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AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

vendredi 28 septembre 2018

Plan pauvreté et pyramide sociale

Avec ses deux objectifs proclamés par le Président Macron : « inciter le retour au travail et faire des enfants une priorité. » le plan pauvreté français manque de réalisme, faute de référence à une situation planétaire qui en conditionne la pertinence. Il en est comme si nos dirigeants n’avaient pas pleine conscience de ce qu’ils prétendent combattre, ce qui les fait se tromper d’époque, de situation et de cible. Les “politiquement pauvres” hexagonaux visés n’ont rien à voir avec cette pauvreté profonde, plaie béante au flanc de l’humanité qui en détermine toutes les autres formes et niveaux. Quel rapport en effet entre les pauvres dont se préoccupe un pouvoir à coup de subventions, et le milliard et demi de miséreux qui habitent les bidonvilles partout dans le monde et vivent avec moins de 2 dollars par jour en se reproduisant 20 fois plus que leurs frères es espèces,  avec qui ils partagent chaque jour un peu plus leurs malheurs ?

Dès lors, de quelle pauvreté, de quel travail, de quels enfants s’agit-il ? Le BIT (Bureau International du Travail) et la BM (Banque Mondiale) parlent de la création de 40 à 50 millions d’emplois par an pour les 10 prochaines années. Dans le même temps, le nombre d’humains – donc de demandeurs de travail rémunéré – augmentera d’un peu moins de 100 millions annuellement et la décroissance économique, donc l’augmentation du chômage, menacent chaque jour un peu plus pour des raisons liées à nos ressources et à nos déchets.

Prisonniers des mêmes tabous que leurs prédécesseurs qu’ils ont mis au repos, nos jeunes gouvernants dont nous aurions pu attendre une nouvelle façon de voir l’avenir, en ont une vision tout aussi étriquée et se montrent incapables de l’intégrer pour ce qu’il est. La richesse collective n’a cessé de croître et de s’accumuler depuis que l’homme existe, du simple fait qu’il soit, avant toute opinion et autres considérations, un agent économique, dès avant sa naissance et bien après sa mort – Les marchés prénatal et post-mortem en témoignent. Et ces agents économiques sont passés en 20 siècles de 250 millions à bientôt 8 puis plus de 11 milliards. Or cette richesse se partageant, plus sont nombreux ceux qui y prétendent moins la part moyenne de chacun est importante, pendant que se multiplient ceux qui n’en ont même pas les miettes.

Trois informations pourront intéresser les lecteurs désireux d’approfondir ce qui précède. Donnant une idée de l’évolution de la grande pauvreté et de ses causes ; deux sont empruntées à Population Media Center.

Il s’agit tout d’abord d’un article intitulé “Nouvelles de la politique démographique en Tanzanie”, extrait du journal “The Citizen : « À Dar es-Salaam, ce n’est pas la première fois que le Dr Magufuli s’exprime publiquement contre la planification familiale. Après le lancement de l’enseignement primaire et secondaire gratuit en 2016, il a déclaré : « Les femmes peuvent maintenant jeter leurs contraceptifs. L’éducation est maintenant gratuite”. Ses remarques ont attiré l’attention d’un grand nombre de lecteurs, à l’instar des médias internationaux. Mais jeudi, le Dr Ulisubisya a cherché à assurer que rien n’a changé.
La Tanzanie a adopté une législation sur la planification familiale en 1976 et celle-ci est restée en vigueur depuis. Le principal objectif de la politique est de prévenir la mortalité maternelle et infantile. Il préconise, entre autres, la naissance entre 18 et 35 ans chez les femmes et un intervalle d’au moins trois ans entre les grossesses.
« Le président a simplement exhorté les parents à supporter le nombre d’enfants qu’ils peuvent nourrir. Ses remarques étaient que les gens ne devraient pas être empêchés de se reproduire », a expliqué le Dr Ulisubisya. Ni le ministère ni les bailleurs de fonds n’avaient jamais imposé de réglementation limitant les familles à un certain nombre d’enfants. Il a déclaré que la politique de planification familiale avait pour seul objectif de protéger la santé et le bien-être de la mère et de l’enfant.
« Si une femme accouche chaque année, son corps devient faible et vulnérable aux problèmes de santé. Cela affecte également la croissance de l’enfant à naître », a-t-il déclaré.

