres profonds – vivant avec moins de 2 dollars par jour –, soit 4 à 8 fois sa population, toutes conditions confondues, 2 millénaires plus tôt, à une époque vaniteusement considérée par les occidentaux comme le début de l’entreprise civilisatrice de l’humanité à l’échelle planétaire. Ceci quelles que soient les croyances et opinions des uns et des autres ainsi que le nombre de ceux qui ont le bonheur d’échapper à l’extrême précarité ; sachant que dans la relativité des notions de richesse et de pauvreté, 86% des êtres humains – les pauvres de tous niveaux – se partagent structurellement 50% d’une richesse commune accumulée au cours des siècles et profitant par définition à tous, l’autre moitié allant aux 14% restant : les riches.

Rien à voir avec le fameux 1% censé s’approprier 80% de cette richesse, proclamé comme pour exacerber la frustration des moins favorisés en la nourrissant d’un amalgame à la Prévert entre PNB, PIB, patrimoines individuels et commun, capital, revenu, salaire, rente, rémunération du travail et du capital, satisfaction de besoins vitaux et superflus, inégalités et altérité… tout en négligeant ou tenant pour honteux, l'ambition, l’initiative, la responsabilité, l’investissement et le goût du risque.

Après les innombrables jacqueries et révolutions qu’a connu l’humanité au cours des millénaires, l’extrême misère d’un prolétariat occidental cristallisé de fraîche-date par une industrialisation naissante, s’ajoutant à celle de millions de serfs vivant un autre temps aux confins de l’Europe, a suscité une fraternelle compassion dont naquit le marxisme. Mais c'est ce marxisme qui inspirera à son tour, par réaction ou surenchères non dénuées d'émotion et d'arrière-pensées, ces fléaux qu’ont été le communisme, le fascisme – du Caudillo au Duce en passant par bien d'autres – le nazisme, le maoïsme, etc. autant de doctrines qui perdurent et prospèrent sous diverses formes en de nombreux endroits de la planète en ne faisant qu’aggraver la condition humaine. Car si la misère la plus profonde a pu susciter le marxisme et expliquer son avènement, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une doctrine sommaire ; au plus haut point contestable dans ses dérives, en raison de ses débordements idéologiques ; d’une absence d’éthique ; d’une incitation à la haine, en bref d’un obscurantisme laïc n’ayant rien à envier au religieux. https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2018/05/un-autre-marx.html.
C’est pourtant le marxisme qui constitue de nos jours, consciemment ou non, la référence de la plupart des économistes et autres experts en sciences humaines, qu’ils soient de droite comme de gauche ; relayés par la grande majorité des média.

Mais c’est surtout l’ignorance des dimensions démographique et environnementale inhérentes à tout processus économique et social qui caractérise cette pensée dominante, nobélisée ou non ; soumise au tabou dont sont frappées toutes questions de population et a fortiori de surpopulation. C’est leur compassion, dévoyée par une idéologie faisant l’impasse sur les fondamentaux de la condition humaine, qui leur fait négliger que tous les maux de notre société n’ont pas d’autre histoire que celle de la relation économie-démographie. C’est ainsi qu’ils s’interdisent et interdisent à ce dont ils ont abusivement fait une science :
    — L’éradication de la pauvreté profonde.
    — La maîtrise des inégalités sociales.
    — La réconciliation de l’humanité avec son environnement.
En effet, sauf à contester les fondamentaux ci-après :
— Le développement économique résulte de nos besoins et non le contraire.
— Richesse et pauvreté, en tout, existent l’une par l’autre et sont relatives, comme elles l’ont toujours été.
— L’enrichissement de l’humanité a toujours été tiré de ses activités et des ressources que lui offre son habitat.
— Les hasards de sa naissance insèrent chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques, sociaux et culturels, quels que soient les aléas heureux ou malheureux de l’existence de chacun par la suite.
— Où que ce soit et sous tous les régimes, un pauvre ne peut enfanter que des pauvres comme un riche ne peut donner naissance qu’à des riches.
— C’est notre enrichissement, obtenu dans le libéralisme comme dans le dirigisme, qui a toujours et partout permis de financer le progrès scientifique et technique, pour toujours plus de développement économique, au bénéfice d’une population croissant sans cesse dans la négligence de son environnement.
Autant de vérités qu’il s’agit de reconnaître, pour les maîtriser par la raison plutôt qu’en exacerbant un stérile antagonisme entre des classes sociales condamnées à coexister envers et contre tout. Sans pauvres point de riches et inversement, avec ou sans suppression de l’héritage – non limitativement matériel – qui les différencie à la naissance ; mesure ne conduisant qu’à accroître la richesse collective autrement que par la confiscation pure et simple ou l’impôt, sans en modifier la redistribution au long cours, soumise au caractère pyramidal de la société, en perpétuelle affirmation et reconstitution de lui-même.

Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire en attesteraient s’il en était besoin – et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de la planète et de ses autres occupants. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès scientifique et technique. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

Tous les malheurs du monde en découlent, sans cesse attisés par des pouvoirs – à commencer par le religieux et le politiques – moins soucieux du bien-être que du nombre de ceux sur lesquels ils se fondent, règnent et prospèrent ; qu’il s’agisse de fidèles, de sujets, de citoyens électeurs et contribuables, ou de simples adhérents, membres ou partisans.

Comment nier cette évidence, dans son rapport avec le caractère incontournablement pyramidal d’une société dans laquelle les pauvres se multiplient, structurellement et selon sa partition, à une cadence pouvant atteindre plus de 20 fois celle des riches ? Jusqu’où ira cette société sous la pression de centaines de milliers d’êtres humains venant s’ajouter quotidiennement à sa population ; le sommet de sa pyramide sociale hypertrophiée s’éloignant toujours plus de sa base et les écarts de richesse en tout se creusent d’autant ? Ne suffit-il pas pour s’en inquiéter de savoir que la transition démographique est telle qu’après que la population humaine mondiale ait crûe, en moyenne, de plus de 10 000 individus chaque jour depuis le début de notre ère, ce chiffre sera, selon hypothèses haute ou basse des projections du service population de l’ONU, de l’ordre de 125 000 à plus de 300 000 dans moins d’un siècle, après avoir dépassé les 250 000 il y a peu de temps ?

Et n’est-il pas remarquable que nul expert en sciences humaines semble avoir jamais entrevu ou dénoncé le fait que si l’enrichissement individuel comme collectif n’ont aucune limites autres que le nombre et l’ambition de ceux qui les convoitent et les ressources dont ils les tirent, la pauvreté a la sienne, qui est le niveau zéro de la richesse ?

C’est contre cette fatalité qu’il faut lutter ; pas davantage par la charité que par des combats primitifs qui en la négligeant, voire en la niant, ne font que l’aggraver depuis toujours, mais en inventant sans a priori idéologique la manière d’isoler les plus défavorisés de la base de la pyramide sociale, plutôt que de s’obstiner dans une lutte des classes sans effets sérieux ni durables, dont attestent :
— La multiplication, au cours des siècles, des êtres humains privés du minimum de bien-être et de dignité.
— La croissance structurelle incessante des inégalités sociales.
— La rémanence des revendications des plus défavorisés.

Ne serait-ce pas agir avec bon sens que d’en tenir compte, au lieu de s’obstiner à ignorer, nier et défier la condition humaine ? Car qui peut prétendre vaincre un ennemi qui n’a pas d’abord été identifié et reconnu comme tel ? Or, au contraire, la lutte des classes est devenue une lutte entre pauvres et riches, mot d’ordre d’un new-marxiste planétaire bafouant avec toujours plus de sotte vanité une condition humaine selon laquelle ces pauvres et riches existent incontournablement les uns par les autres.

Telles sont les questions que doivent se poser ceux qui, partout dans le monde, n’ont jamais fait rien d’autre que de se heurter obstinément aux limites de cette condition, dont nous sommes tous prisonniers sans trop souvent seulement les concevoir.

jeudi 5 décembre 2019

COP 25

L'histoire de l'humanité n’est rien d’autre que celle de la relation économie-démographie, celle-ci conditionnant celle-là et non le contraire. Et c’est par ignorance, voire négation de cette relation fondamentale ainsi que de son évolution, que l'homme s'interdit entre autres conséquences, de se réconcilier avec son environnement. À quoi sert en effet la réduction de la consommation d'énergie, la frugalité et autres mesures, tout autant vouées à l'échec si la population de consommateurs ne cesse d'augmenter ?

