Les schémas présentés dans les pages qui suivent, assortis chacun d’un bref commentaire, illustrent la “logique déductive” ayant conduit à la théorie de la pyramidologie sociale.
Figure
1
La pyramide sociale est représentée ci-dessus dans sa définition géométrique, fondamentale et universelle, née de la structure sociale élémentaire qu’est la famille, avec à son sommet le chef, généralement le patriarche sous l’autorité duquel se situent, par ordre décroissant d’ancienneté et de pouvoir, l'ensemble de ceux qui la composent : l’aïeul – ou l’aïeule dans le cas du matriarcat –, ses enfants, ses petits-enfants, etc. jusqu’à sa disparition, ou son incapacité, et son remplacement par son successeur le plus apte à lui succéder, selon les critères en usage dans chaque collectivité observée ; traditionnellement : âge, expérience et sagesse ; histoire et hauts faits personnels ; richesse, le plus souvent exprimée par l'importance de la propriété foncière, du cheptel, ... hérédité, cooptation, élection...
Puis la richesse financière étant devenues le premier signe du pouvoir, dans un monde toujours plus matérialiste, le sommet de la pyramide sociale est occupé par le plus fortuné de ses occupants. Sa domination et l’autorité qu’elle lui confère, s’étendent, à partir de cette position dominante, sur la population totale de la pyramide, laquelle peut être segmentée en allant de haut en bas, en strates de moins en moins riches, jusqu’aux plus pauvres d’entre eux qui en occupent la base.
Nota – Dans le but d’une simplification communément pratiquée, la pyramide sociale sera dorénavant réduite à l’image en deux dimensions d’un triangle, comme la sphère peut l’être à sa circonférence.
Par ailleurs, le raisonnement proposé étant d’ordre fondamental et général, il se satisfera de représentations lissées, exemptes du crénelage qu'entraîne la multiplication des critères selon lesquels peuvent être répartis ses occupants, au-delà de leur regroupement en quelques grandes catégories, déterminées par la richesse de chacun.
Figure 2
Y est exprimé, à population constante, ce qui en résulte pour chaque catégorie sociale, quant à son enrichissement ou à son appauvrissement, rapporté à la proportion de la population totale de chaque catégorie sociale.
Arbitrairement, ce schéma veut illustrer la situation dans laquelle une infime minorité de riches accapare une part abusivement disproportionnée de la richesse globale de la société. Ni leur nombre, ni la part exacte de la richesse collective qu’ils détiennent étant précisés, des d'appréciations partisanes, requiérent des considérations et calculs objectifs pour être prises au sérieux.
Quoi qu'il en soit, étant admis par convention, que le volume total de la pyramide sociale soit représentatif du nombre total de ses occupants – de toutes conditions –, le sommet de la pyramide sociale apparaît peuplé d’une petite minorité de possédants, occupant à son apex un volume réduit de la pyramide, par comparaison avec la multitude des moins riches ou plus pauvres qu’eux, d'autant plus nombreux que leur positionnement se rapproche de sa base.
Figure 3
Au même niveau général d'observation que dans le schéma précédent, celui-ci illustre la loi ou principe de Pareto, selon lesquels environ 80 % de la richesse d’une population sont détenus par 20 % de ses membres.
Nous verrons que c'est l’application – induite – de ce principe, ou loi, de Pareto à une population se caractérisant par le caractère pyramidal de sa structure sociale, qui introduit une
“troisième dimension” – étrangement négligée ou trop sommairement évoquée en sociologie, économie, démographie, etc. dans la répartition de la richesse collective de la société en fonction de sa segmentation en catégories, différenciées par l'importance de leur richesse matérielle respective.
Figure 4
Autant pour éviter le manque d’objectivité d'une partition telle que celle du schéma 2, que pour étendre et préciser l’application du principe de Pareto à l’ensemble de la société et à son évolution, l’idée est ici d’associer à la pyramide sociale une échelle de sa richesse matérielle. La logique lui attribuant comme point le plus bas, le niveau Zér0 – inamovible – coïncidant avec la base de la pyramide sociale, occupée par les plus pauvres des pauvres, et comme point culminant, le sommet de la même pyramide sociale, s'élevant sans cesse, avec la croissance de sa population totale et de sa richesse commune, augmentant elle aussi sans cesse, avec le développement économique et les profits résultant de la satisfaction de ses besoins.
Est en outre ainsi démontré, le principe selon lequel, si la croissance de la richesse n’a pas d’autre limites que celles de l’ambition et des ressources dont la tirent ceux qui la convoitent, la pauvreté a la sienne qu’est le niveau Zér0 de la richesse, au-dessous duquel règne l’inexistence sociale.
Telles sont les premières représentations graphiques par lesquelles le niveau de richesse de chacun des occupants de la pyramide sociale – comme de son segment d’appartenance –, peuvent être directement lus sur l’échelle de richesse collective de la société et réciproquement. C'est ainsi, sans parti-pris sociopolitique, que cette échelle évite l'imprécision de coefficients et indices décimaux et linéaires habituellement utilisés, dans l'ignorance, l'oubli, voir le déni, de la troisième dimension que confère à la société humaine sa structure pyramidale.
Nota : Ce qu’il y a lieu d’entendre par richesse collective de la société, ainsi que ce qui différencie objectivement le “riche” du “pauvre”, et inversement, fera l’objet du prochain chapitre du présent ouvrage.
