Si un lien a dirigé le visiteur de ce blog vers un article,

celui-ci est ouvert à la suite de l'avant-propos.

Pour en lire un ou plusieurs autres,

faire son choix en fonction des thèmes (libellés)

énoncés dans la colonne de gauche, sous l'avant-propos.



AVANT-PROPOS

Extrait d'un article pouvant être lu en entier à l'adresse ci-après https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’interdépendances n’implique, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de ce qui les distingue du reste du vivant connu, qui est leur volonté et leur capacité de toujours améliorer leur condition.

Et reconnaître la pyramide comme représentative de cette société, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme.



C’est, pragmatiquement, une façon de discerner par l’observation de la réalité, sans davantage de prétentions scientifiques que métaphysiques, l’origine profonde des maux d’ordre sociétal dont souffre l’humanité, et se donner ainsi la possibilité de les combattre en connaissance de cause. Car au lieu de cela, plus l’homme s’avance sur le chemin du progrès, moins la vanité qu'il en tire tolère cette vision pyramidale de sa condition, allant jusqu’à la refuser sous prétexte d’incompatibilité, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Or la cause majeure des difficultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte-t-elle pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive ce faisant d’un moyen essentiel de connaître, au-delà de ses croyances religieuses, politiques, économiques et sociales érigées en dogmes, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables et leur environnement commun ? Qui peut prétendre avoir jamais vaincu un ennemi qu’il n’a pas identifié ?

Ce sont ces mécanismes qu'étudie la pyramidologie sociale, dans leur vérité parfois cruelle mais fondamentale, mettant en évidence la relation incontournable qui existe entre la structure de la société humaine, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses communes ; matérielles ou immatérielles ; naturelles comme résultant de l’ensemble des activités et autres apports de ses membres, quel que soit le groupe considéré, jusqu'au niveau mondial.

mercredi 21 octobre 2020

Des Saintes Écritures aux richesses extra-terrestres

Genèse  https://www.info-bible.org/lsg/01.Genese.html (À utiliser si le lien ne fonctionne pas) 27 — Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. 28 — Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. 29 — Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.

Tels sont les commandements de la Bible et des religions qui s’y réfèrent, non sans rappeler les Lois de Manou, édictées 2 millénaires plus tôt, ainsi que les enseignements de Bouddha et de Confucius parmi d’autres Sages, plus récents de quelques siècles en attendant l'émergence de Vérités moins orientales. Mais les commandements du Livre Saint puis du nouveau Testament et du Coran, par le dogme nataliste qui en a résulté et qui guide depuis la destinée de la majorité des peuples peuplant la Terre ne sont pas sans poser problème ; que toute question de (sur)population soit frappée d'un tabou dans les religions judéo-chrétiennes, ou que l'Islam en fasse l'arme proclamée à la face du monde, par laquelle il entend le conquérir, sale temps pour la planète, la biodiversité et l’humanité !

Qu'en est-il advenu pour l’homme ?

Ici et maintenant, parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort, comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire, et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi ramené, avant toute autre opinion ou considération, à un agent économique au service de la société, aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

Tous les malheurs du monde en découlent.

Incité à se multiplier sans limites, dans le but proclamé de rallier un nombre toujours plus élevé de croyants, puis plus tard d'électeurs et autres supporters d'innombrables pouvoirs autres que religieux, il l’a fait pendant des millénaires et notamment durant les 2 à 3 derniers siècles, avec l’aide du progrès scientifique et technique, sans restriction ni la moindre précaution. C’est donc dans une imprévoyance n’ayant non seulement rien de divin, mais contraire à la moindre miséricorde, que le Livre a conduit à une exploitation destructrice de la planète par le couple indissociable population-économie, celle-ci déterminant celle-là dans une croissance incessante. Et qu’une telle aberration puisse s’expliquer par le fait que la Terre étant considérée comme une étendue aux confins ignorés il ne pouvait qu’en être de même de ses ressources, ne fait que renforcer l’idée que les Saintes Écritures aient été d’inspiration plus allégorique que divine, avec pour autres effets :

— l’irrépressible désir d’améliorer sans cesse sa condition, distinguant l’humanité des autres espèces peuplant avec elle la planète, tel qu’il ne pouvait que résulter d’une telle incitation,

— la faculté de l’homme de s’inventer des besoins qui viendraient s’ajouter à ceux que lui imposait la nature ; sans compter ceux d’un supplément d’obscurantisme, en particulier de la part de la chrétienté, face aux sciences et à leurs découvertes. Par exemple : refus d’admettre la rotondité de la Terre, sacralisation du corps humain en interdisant l’autopsie, interdiction du droit de disposer de sa propre vie (par mise en conformité du serment d’Hippocrate avec cette sacralisation) ayant favorisé l’allongement de sa durée et conduit à exonérer l’humanité de la loi de la sélection naturelle, etc.

