Article révisé le 27/02/2026
Préambule
Richesse
et pauvreté ne doivent pas s’entendre comme les attributs du
bonheur et du malheur. S’il est des riches malheureux, souvent pour
n’avoir pas compris qu’existent d’autres formes de bonheur
que la fortune matérielle, les pauvres heureux ne sont pas rares.
Sans être pour autant heureux d’être pauvres, ils considèrent
qu’il existe d’autres façons d’être riche que de posséder
autant ou plus qu’autrui. Ces deux concepts doivent donc être pris
au sens le plus large, sachant que quantifiable lorsqu’elle est
d’ordre matériel (revenu, patrimoine), la richesse, comme la
pauvreté, peuvent aussi
bien être
de nature immatérielle, chacune
étant néanmoins
distribuée
pyramidalement.
Si
le progrès scientifique et technique a considérablement amélioré
les conditions de vie (confort) de l'humanité, richesse et pauvreté
existent depuis toujours et continueront d’exister l'une par
l'autre, dans une relativité intemporelle, déterminant une pyramide
sociale dont le volume peut représenter par convention le
peuplement.
Toutefois,
sans riches point de pauvres et réciproquement ; les uns
existent par les autres et réciproquement. En conséquence, ce qui
compte pour chacun est son ressenti en tant qu'occupant, à chaque
instant de son existence, d’une position dans cette structure
sociale – à l’échelle de l'humanité ou de chacune des
collectivités dont elle est faite : locale, régionale,
nationales ou autres –, position devant tout aux hasards de sa
naissance et à l’héritage génétique, social et culturel en
découlant ; quels que soient les aléas de son existence par la
suite et la compassion – spontanée ou contrainte – de ses
semblables.
Or,
l'écart existant entre la base et le sommet de cette pyramide ne
cesse pas d’augmenter, de même que sa richesse commune avec la
population et une économie déterminée par ses besoins, vitaux et
accessoires ; les inégalités sociales exprimées par cet écart
ne cessant de se creuser d’autant. Et ces inégalités sont
d’autant plus ressenties que si la richesse n'a pas d'autres
limites que les ressources dont la tirent ceux qui la convoitent, la
pauvreté à la sienne, qui est le niveau zéro de la richesse
collective, coïncidant avec sa base, là où est condamnée –
structurellement – à survivre la multitude des plus déshérités.
C’est
dans ces conditions que peuvent être dégagés des critères de
différenciation entre individus et groupes d’individus, face à
l’échelle des richesses de la société.
Est pauvre celui
qui n’a n’a pas de quoi satisfaire tout ou partie de ses besoins
vitaux que sont, par ordre alphabétique :
a/ Un
abri – Le pauvre ne dispose pas de quoi s'abriter, avec
sa famille lorsqu'il en a une ; quand il n’est pas privé du
moindre refuge.
b/
L’alimentation – Le pauvre souffre de la faim ou de
malnutrition.
c/
L’habillement – Le pauvre est dépourvu de vêtements en rapport
avec la dignité qu’ils peuvent lui conférer et/ou les conditions,
notamment climatiques, dans lesquelles il vit.
d/
L’hygiène et la santé – Le pauvre n’a pas couramment accès
au minimum de soins médicaux et peut ne pas disposer pas de l’eau
potable ou simplement salubre. Eu égard à la quasi-inexistence de
réseaux d'assainissement et de sanitaires privés en certains lieux
de misère, le recours à des toilettes collectives, même dépourvues
d’eau courante comme le sont le plus souvent des installations de
fortune, masque ce critère.
e/
L’instruction – Le pauvre ne bénéficie pas d’un savoir
suffisant pour contribuer à la détermination de ses conditions
d'existence.
f/
Compte tenu de la montée des désordres et violences de toutes
sortes partout dans le monde, et du degré particulièrement élevé
de vulnérabilité des plus démunis face à ce fléau, l'insécurité
est en voie de s’ajouter officiellement à la liste des indicateurs
de richesse et de pauvreté.