Cette augmentation est actuellement, mondialement, de 250 000 chaque jour, soit en une année, la population de la France et du Benelux réunis. Et la transition démographique est telle, qu'après que la population humaine mondiale se soit accrue en moyenne, d'environ 10 500 individus quotidiennement depuis le début de notre ère, ce chiffre se “réduira”, au mieux, à 125 000 par jour, jusqu'à l'atteinte d'une population mondiale de l'ordre de 11 milliards d'individus dans moins d'un siècle, sauf effondrement généralisé entre temps.

Sans compter que la décroissance est contraire à l'aspiration de toujours améliorer sa condition, qui distingue l'homme des autre espèces animales connues.

Outre cela, parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur, qui se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – s'ajoutant à ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent aux dépens de leur habitat, avec l'aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et aggravent celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

Si la COP 25 ignore le fait démographique comme ses éditions précédentes, les pouvoirs qui en décident – au grand jour comme dans l'ombre – doivent savoir que la planète s'en remettra, mais qu'eux-mêmes se seront une fois de plus comportés en fossoyeurs de l'humanité.

vendredi 29 novembre 2019

Le marxisme se porte bien, merci

Au moment où, comme un hommage au marxisme, la France est sous les feux de la rampe médiatique, avec le classement mondial de ses écoles d'économie ; les pavés et proclamations de l'oracle Piketty ; le Nobel décerné à Esther Duflo ; l'élévation du non moins nobelisé Joseph Stiglitz à la dignité de docteur honoris causa de l'ENS de Lyon, etc. l'humanité compte. 1 à 2 milliards de pauvres profonds, soit 4 à 8 fois sa population 2 millénaires plus tôt, toutes conditions confondues ; à une époque généralement considérée comme le début de son entreprise civilisatrice à l'échelle planétaire. Ceci quel que soit le nombre de ceux qui ont le bonheur d'échapper à la pauvreté “ordinaire” ; sachant que dans sa relativité, 86% des êtres humains – les pauvres de tous niveaux – se partagent aussi mathématiquement qu'incontournablement 50% d'une richesse commune accumulée au cours des siècles et profitant par définition à tous, l'autre moitié allant au 14% restant : les riches – cf. “Pyramidologie sociale”, méthodologie. Nous sommes loin du fameux 1% censé s'approprier 80% de cette richesse, dans un délire de frustration se nourrissant d'un amalgame à la Prévert, entre PNB, PIB, patrimoines individuels et commun, capital, investissement, revenu, salaire, rente, rémunération du travail et du capital, satisfaction de besoins vitaux et superflus, etc.

Après les innombrables jacqueries et révolutions qu'a connu l'humanité au cours des millénaires, l’extrême misère d’un prolétariat occidental cristallisé de fraîche .par une industrialisation naissante et celle au moins équivalente de millions de serfs vivant un autre temps aux confins de l’Europe ont suscité ce marxisme qui inspirera à son tour, par réaction ou surenchères, ces autres fléaux qu'ont été notamment le fascisme du Caudillo, celui du Duce et le nazisme, le maoïsme, etc. autant de doctrines qui perdurent et prospèrent sous diverses formes en de nombreux endroits de la planète en ne faisant qu'aggraver la condition humaine.

Or, si la misère la plus profonde et la révolte qu’elle peut susciter peuvent avoir légitimé son avènement, il n’en demeure pas moins que le marxisme, de même que ses résultats, sont au plus haut point contestables, par absence d’éthique, incitation à la haine, abus idéologiques, corporatisme, et développement d'un obscurantisme laïc n'ayant rien à envier au religieux. C'est pourtant ce marxisme, sous couvert de compassion, qui constitue la référence de la plupart des économistes et autres experts en sciences dites humaines, de droite comme de gauche.