C’est ainsi que :

— Environ 2,5 Millions d’êtres humains ont peuplé la Terre en l’an 1 du christianisme

— 8 Milliards de Terriens la peuplent aujourd’hui

— Plus de 11 milliards la peupleront dans quelques décennies – si la nature en laisse le temps.

— Parmi les 8 Milliards d’hommes à ce jour, 1 à 2 vivent au niveau zéro de la richesse, avec moins de 1,9 $ par jour), soit 4 à 8 fois la population mondiale à l’époque du Christ, toutes conditions confondues, dans la relativité de celles-ci et quel que soit leur nombre échappant à la pauvreté.

Car c’est aussi dans ces conditions que les Saintes Écritures, de même que tous ceux qu’elles ont inspirés, ont manifestement ignoré ce qu’était une pyramide, ou pour le moins ont négligé – voire nié –le caractère pyramidal de toute société faite de l’interdépendance hiérarchisée de ses membres, comme l’est celle des hommes. Elles n’ont notamment tenu aucun compte des enseignements à en tirer en matière de vie sociale – sauf peut-être concernant l’ordre public, favorisé par la peur d’un châtiment divin –, ni du fait que pouvoir et contre-pouvoir, comme richesse et pauvreté – en tout – existent l’un par l’autre. Sans puissants points de faibles, sans riches point de pauvres, et réciproquement. Sans omettre l'illusion (pour ne pas parler de mensonge) relative à la liberté de chacun de choisir sa propre existence.

Depuis, trop rares ont été ceux qui ont pensé devoir remettre en cause l’injonction nataliste des Écritures. L’immense majorité des êtres humains, intellectuels en tête, négligeant les fondamentaux de leur condition, ont passé outre, incapables de concevoir que leurs malheurs augmentaient irrémédiablement avec leur nombre et leurs activités, aidés par un progrès dont ils se souciaient bien peu de savoir jusqu’où il irait.

Conséquence particulière sur la condition humaine, dans ce qu’elle peut avoir de plus cruellement incontournable, tout autant négligé que ce qui précède : la relativité des notions de richesse et de pauvreté – en tout – et l’existence d’un niveau zéro de la pauvreté, autant irrémédiable que rarement dénoncé en tant que tel. D’où le véritable tonneau des Danaïdes, offert aux humanitaires les mieux intentionnés ; des centaines de millions, puis entre 1 et 2 milliards de miséreux survivant parmi une population structurellement composée de 86 % de pauvres pour 14 % de riches. Voir pour plus de précisions : 

https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/04/introduction-la-pyramidologie-sociale.html

Et pout la planète ?

« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture »

Tout n’est-il pas dans ces quelques lignes, de ce qui a fait de l’être humain le premier prédateur de la planète, l’ennemi irréductible de son environnement… et de lui-même, en attendant que des machines qu’il aura imaginées dénuées de désirs autant que de vanité, et beaucoup plus frugales que lui, le remplacent.

Peut-être est-il nécessaire de souligner que les ressources non renouvelables existaient dans la création, et que si les renouvelables existaient elles aussi, c’est encore le progrès scientifique et technique qui devait autant en révéler l’existence que les rendre utiles.

Toujours est-il qu’une multitude d’espèces a ainsi été sacrifiée par les religions, pour satisfaire des besoins vitaux comme accessoires de l’être humain et ce qui deviendra vite sa cupidité, sentiment acquis très rapidement, sinon inné, distinguant lui aussi l’humanité des autres espèces peuplant avec elle leur univers commun, et connu.

Question et conclusion

Les fusées qui s’envoleront bientôt pour leurs voyages intergalactiques, seront elles comme les navires de Christophe Colomb, chargées d'êtres humains allant agrandir et peupler le royaume Dieu, ou accroître leurs richesses matérielles ?

Quoi qu'il en soit, chacun peut et doit être conscient des raisons originelles et structurelles dans  lesquelles ces richesses sont acquises et ne seront jamais mieux partagées qu'elles le sont, sauf à isoler la société du niveau zéro de la pauvreté.