Les pauvres
profonds se
distinguent, à la limite inférieure de la pauvreté ; au plus
près de la base de la pyramide sociale et du niveau zér0
de la richesse avec lequel elle coïncide, par un revenu
quotidien inférieur à un minimum déterminé par l’ONU. Fixé
à 2 dollars
environ, chaque pays devant
convertir ce montant dans sa propre monnaie, avec les distorsions qui
en résultent. Est
toutefois
considéré
ici comme pauvre profond, l’être humain dont les besoins vitaux ne
sont pas satisfaits dans leur totalité, partout
dans le monde, que
son revenu soit ou non supérieur à ces 2 dollars
environ quotidiennement.
Il
faut par ailleurs noter, au sujet des pauvres profonds :
1°
— Le désaccord des experts pour en fixer le nombre,
dont l'importance comme la
fluctuation sont liées aux causes de leur état, telles que,
notamment, les conflits et crises se multipliant partout dans le
monde, outre les caprices de la nature. Il n'est que de penser à ce
sujet aux innombrables bidonvilles, camps et autre lieux de conflits
plus ou moins armés, tous lieux de concentration
de la grande misère.
2°
— Qu’ils représentent la plus grande plaie ouverte au flanc
de l'humanité, et sa première honte, en cela que le nombre de
pauvres – dont les pauvres profonds augmente
structurellement depuis que l'humanité existe, dans une mesure qui
est plusieurs fois celle à laquelle se multiplient les riches, sans
qu’une quelconque relativité puisse l’expliquer.
Est ainsi
plus ou moins riche, tout
être humain ayant
de quoi satisfaire l’ensemble
de
ses besoins vitaux et d’accéder,
dans une mesure extrêmement variable, au confort et au superflu.
Compte
tenu de la diversité des
situations ainsi présentées et de l’impossibilité de définir
objectivement la
différence entre grande richesse
et richesse encore proche de la
pauvreté, le concept de classes
moyennes s’est imposé
en tant que variable d'ajustement et est appliqué à des populations
dont tantôt elle
intègre et
tantôt elle exclut
tels ou tels représentants, au gré des courants de la pensée
politique et sociale. Peuvent
donc figurer parmi
les classes moyennes, aussi bien de “petits
bourgeois”, des cadres pouvant
être qualifiés d’“inférieurs”,
de “petits”
commerçants, des représentants modestes
de professions libérales,
intellectuels, etc. autant de dénominations dont l’hétérogénéité
n’a d’égal que le flou, et qui renvoient in fine à des
patrimoines et/ou à des revenus, pour déterminer dans l’imaginaire
collectif un niveau de richesse sujet à bien des amalgames et
approximations.
Au-delà
de ces définitions et de leur imprécision – que ne suffisent pas
à clarifier le crénelage de coefficients, indices et autres
paramètres tels que PNB, PIB, indice de Gini, centiles, déciles,
etc. –
outre le fait qu'ils ne tiennent pas compte du caractère pyramidal
de la
société, négligeant en quelque sorte sa troisième dimension. Il
est proposé ici de se référer, pour segmenter la pyramide sociale
face à sa richesse collective, selon sa définition la plus large, à
ce qui constitue le patrimoine matériel et immatériel de l'ensemble
de la société qui la peuple, les éléments constitutifs en étant
: la matérialisation des savoirs artistiques, techniques,
scientifiques, etc. ; les capitaux ; les infrastructures et autres
outils de production ; les stocks de matières premières, de
produits finis et en cours d’achèvement ; etc. Cette
richesse globale de la société se
définissant comme ; la Somme
des richesses matérielles et immatérielles, naturelles et résultant
de l’ensemble des activités et autres apports de tous les membres
de la société.
À
noter la qualification de
"naturelles",
soulignant
le fait que la richesse de la collectivité n’est pas le fruit des
seules activités de ses membres, mais inclut ceux de la prédation –
irréversible –
qu’ils exercent sur leur environnement, que ce soit ou non pour
alimenter ces activités.
Cette
richesse globale de la société peut être divisée par le nombre
des individus qui la composent à un moment donné, pour connaître
la richesse moyenne de chacun d’entre eux, comme inversement, cette
richesse globale n’est autre que la richesse moyenne de chacun,
multipliée par leur nombre.