La deuxième information est dans le dernier rapport de la fondation Gates qui s’émeut plus ouvertement qu’à l’habitude de la situation de croissance rapide de la population mondiale : «… Des décennies de progrès remarquables dans la lutte contre la pauvreté et la maladie pourraient être au point mort. En effet, les régions les plus pauvres du monde croissent plus vite que partout ailleurs. Il est plus difficile de mener une vie saine et productive. Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de pauvres dans le monde cessera de diminuer et pourrait même commencer à augmenter. »

Enfin, la troisième information, accessible par le lien ci=après, émane de la revue “Sciences et techniques” qui fait le point sur l’accès à ce droit en France et dans le monde à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement :

mardi 18 septembre 2018

À propos des multinationales


Faisant preuve de cette candeur que seules peuvent inspirer les grandes utopies, l’auteur d’un article récemment publié sur Agoravoxhttps://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/migrants-207685#forum5304173conclut« Enfin, il sera toujours préférable de se rappeler que l’homme est grégaire, et donc solidaire, plutôt que flatter à des fins électorales les plus mauvais instincts des électeurs, plutôt qu’attiser le réflexe xénophobe qui pourrit le climat de l’Europe humaniste sans rien résoudre des problèmes sur lesquels il prospère. Cela coûterait moins cher qu’une guerre, et même les multinationales qui cherchent de nouveaux consommateurs y trouveraient leur compte.  »

C’est méconnaître, d’abord que l’instinct grégaire ne porte pas systématiquement à la solidarité – ne serait-ce pas plutôt le contraire ? La multitude n’est-elle pas précisément la cause de la cacophonie, de l’incompréhension et de conflits puis des violences qui s’ensuivent, compte tenu du fait qu’il y a autant de “vérités” que d’êtres humains, qui de plus privilégient par atavisme leur intérêt personnel ? C’est ensuite lourdement se tromper, en pensant que les multinationales ont besoin de chercher de nouveaux consommateurs. Ne leur suffit-il pas que naissent des êtres humains en nombre suffisant ? Ces êtres humains qui avant toute opinion ou toutes autres considérations, sont des consommateurs et pour cela des producteurs, ou en d’autres termes, autant d’agents économiques par lesquels l’humanité prospère et s’enrichit sans limites depuis qu’elle existe. Un agent économique, c’est qu’est chacun de nous, depuis avant sa naissance jusqu’après sa mort, les marchés prénatal et funéraire n’étant en rien anodins et générant d’ailleurs eux aussi leurs multinationales. Et c’est à la cadence de 250 à 280 000 supplémentaires quotidiennement, soit près de 100 millions par an ou la population de la Belgique, de la France et des Pays-Bas réunis, ou encore 10 fois celle de la Suède, pays dont il s’agissait dans l’article précité que ces agents économiques se mettent spontanément au service, non seulement des multinationales, mais de toutes les formes de développement économique. Il semble pourtant échapper au plus grand nombre que c’est la première raison par laquelle les multinationales existent. Point besoin de multinationales pour servir une population de “taille humaine”. Ce ne sont pas les multinationales ni leurs actionnaires qui font les consommateurs, ce sont les consommateurs qui provoquent leur création, par la démesure de leur population, entraînant celle de leurs besoins. Ceci avec toutes conséquences sur les ressources nécessaires à la satisfaction de ces derniers puis sur la démesure des déchets qui en résultent, comme sur celle des flux économiques dans lesquels les uns trouveront de quoi s’employer et d’autres de s’enrichir. N’en déplaise aux frustrés qui ne voient que ce dernier aspect du processus – en omettant l’avantage qu’en tire la puissance fiscale, dont chacun peut comprendre que ceux qui le subissent puisse exploiter tous les moyens d’y échapper que leur offre un arsenal juridique lui-même trop démesurément compliqué pour ne pas comporter des failles qu’exploitent les plus malins.