Figure 5
Le couplage de l’échelle de richesse collective de la société avec la représentation pyramidale de cette dernière, met en évidence ce qui résulte de l’extension du plan médian horizontal de l’échelle de richesse au volume de la pyramide, divisant celle-ci en deux parties – haute et basse –, équivalentes en termes de répartition de la richesse globale – 5o% en dessous, 50/% au-dessous –, mais par contre amplement différenciées par le nombre d'occupants de chacune des 2 parties de la société ainsi mesurable en effectifs, dès lors que sa population totale est connue.
C’est précisément l’objet de la pyramidologie sociale de vérifier et préciser autant que possible, la réalité incontournable d’un tel état de faits, en recourant aux propriétés du polyèdre pyramidal, dont il a déja été dit que son volume peut, par convention, représenter à tous moments la population évolutive.
Figure 6
Rappel des propriétés géométriques du polyèdre pyramidal
Figure 7
Comme représenté par la figure n° 5,
le plan médian horizontal divisant
en deux parties égales
l’échelle de richesse
associée à la pyramide
sociale,
cette dernière est coupée en deux parties superposées s’il est prolongé.
La
partie haute conserve
son caractère pyramidal
alors que
l’autre est faite
d’un
tronc de pyramide incluant sa
base. Or
ces deux parties ne sont
pas
égales en volume, donc en peuplement, puisque
ce volume est conventionnellement représentatif de la population de ses occupants.
Par
application du même raisonnement, le schéma ci-dessus,
permettant de calculer
le volume du
polyèdre pyramidal, aussi
bien que celui du tronc de pyramide,
le
volume de chaque partie
peut
être
précisé, en
pourcentage de celui
de la pyramide sociale dont ils sont les 2 parties complémentaires,
puis en nombre,
dès
lors que le peuplement total
de la pyramide
est connu.
C’est
ainsi qu’il est possible d'affirmer que, structurellement,
50 % de la richesse collective
de la pyramide
sociale sont répartis entre les occupants de sa
moitié haute, représentant 14 %
de
sa population
totale – les
riches –,
alors que les 86 %
complémentaires
de la population totale –
les pauvres
–,
se partagent l’autre moitié.
Il en résulte aussi que par un
calcul simple empruntant
les mêmes propriétés du polyèdre pyramidal, il est permis de connaître la partition en
pourcentages de
toute
population humaine,
en pauvres –
86 % –
et riches –
14 %,
les uns et les autres se partageant respectivement la moitié de leur richesse collective.
Par
application de ces pourcentages, il est aussi possible de connaître la répartition, en pourcentage et en nombre, de tout autre type de richesse que la richesse matérielle, sachant que l'altérité humaine est aussi faite de ses innombrables autres types de richesses.
Il
en découle aussi, qu'à
population totale constante,
tout déclassement d'un occupant de la pyramide sociale dans un sens
a pour effet le déclassement d'un autre occupant en sens inverse.
D’où
l'influence considérable de la croissance démographique humaine sur la mobilité sociale, et les inégalités du même nom.
Figure 8
Le même calcul que celui afférent au schéma 7, appliqué à la pyramide sociale dont la population est segmentée en 3 catégories (riches, classes moyenne et pauvres) au lieu de 2 (riches et pauvres), permet de déterminer le pourcentage de la population de chacune de ces catégories, face à la part de richesse (1/3) dont chacune est structurellement détentrice.
Rappel - La notion de classe moyenne sera abordée dans le prochain chapitre, proposant préalablement une définition de la richesse comme de la pauvreté.
Quelle que soit la population de la pyramide sociale et l'époque à laquelle elle est observée, il est donc possible de connaître sa répartition objective, par simple application des propriétés du polyèdre pyramidal. Il en est ainsi dans la figure ci-dessous, concernant la population humaine telle qu'estimée avoir été celle de la planète au début de notre ère.
Figure 9
Figure 10
Le schéma ci-après fait état du dénombrement par catégories sociales de la population humaine en l'an 2000, de la même manière que pour l'an 1 de notre ère à la figure précédente.
Figure 11
Le schéma ci-dessous représente les pyramides sociales des 2 figures précédentes, à l'échelle d'une richesse leur étant commune, ayant constamment prospérée jusqu'aux révolutions industrielles des 18ème et 19ème siècles, en suivant l'augmentation constante de la population et des fruits de ses activités, elles-mêmes en développement permanent, pour satisfaire ses besoins, avec l'aide du progrès scientifique dont les révolutions industrielles successives ont été porteuses
Figure
12
Ce schéma peut alimenter la réflexion concernant l'incidence sociale de la croissance et de la décroissance économique, trop souvent sommairement réduite à leurs conséquences environnementales.
Y est exprimé, à population constante, ce qui en résulte pour chaque catégorie sociale, quant à son enrichissement ou à son appauvrissement, rapporté à la proportion de la population totale de chaque catégorie sociale.
Figure 13
Courbe d'évolution de la population mondiale
sur 2 millénaires Source ONU (1960)
La courbe ci-dessus explique à la fois l'ampleur et la rapidité avec lesquelle l'humanité a dû réagir à tous égards – mais spécialement en matière sociale –, aux bouleverements considérables qu'a pu engendrer, en moins d'un siècle, la multiplication par 10 de la population humaine et de sa richesse collective.
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