Mise à jour du 20/12/2023
Rappel - Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant
que chiffrées étayant le raisonnement ci-après, sont néanmoins empruntés à des disciplines
scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références
notamment démographiques, sociologiques, statistiques...
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Les
inégalités sociales n'ont pas d'autre histoire que celle de la
relation économie-démographie. Et si nous ignorons cela, nous ne
pourrons jamais :
-
ni les maîtriser
-
ni éradiquer la pauvreté profonde
-
ni nous réconcilier avec notre environnement.
Quand Sartre, après Marx et quelques autres penseurs déclare que l’existence précède l’essence, n'omet-il pas comme eux qu'avant l'existence, la naissance et tout ce qui la précède elle-même, sachant que les hasards auxquels sont soumis chacun de ses évènements insèrent
chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques,
sociaux et culturels. Et c'est là qu'est le problème que ne
saurait résoudre la lutte des classes. Richesse
et pauvreté en toutes choses, sont relatives et un pauvre ne peut enfanter que
des pauvres, comme un riche ne peut donner naissance qu'à des
riches, quels que soient les aléas heureux ou malheureux de
l'existence de chacun par la suite et les transformation de son statut social pouvant en résulter.
Par
ailleurs, si l'enrichissement (en tout) n'a d'autres
limites
que
celles de l'ambition de ceux qui le convoitent et les ressources dont
il est tiré, LA PAUVRETÉ A LA SIENNE, QUI EST LE NIVEAU ZÉRO DE LA
RICHESSE.
C'est
cette incontournable condition qu'il faut vaincre,
non par un combat
sommaire
qui ne fait que l'aggraver dans une stérilité qui s'est affirmée
depuis des millénaires, mais en “isolant” la pauvreté profonde
du niveau zéro de la richesse, au moyen d'un revenu universel
minimum et
inconditionnel,
sachant que les inégalités sociales ne peuvent et n'ont fait
qu'augmenter depuis la nuit des temps, en suivant l'évolution
constante du binôme démographie-économie, avec toutes
conséquences sur notre environnement.

Si certains trouvent trop schématique ce qui précède, ils doivent
savoir que si le
G7 apporte la preuve avec une constance n'ayant d'égal que celle de nos leaders politiques, c'est encouragé par la plupart de
nos économistes, sociologues et autres experts en sciences dites
humaines, à méconnaître les véritables causes de ces
plaies de notre société que sont la pauvreté profonde et les
inégalités sociales. Et le plus affligeant est que leur opiniâtreté
résulte de leur attachement à des indices d'une portée notoirement
insuffisante, comme l'exprime par exemple, ingénument, l'article
récemment publié par Libération
https://www.lci.fr/international/les-pays-du-g7-sont-ils-vraiment-les-champions-des-inegalites-2129962.html
et
plus précisément son dernier paragraphe : « Les inégalités
peuvent être mesurées grâce au coefficient de Gini. C'est un
indicateur synthétique sur la distribution des revenus qui varie de
0 à 1. Ici, il sera multiplié par 100, afin d'obtenir un
pourcentage. Cet indicateur fonctionne de la manière suivante : dans
le cas idéal, chaque habitant touche exactement le même revenu, le
coefficient de Gini est alors nul. Dans le pire des cas, un seul
habitant capte l'intégralité du revenu et le coefficient de Gini
est alors égal à 100. Donc, plus le pourcentage est élevé, plus
le pays est inégalitaire. » Or, sans
pondération de l'indicateur de chaque catégorie sociale par la croissance démographique qui lui est propre – sans
parler de l'aberration consistant à amalgamer revenu et patrimoine –
le recours à un indice se rapportant uniformément au seul revenu des populations
concernées, qui peut prétendre connaître et encore moins maîtriser
les inégalités sociales et éradiquer la grande pauvreté ?
Cette impuissance ne serait-elle pas le fruit amer d'une soumission à
la dictature des sentiments et de l'émotion, d'une pensée dominante
devant tout à un marxisme aussi archaïque que sa lutte des classes,
refusant et allant même jusqu'à nier tant la condition humaine –
dans ce qu'elle a de plus fondamental – que les effets du binôme
démographie-économie ; ce qui revient à se tromper d'ennemi ou
pour le moins à ne voir que l'arbre qui cache la forêt ?