Tant que la population humaine croîtra, les multinationales se créeront et se développeront, tout simplement pour répondre à ses besoins massifs, auxquels les microstructures relevant d’un passé démographique révolu sont dorénavantincapables de répondre efficacement.

dimanche 9 septembre 2018

Écologie ou politique, il faut choisir

Que François de Rugy soit un politicien engagé, ce dont s’est félicité publiquement le Premier ministre, n'est-il pas ce qui le condamne à être aussi peu efficace que ses prédécesseurs, tant les uns et les autres ignorent que l'écologie n’est d’aucun autre parti que celui de notre planète et de toutes les espèces qui la peuplent, dont l’humanité est le premier prédateur, responsable de surcroît ?

C’est ainsi qu’entraînées par des slogans du type “Tout pour le climat !”, plus incantatoires que propres à les guider, les meilleures volontés manquent de ligne directrice définissant clairement les urgences de notre temps, moyennant quoi, plutôt que d’agir avec le sang-froid requis, elles se contentent de conduire l’humanité au précipice dans le désordre, à la manière d’un troupeau apeuré, ou au mieux, en tirant ses flèches en direction des sombres nuages qui obscurcissent l’horizon.

Une énergie considérable se disperse dans la multitude de revendications toutes louables – aucun effort n’étant à négliger – l’un enfourchant le nucléaire quand l’autre s’en prend plus largement à la transition énergétique en favorisant l’éolien, le marémoteur ou le solaire, selon la puissance des lobbys, groupes et groupuscules prenant parti pour ou contre, dans une cacophonie enlevant toute crédibilité et autorité aux uns comme aux autres ; quand l’écologie ne se confond pas avec la lutte contre le grand capital, comme si toute multinationale n’était pas la réponse à une demande de même ampleur. Le meilleur exemple n’est-il par offert par la lutte contre Monsanto, davantage que contre son herbicide, dans laquelle chacun use de ses arguments en accusant l’autre de mensonge : Cf. risques relatifs : L’amiante + 1770 % d’augmentation du risque de cancer de la plèvre ; Le tabac + 2360% d’augmentation du risque de cancer du poumon. Pour les utilisateurs de glyphosate, le risque de tout cancer est au maximum de 4 %,
https://www.causeur.fr/glyphosate-agriculture-ong-macron-danger-151434)


Deux raisons essentielles expliquent qu’il ne puisse en être autrement :

1° La politique, qu’elle soit libérale ou planifiée, se ramène à l’économie, dès lors que l’être humain est avant toute opinion ou toute autre considération, un consommateur et plus généralement un agent économique ; ce qui la met au service de ce qu’elle prétend combattre.

2° Pour des raisons purement électoralistes, la politique de chaque pays est enfermée dans le carcan de ses intérêts nationaux, quand l’écologie revêt des dimensions inéluctablement planétaires ; véritable tonneau des Danaïdes dont la profondeur est aggravée par la multiplication des pauvres, encourageant la construction de murs impuissants à en maîtriser le flot grossissant, faute de savoir les secourir.

Ces raisons majeures induisent pourtant une feuille de route se réduisant chaque jour davantage à 3 mesures urgentissimes et d’ampleur planétaire, qui permettraient de parer au plus pressé, toutes autres mesures leur étant subordonnées. La première est d’ordre démographique (et par conséquent économique), la seconde d’ordre social et le troisième relève de l’instruction et de l’éducation.

Démographie
Le fait que l’humanité soit en voie de consommer le triple de ce que la planète lui offre pour subvenir à ses besoins indique assez clairement que l’effort à consentir est une réduction des 2/3 de la population existante, alors que nous nous acheminons vers plus de 11 milliards de Terriens dans moins d’un siècle, à la cadence de 230 à 280 000 terriens supplémentaires quotidiennement soit, chaque année, près de 100 millions ou la population de la Belgique, de la France et des Pays-Bas réunis.

Ceci ne requiert-il pas un alignement dans les plus brefs délais des taux de natalité des pays les plus prolifiques sur ceux des pays avancés ; deux à trois générations pouvant suffire à ramener la population mondiale à un niveau compatible avec ses ressources.

