vendredi 27 septembre 2019

Réjouissons-nous, la stupidité rajeunit !

Chaque génération a reproché aux précédentes leur incapacité à résoudre des problèmes qui sont imputables à l’espèce, dans un refus qui n'a pas d'âge, de reconnaître les fondamentaux de la condition humaine, qui voudrait que « Si les hommes ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore… ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet


La pyramide sociale dicte sa loi, après qu’elle ait acquis une dimension planétaire par le mondialisme, lui-même résultant d’un progrès scientifique et technique auquel les hommes ont toujours aspiré pour satisfaire la volonté et la capacité d'améliorer sans cesse leur condition, qui les distinguent des autres espèces animales. Ceci pendant que tous les pouvoirs avaient et continuent d’avoir pour premier souci le grossissement des rangs de leurs fidèles ou de leurs sujets plutôt que leur bien-être.

A ainsi été encouragé une croissance démographique démesurée selon laquelle, en raison justement du caractère incontournablement pyramidal de notre société, les pauvres se multiplient à un cadence qui peut atteindre 20 fois celle des riches, selon la partition de la pyramide sociale. Nous vivons ce qui n’est que le début d’une telle inconséquence, pour ne pas parler de stupidité collective – dans laquelle jeunes et vieux sont étroitement liés –, qui néglige le fait que l'empreinte écologique de l'humanité, qui atteint sensiblement deux fois ce que lui offre son habitat, ne cesse d'augmenter en dépit de l'avertissement lancé il y a 50 ans par le Club de Rome, aujourd'hui mis en accusation, après Malthus, pour son manque de ponctualité.
Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est avant toute autre opinion ou considération, un consommateur aux dépens de son environnement, depuis sa conception jusqu’après sa mort, et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent et plus ils produisent, avec l'aide du progrès scientifique et technique.
Comment nier cette évidence et ses conséquences, dans leur rapport avec le caractère incontournablement pyramidal de notre société, dû au fait que richesse et pauvreté existent l'une par l'autre et qu'un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance – quels que soient les aléas heureux ou malhaureux de son parcours par la suite –, sa place au sein de cette pyramide sociale dans laquelle les pauvres se multiplient structurellement à une cadence qui peut être de 5 à plus de 20 fois celle des riches ? Jusqu’où irons-nous, alors qu'elle s’hypertrophie toujours plus, sous la pression de 250 000 êtres humains supplémentaires qui viennent s'ajouter quotidiennement à sa population et que son sommet s’éloignant ainsi incessamment de sa base, les écarts de richesse entre ses occupants se creusent inéluctablement d’autant ?
Tant à des fins environnementales que sociétales, une forme d’écologie répondant aux attentes de toutes les autres s’impose d’urgence : l’ÉCOLOGIE DÉNATALISTE*.
Aucune protestation, grève et autres manifestations de masse, d'où qu'elles viennent, n'y changeront rien.

* La transition démographique est telle qu'après que la population humaine mondiale ait augmentée, en moyenne, de 11 000 individus chaque jour depuis le début de notre ère, ce chiffre passera à plus de 17 000 dans moins d'un siècle.

dimanche 15 septembre 2019

Inégalités sociales et revenu universel

Mise à jour du 20/12/2023

Rappel - Sans prétention scientifique, les schémas qui suivent ainsi que les données factuelles autant
que chiffrées étayant le raisonnement ci-après, sont néanmoins empruntés à des disciplines
scientifiques, tant en ce qui concerne les propriétés du polyèdre pyramidal que pour toutes références
notamment démographiques, sociologiques, statistiques...

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Les inégalités sociales n'ont pas d'autre histoire que celle de la relation économie-démographie. Et si nous ignorons cela, nous ne pourrons jamais :
- ni les maîtriser
- ni éradiquer la pauvreté profonde
- ni nous réconcilier avec notre environnement.

Quand Sartre, après Marx et quelques autres penseurs déclare que l’existence précède l’essence, n'omet-il pas comme eux qu'avant l'existence, la naissance et tout ce qui la précède elle-même, sachant que les hasards auxquels sont soumis chacun de ses évènements insèrent chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques, sociaux et culturels. Et c'est là qu'est le problème que ne saurait résoudre la lutte des classes. Richesse et pauvreté en toutes choses, sont relatives et un pauvre ne peut enfanter que des pauvres, comme un riche ne peut donner naissance qu'à des riches, quels que soient les aléas heureux ou malheureux de l'existence de chacun par la suite et les transformation de son statut social pouvant en résulter.


Par ailleurs, si l'enrichissement (en tout) n'a d'autres limites que celles de l'ambition de ceux qui le convoitent et les ressources dont il est tiré, LA PAUVRETÉ A LA SIENNE, QUI EST LE NIVEAU ZÉRO DE LA RICHESSE.


C'est cette incontournable condition qu'il faut vaincre, non par un combat sommaire qui ne fait que l'aggraver dans une stérilité qui s'est affirmée depuis des millénaires, mais en “isolant” la pauvreté profonde du niveau zéro de la richesse, au moyen d'un revenu universel minimum et inconditionnel, sachant que les inégalités sociales ne peuvent et n'ont fait qu'augmenter depuis la nuit des temps, en suivant l'évolution constante du binôme démographie-économie, avec toutes conséquences sur notre environnement.


Si certains trouvent trop schématique ce qui précède, ils doivent savoir que si le G7 apporte la preuve avec une constance n'ayant d'égal que celle de nos leaders politiques, c'est encouragé par la plupart de nos économistes, sociologues et autres experts en sciences dites humaines, à méconnaître les véritables causes de ces plaies de notre société que sont la pauvreté profonde et les inégalités sociales. Et le plus affligeant est que leur opiniâtreté résulte de leur attachement à des indices d'une portée notoirement insuffisante, comme l'exprime par exemple, ingénument, l'article récemment publié par Libération https://www.lci.fr/international/les-pays-du-g7-sont-ils-vraiment-les-champions-des-inegalites-2129962.html et plus précisément son dernier paragraphe : « Les inégalités peuvent être mesurées grâce au coefficient de Gini. C'est un indicateur synthétique sur la distribution des revenus qui varie de 0 à 1. Ici, il sera multiplié par 100, afin d'obtenir un pourcentage. Cet indicateur fonctionne de la manière suivante : dans le cas idéal, chaque habitant touche exactement le même revenu, le coefficient de Gini est alors nul. Dans le pire des cas, un seul habitant capte l'intégralité du revenu et le coefficient de Gini est alors égal à 100. Donc, plus le pourcentage est élevé, plus le pays est inégalitaire. »

Or, sans pondération de l'indicateur de chaque catégorie sociale par la croissance démographique qui lui est propre – sans parler de l'aberration consistant à amalgamer revenu et patrimoine – le recours à un indice se rapportant uniformément au seul revenu des populations concernées, qui peut prétendre connaître et encore moins maîtriser les inégalités sociales et éradiquer la grande pauvreté ? 

Cette impuissance ne serait-elle pas le fruit amer d'une soumission à la dictature des sentiments et de l'émotion, d'une pensée dominante devant tout à un marxisme aussi archaïque que sa lutte des classes, refusant et allant même jusqu'à nier tant la condition humaine – dans ce qu'elle a de plus fondamental – que les effets du binôme démographie-économie ; ce qui revient à se tromper d'ennemi ou pour le moins à ne voir que l'arbre qui cache la forêt ?