Mais c'est surtout l'ignorance des dimensions démographique et environnementale inhérentes à tout processus économique et social qui caractérise nos maîtres à penser de toutes tendances, nobélisés ou non ; probablement par respect du tabou dont sont frappées toutes questions de population et a fortiori de surpopulation. C'est leur compassion, dévoyée par leurs idéologies, qui leur fait méconnaître que tous les maux de notre société n’ont pas d’autre histoire que celle de la relation économie-démographie, et que c'est ainsi qu'ils s'interdisent et interdisent à ce dont ils prétendent non sans abus faire une science :
l'éradication de la pauvreté profonde
la maîtrise des inégalités sociales
— la réconciliation de l'humanité avec son environnement.

Sauf à contester les fondamentaux ci-après :
- L'économie résulte des besoins, vitaux et autres, des hommes et non le contraire.
- Richesse et pauvreté en tout, existent l’une par l’autre et sont relatives, comme elles l'ont toujours été.
- Où que ce soit et sous tous les régimes politiques, un pauvre ne peut enfanter que des pauvres, comme un riche ne peut donner naissance qu’à des riches ; quels que soient les aléas heureux ou malheureux de l’existence de chacun par la suite.
- L’enrichissement, individuel comme collectif, n’a pas d'autres limites que celles de l’ambition de ceux qui le convoitent et les ressources dont ils le tirent.
- C'est cet enrichissement, qu'il soit obtenu dans le libéralisme ou le collectivisme – qui a toujours et partout permis de financer le progrès scientifique et technique, pour toujours plus de développement économique et d'amélioration de la condition humaine.

Telle est la condition humaine fondamentale, énoncée en autant de vérités qu'il s'agit d'en maîtriser, par la raison plutôt qu'en exacerbant un stérile antagonisme entre des catégories sociales indissociables, riches et pauvres existant incontournablement les uns par les autres.

Les hasards de sa naissance insèrent chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques, sociaux et culturels ; situation que la lutte des classes n’a jamais ni nulle part changé d’un iota, avec ou sans suppression de l’héritage ; mesure qui ne conduirait au demeurant qu’à accroître la richesse collective autrement que par les voies habituelles que sont la confiscation pure et simple ou l’impôt, sans modifier le caractère pyramidal de la répartition des richesses comme de la société, lequel refuse toute forme d’égalité.

N'est-il pas par contre remarquable que Marx, pas davantage que les experts en sciences humaines de droite comme de gauche, du centre comme des extrêmes, ait jamais dénoncé le fait que si l’enrichissement individuel comme collectif n’ont aucune limites autres que le nombre et l’ambition de ceux qui les convoitent et les ressources dont ils les tirent, LA PAUVRETÉ A LA SIENNE, QUI EST LE NIVEAU ZÉRO DE LA RICHESSE ?

C’est cette situation qu’il faut vaincre ; non par des combats primitifs qui en l’ignorant ne font que l’aggraver depuis toujours, mais en inventant – sans a priori idéologique de quelque tendance que ce soit – les moyens d'isoler la pauvreté de ce niveau zéro de la richesse.



mardi 5 novembre 2019

Observations d'un profane à Thomas Piketty, Philippe Aghion & consort, suite à la réponse de P. Aghion à T. Piketty récemment publiée dans l'Obs : La 3ᵉ voie

Les inégalités sociales n’ont pas d’autre histoire que celle de la relation économie-démographie. Et si nous ignorons cela, nous nous interdisons :
de les maîtriser
d'éradiquer la pauvreté profonde
ne nous réconcilier avec notre environnement.



Richesse et pauvreté en tout, existent l’une par l’autre et sont relatives, comme elles l'ont toujours été. Par ailleurs, où que ce soit et sous tous les régimes politiques, un pauvre ne peut enfanter que des pauvres, comme un riche ne peut donner naissance qu’à des riches ; quels que soient les aléas heureux ou malheureux de l’existence de chacun par la suite, tels que les déterminent ses talents, ses ambitions, sa volonté, ses efforts, sa chance ... et les circonstances.

Les hasards de sa naissance insèrent chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques, sociaux et culturels, situation que la lutte des classes n’a jamais ni nulle part changé d’un iota, avec ou sans suppression de l’héritage. Une telle mesure ne conduisant d'ailleurs qu’à accroître la richesse collective autrement que par les voies habituelles que sont la confiscation pure et simple ou l’impôt, sans modifier le caractère incontournablement pyramidal de la richesse comme de la société, qui refusent toute forme d’égalité.