« dire que personne ne peut se désintéresser de l’avenir de son pays ne signifie pas que toute famille ait le devoir de procréer. Cela veut dire que l’évolution de la population mérite considération. Par évolution nous n’entendons pas nécessairement accroissement a priori ni même maintien mais seulement que la question existe, que les gouvernements et les personnes soucieuses d’intérêt public ne peuvent s’en désintéresser » Alfred Sauvy in Planning familial, septembre 1960*

« La mortalité millénaire commandait le passé. Il fallait alors qu’une femme mariée, au cas où elle n’était pas morte avant sa 45e année, ait eu en moyenne près de sept enfants pour que le nombre des humains se maintiennent (…). Avec la mortalité nouvelle, il suffit aujourd’hui de 2,2 enfants (…). Avec une fécondité maintenue de sept enfants par femme et la mortalité actuelle, le nombre des humains triplerait tous les trente ans : il y aurait donc deux cent quarante fois plus d’hommes sur la terre qu’aujourd’hui, c’est-à-dire près de mille milliards (…). Tel est l’avertissement des démographes » Jean Fourastié*

Sans tenir compte de ce qui précède, l’homme, s’en remet à ses démographes « ...qui se meu[ven]t dans un décor d’équations, de statistiques, de programmes types, de tables clés. [Leur] univers consiste à mettre en garde la planète contre le surpeuplement dans un espace, le dépeuplement dans un autre. Il[s] nous rappelle[nt] les lois de Malthus, stigmatise[nt] la chute démographique des démocraties populaires et brandi[ssen]t la formule de Pearl pour calculer les échecs de [leur] contraception. Métastasé[s] dans tout l’univers administratif, il brandi[ssent]t [leurs] statistiques qui pour reprendre la formule de Fournier, servent à [leurs] discours savants [à l’instar de bien des économistes et autres sociologues]comme les réverbères aux ivrognes. Ils le[s] soutiennent au lieu de les éclairer. ».
Docteur Pierre Simon - Le Figaro littéraire, 18 novembre 1966*

Social
Revenu universel (RU). https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pyramide-sociale-et-revenu-206010
Mesure à généraliser mondialement pour limiter rapidement et dans toute la mesure du possible, les effets inévitables d’une réduction drastique de l’emploi avec son cortège de misère suite, sinon à une décroissance économique interdite par le progrès, du moins à une plus grande frugalité humaine et surtout à l’émergence de nouveaux moyens de production se passant de main d’œuvre.

Le reste suivra, non sans que surgissent les problèmes que provoquera le vieillissement de la population, mais ce ne sera là que moindre mal et affaire d’adaptation de la société que le temps aidera à résoudre.

Autrement plus à craindre sera la résistance des pouvoirs – en particulier religieux –, à l’obscurantisme desquels l’humanité doit le maître de ses maux qu’est sa surpopulation. Il s’agit donc d’y répondre d’ores et déjà par l’instruction. Des efforts émanant de structures privées comme publiques portent déjà leurs fruits en de nombreux pays, planning familial, lutte contre la corruption, éveil et émancipation des femmes et de filles

Éducation & instruction

Ouvrir les esprits et par là les rendre moins peureux, plus tolérant ; les libérer de la superstition et de l’obscurantisme conduisant à tous les intégrismes et replis identitaires.

Toujours plus d’instruction, pour un meilleur partage de la richesse immatérielle qu’est le savoir. Comme il pourrait en être concernant la richesse matérielle par l’instauration du RU.

L’instauration d’un revenu universel est en mesure d’éradiquer la pauvreté profonde par des mesures purement fiscales consistant à injecter à la base de la pyramide sociale une part de la richesse collective de la société, et d’isoler ainsi les plus pauvres de son niveau zéro. Comme la richesse matérielle, la richesse intellectuelle à son niveau zéro, qu’il s’agit donc de relever par l’instruction, en partageant avec ceux qui en sont dépourvus une part de cette richesse collective propre à les isoler pareillement de son niveau zéro.




*Cités par Virginie.Barrusse.univ-paris1.fr In Population 2018/1 Le complexe de la dénatalité. L’argument démographique dans le débat sur la prévention des naissances en France (1956-1967).
https://www.ined.fr/fichier/rte/General/Publications/Population/2018/2018-1/POPF_1801_DeLuca.pdf