Dès
lors, le volume de la pyramide sociale
représentant
par convention le nombre
total
de
ses
occupants à
un moment déterminé,
ceux-ci
y
sont structurellement répartis, par un
calcul reposant
sur les
propriétés du polyèdre pyramidal, en
catégories sociales : pauvres, représentants des classes
moyennes, et riches, schématisées
ci-après, puis
en pourcentage de leur
nombre total,
et
par extrapolation en
nombre, ou
vice-versa.





Quelque
mathématicien saura bien réduire en savante algèbre la
définition de la pauvreté – et par voie de conséquence de la
richesse ainsi que de la catégorie sociale intermédiaire
constituée
des représentants des classes moyennes –
telle qu’énoncée ci-dessus en termes de simple
logique
structurelle et déductive. D’ici
là, celle-ci
pourra
conduire
qui voudra bien s’y intéresser ; à
éviter
au moins
des détours et considérations transversales, au moins égales à
celles relevées dans la définition de la pyramide sociale (cf.
chapitre
3
ci-dessus)
et
dont aucune ne permet
un chiffrage suffisamment précis ni crédible de la notion de
pauvreté humaine, pourtant premier des malheurs du monde.
Il
suffit
pour le percevoir, de citer
ce
qu’en disent autant
et plus le web que les articles
et livres
traitant
de la pauvreté,
publiés à
jet continu
partout dans le monde. D’autant
plus
qu’aux
considérations relatives
à la pauvreté en tant que telle,
rares
sont les partis qui n’en épousent
pas suffisamment
la
cause pour
faire preuve d’objectivité.
Exemples :
-
De
la marginalité aux divers types de pauvreté – et de pauvres –,
selon Acfas
Relative,
absolue,
intégrée, issue d’un processus de disqualification, sans
que la moindre attention ne
semble
accordé
à son
caractère structurel :
Les
9 types de pauvres
1)
Les démunis
2) Les
malchanceux et accidentés
3) Les
isolés
4) Les
pauvres « d’avenir »
5) Les
mal portants
6) Les
ignorants, incompétents, inexperts
7) Les
mal aimés
8) Ceux
qui se cachent et se détestent
9) Les
pauvres de volonté et d’amour
-
Du foisonnement des définitions
de la pauvreté, émanant
d’institutions diverses :
Le
Trésor de la langue
française (TLF)
–
dictionnaire du CNRS –,
pour lequel la pauvreté est
l’état, la
condition, d’une personne qui manque de ressources, de moyens
matériels pour mener une vie décente…
Pour
Wikipédia, la pauvreté est le fait d’être dans une
situation d’infériorité matérielle par rapport aux individus les
plus favorisés…
Pour
Oxfam France, le manque de ressources pour mener une vie
décente, qui touche près de la moitié de l’humanité dans le
monde…
Pour
l’Insee, la pauvreté monétaire est définie comme le revenu
disponible inférieur à 60 % du niveau de vie médian…
Selon
Le Robert : La pauvreté est l’état d’une personne qui
manque de moyens matériels ou moraux.
Pour
le Larousse, il est intéressant de constater qu’au lieu de publier
une définition de la pauvreté – sur son site internet comme dans
ses éditions papier, il juge opportun de préciser ce qu’est la
pauvreté... évangélique : renonciation aux biens de la terre,
conformément à l’esprit de l’Évangile //Vœu par lequel…
En
2025, pour la Banque Mondiale et l’ONU, est en situation de
pauvreté profonde, tout individu vivant avec moins de 3 dollars par
jour.
Etc.
Quant
à la richesse, sa définition donnant lieu à des considérations
transversales, au moins égales en nombre à celles dont la pauvreté
fait l’objet, la parole sera à nouveau donnée au TLF, –
référence scientifique oblige – pour lequel la richesse est
« abondance de biens, de moyens, de revenus; état, condition d'une
personne qui possède des biens très
[?] importants, qui
a beaucoup de ressources, de revenus… ».
Relativité :
Est riche ou pauvre tout occupant de la pyramide sociale se
positionnant au-dessus ou au-dessous de la médiane de l’échelle
de richesse collective lui étant associée.
...