N'est-il pas par contre remarquable que nul expert en sciences humaines ait jamais dénoncé le fait que si l’enrichissement individuel comme collectif n’ont aucune limites autres que celles de l’ambition de ceux qui le convoitent et les ressources dont ils le tirent, LA PAUVRETÉ A LA SIENNE, QUI EST LE NIVEAU ZÉRO DE LA RICHESSE ?


C’est cette condition fondamentale qu’il faut vaincre ; non par des combats primitifs qui en l’ignorant ne font que l’aggraver depuis toujours, mais en “isolant” la pauvreté profonde de ce niveau zéro de la richesse. L’instauration d’un revenu universel minimum et inconditionnel, annulant l’effet d’inégalités sociales qui ne peuvent et n’ont fait qu’augmenter depuis la nuit des temps en suivant systématiquement l’évolution constante du binôme démographie-économie (avec toutes conséquences sur la croissance et partant sur l’environnement) pourrait par contre être LA solution, alors qu'au contraire, la lutte des classes ne fait que ramener l’être humain à la situation de l’insecte qui se heurte obstinément à la vitre dont il est prisonnier sans la voir, pour finir par ne plus concevoir que le renversement illusoire de la pyramide sociale pour mettre fin à des inégalités sociales fondamentalement attachées à la condition humaine. Faute d'arguments crédibles ; leurs espérances dans la lutte des classes déçues ; l'atteinte de cet idéal d’égalité qui reposerait sur la disparition des riches leur apparaît comme l'ultime issue. Fantasme des partisans d’un égalitarisme exigeant la mort des nantis, la base de la pyramide sociale écraserait ainsi la société sous son poids, jusqu’à obtenir un nivellement généralisé, évacuant les riches dans le triomphe des pauvres. Que les uns n’existent que par les autres et que ce triomphe, allant à contre-courant du progrès, risque être celui de la pauvreté davantage que des pauvres, conduisant à la misère pour tous avant de sombrer dans l’inexistence sociale et la barbarie d’une fin de civilisation qui ne s’annonce pas sous les meilleurs augures, n’est qu’un détail qu’il suffirait de régler le moment venu.

Quoi qu’il en soit, la pyramide inversée a ceci de remarquable qu’elle n’est plus une pyramide et tient davantage de l’entonnoir que de ce polyèdre universellement reconnu comme représentatif de toute organisation hiérarchisée et faite d’interdépendance entre ses occupants. L’inversion de la pyramide sociale n'est rien d'autre que sa déformation, par l’illusion d’une idéologie sommaire prétendant hisser à un sommet qui n’en est plus un, la masse des individus en constituant la base ; négation extrême de ces individus en tant que tels, au profit d’un pouvoir fondé sur l'obscur anonymat du nombre. C’est aussi oublier un peu facilement que si tous nous profitons – aussi inégalement que ce soit – des millénaires de progrès scientifique et technique, ce dernier résulte des impulsions d’une élite, ce qui en fait précisément l’élite, pour le meilleur et pour le pire. Qu’une large partie de cette élite, soumise à ses émotions telles que les suscite une compassion dévoyée ou plus simplement ses propres intérêts, puisse usurper sa position ou en abuser, et que certains de ses représentants opèrent dans l’imposture et l’incompétence, est une toute autre affaire. La pyramide sociale inversée ne fait qu’exprimer une volonté de soumission de la raison à la force, de l’intelligence à l’instinct, de la civilisation à la barbarie, sachant au demeurant que les révolutionnaires les plus radicaux et les pires anarchistes, sont eux-mêmes structurés pyramidalement, avec leurs chefs, voire leurs riches (instigateurs, fomentateurs et meneurs en tous genres) – le premier d’entre eux siégeant au sommet –, puis leurs cadres et leurs exécutants aux niveaux intermédiaires, que les uns et les autres participent ou non à la réflexion comme à l’action.

Le renversement de la pyramide est un geste dicté par l’angoisse existentielle et la conception morbide d’un désespoir social tournant le dos à la réalité plutôt que de l’affronter. Hors du temps et de la raison, il préfigure cette désincarnation à laquelle nous aboutissons tous ; ce néant où la politique pas davantage que l’économie, la sociologie ou la démographie, l’ordre que l’anarchie ou que la pire des idéologies, n’ont plus leur place. Que les chemins du progrès et de son partage soient, ici et maintenant, semés d’embûches et que les pouvoirs, notamment religieux, politique, intellectuel, médiatiques, ... plus soucieux du nombre que du bien-être de ceux sur lesquels ils se fondent et prospèrent en soient comptables, rien ne paraît plus vrai ni plus légitime, mais n’est-il pas d’attitude plus sensée que celle qui consiste à vouloir mettre fin, à n’importe quel prix, à une évolution conduisant, en dépit de ses lenteurs et de ses ratées, au mieux être souhaité par le plus grand nombre ?

La pyramide sociale ayant au moins le mérite d’être une représentation réaliste et suffisamment compréhensible, y compris par ceux qui la contestent, l’impossibilité absolue de la détruire peut les conduire à envisager son utopique retournement. Mais à quoi d’autre celui-ci pourrait-il conduire, qu’à en édifier une autre ? Les exemples de l’aboutissement d’une telle utopie sont aussi nombreux que les tentatives avortées d’instauration du pouvoir absolu de la base (dictature du prolétariat) ; depuis les innombrables jacqueries qu’a connu de tous temps le monde jusqu'à la révolution bolchevique et à l’effondrement du bloc soviétique ; du fiasco de Cuba à l’évolution du communisme en Chine, en passant par bien d’autres pays, sans oublier le point d’orgue en la matière que fut le Cambodge de Pol-Pot et de ses Khmers rouges. Il faut se souvenir que 12 ans après cette tentative de renversement de la pyramide sociale que fut sa Révolution qu’elle voulait universelle, la France avait un empereur, puis a connu d’autres monarchies et de nouvelles républiques, dont l’actuelle, qui ne satisfait pas davantage le citoyen que les précédentes ; en attendant la suivante. Démonstration s’il en est que la révolte n’apporte de changement que là où se joue une partie de chaises musicales, un pouvoir remplaçant l’autre. Mouvante mais impérissable, la structure de la société demeure la même et la masse qu’elle organise et qui croît sans cesse en nombre et en richesse, avec l’aide de sciences et de techniques seules réellement porteuses de nos avancées sociales, ne fait que changer de maîtres ou s’en donne l’illusion. Une révolution chasse l’autre et aucune n’a jamais rien durablement changé à l’ordre fondamental des choses, pas plus qu'à la nature humaine. D’ailleurs, qui peut sérieusement imaginer qu’au lendemain de l’aboutissement de la lutte finale, le grand partage ayant eu lieu, la terre ne serait pas peuplée de ceux qui sauraient faire fructifier leur part et de ceux pour qui elle serait toujours inutile ou insuffisante ? Dénués des talents indispensables, ils ne feraient que continuer d'en éprouver la frustration soigneusement entretenue par ceux dont ils ont de tous temps constitué la clientèle, sauf bien entendu collectivisme dictatorial, avec lui aussi un sommet dominant sa base, encore plus insupportable à l’homme que les pires inégalités.



La pyramide sociale inversée n’est pas davantage une pyramide que la représentation d’une société, ni même d’un projet de société. Elle est tout au plus une utopie, sortie d’esprits s’imaginant qu’il suffit de modifier la représentation d’un état de fait pour le modifier, à la manière de ceux qui suppriment leurs opposants, brûlent les écrits de ceux qui les contredisent ou mettent simplement en cause leurs certitudes ; ou encore s’imaginent éradiquer ce qu’ils considèrent comme des maux en soustrayant des dictionnaires et des constitutions les mots qui les désignent. C’est la frustration qui conduit la majorité des êtres humains à nier sa condition et à négliger que richesse et pauvreté, toujours relatives et existant l’une par l’autre, structurent la société. Après les hasards de la naissance de chacun, ses capacités faites de courage, de talent, d’ambition, de chance, de désir d’innover et d’entreprendre, de goût du risque, etc. sont des différences que le nombre suffit à rendre d'autant plus difficiles à comprendre ; à compenser intelligemment et durablement, que règnent d'archaïques utopies ayant pourtant largement fait la preuve de leur impuissance.