samedi 11 juillet 2020

Réflexions, questions et raccourcis au sujet de la pauvreté profonde et de son éradication

Nos sentiments et nos émotions, nous portent à ignorer les réalités fondamentales de l’existence, au point d’aggraver le sort de ceux que nous voudrions aider et protéger.
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Le seul moyen d’éradiquer la pauvreté profonde est “d’isoler” la pauvreté du niveau zéro de la richesse, avec lequel elle coïncide structurellement. Un Revenu Universel Minimum et Inconditionnel (R.U.M.I.), financé par la richesse collective accumulée par la société, le permettrait.
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Dans leur relativité, richesse et pauvreté se définissent et existent l’une par l’autre et se répartissent de manière incontournablement pyramidale. Chacun est ainsi le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que soi.
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Existant par la richesse et réciproquement, la pauvreté est une fatalité structurelle aussi incontournable que la richesse. Ce n'est pas le cas de la pauvreté profonde, qui pourrait être éradiquée par rehaussement (ou isolation) de la base de la pyramide sociale par rapport au niveau zéro de la richesse.
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La pauvreté profonde, est celle de 1 à 2 milliards d’êtres humains qui vivent avec moins de 1,9 dollar par jours. C’est en favoriser le développement que la confondre avec la pauvreté relative régnant dans les sociétés les plus riches.
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Si la richesse n’a pas d’autres limites que l’ambition de ceux qui la convoitent, ainsi que les ressources dont ils la tirent, la pauvreté a la sienne, qui est le niveau zéro de cette même richesse, grand oublié des discours les mieux intentionnés.
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Alors que des contraintes d’ordre structurel, découlant du caractère pyramidal de toute société fondée sur l’altérité et l’interdépendance de ses membres, condamnent à l’échec toute tentative d’instauration d’un revenu universel n’en tenant pas compte, pourquoi les idéologues de toutes tendances s’obstinent-ils à l'ignorer ?
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Contrairement à son sommet, dont la croissance n’a pas d’autres limites que l’enrichissement de ceux qui l’occupent et les ressources dont ils le tirent, la base de la pyramide sociale, correspond irrémédiablement au niveau zéro de la richesse. C'est en tenant compte de cette particularité, que la pauvreté profonde pourrait être éradiquée.
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La vision inspirée d’une archaïque lutte des classes, qu'en ont la plupart de ceux qui en vantent les mérites, voue le revenu universel à l'échec. Pour savoir pourquoi, lire :
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Les représentants de toutes les espèces vivantes doivent avant tout leur sort aux hasards de leur naissance. C'est ainsi que 1 à 2 milliards d'humains vivent au niveau zéro de la richesse matérielle, avec moins de 1,9 $ par jour.
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La natalité encourage d'abord la pauvreté, du seul fait que structurellement, sur 100 êtres humains qui s'ajoutent à la population, 86 vont grossir les rangs des "pauvres" quand 14 rejoignent ceux des "riches". 220 000 Terriens s'ajoutant quotidiennement à la population mondiale, la croissance incessante de celle-ci a pour irrémédiable effet l’expansion de la pauvreté, dont la pauvreté profonde.
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Le revenu universel doit être conçu, non pas en termes de lutte des classes, mais de rehaussement de l'ensemble de la société par rapport au niveau zéro de sa richesse collective, sachant que ceux qui y vivent avec moins de 1,9 $ par jour seront les premiers à en bénéficier, structurellement donc durablement.
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Quand une mondialisation irréversible, résultant d’un progrès voulu par le plus grand nombre, a aboli les frontières entre les hommes, toutes les misères de l’humanité sont promises à un partage chaque jour plus large.
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L’instauration d’un revenu universel minimum et inconditionnel (R.U.M.I.), est le seul moyen durable d’isoler en premier lieu les pauvres profonds du niveau zéro de la richesse, auquel nul ne peut vivre sans être frappé d'exclusion sociale.
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L’augmentation des besoins d’une population croissant sans cesse devient telle, que l’insuffisance des moyens de les satisfaire touche d’abord les plus vulnérables. Et cela ne pourra que s’aggraver avec une démographique mondiale anarchique et galopante.
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La situation économique et sociale créée par la pandémie de coronavirus, a créé les conditions les plus favorables à l’instauration progressive du R.U.M.I. en commençant d’urgence par les plus défavorisés, vivant avec moins de 1,9 $ par jour.
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Le coût du R.U.M.I. serait amplement couvert par celui des aides, allocations et autres mesures démagogiques d’assistanat, accordées sans discernement et qu'il remplacerait, sans compter la restitution d'une large partie de son montant par l'impôt.
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Partout où ils existent, les pauvres profonds ne sont pas des électeurs ; c’est un de leurs handicaps majeurs. Alors qu’ils ont le pouvoir de voter, ils s’en abstiennent trop souvent, s’en remettant ainsi à autrui pour défendre leur cause.
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Outre par devoir de solidarité humaine, il est de l’intérêt social, économique et écologique des pays avancés de contribuer à résorber la surpopulation mondiale, mais cela sera vain en l’absence d’une maîtrise de celle-ci à l’échelle planétaire.
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L’idée de partage, qu’inspire une compassion trop sommaire, est une utopie criminelle qui néglige les effets de notre démographie galopante, associée au caractère incontournablement pyramidal de notre société, qui fait croître les pauvres à une cadence qui est 6 fois celle des riches.
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La meilleure manière d’aider les pauvres, est d’encourager les riches à investir, non pas de les en dissuader.
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Les inégalités sociales résultent du niveau de richesse collective rapporté à la démographie et au positionnement de chacun dans la pyramide sociale. Taxer les riches pour tenter de réduire les inégalités de revenu par un simple transfert, est sans effet sérieux ni durable, pour des raisons purement structurelles.
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La pire des incitations au maintien de la pauvreté dans le monde est le dogme – autant politique que religieux – de la surnatalité.

vendredi 3 juillet 2020

Croissance ? No-croissance ? ou décroissance ?

Alors que le verdissement teinté de rose des municipalités constitue ce qui pourrait être une extension des débats de la Convention citoyenne sur le climat et de la réponse donnée à ses conclusions par le Président de la république, il aura fallu attendre l’entrée dans le XXIe siècle pour que les Français semblent enfin prendre conscience des conséquences de leur excès de prédation.  


À noter toutefois au sujet des municipales, un abstentionnisme et une politisation qui en relativisent les résultats, quelle que soit la nécessité d’y croire comme à une réponse tardive aux avertissements si souvent qualifiés de fantaisistes ou abusivement pessimistes d’experts se heurtant à la cécité de l’opinion, leaders en tête. C’est ainsi que perdure le tabou dont est frappée la dimension pourtant prépondérante de la démographique humaine mondiale et ses retombées sur tous les pays, dont la France.

Sans entrer dans le détail d’orientations et de politiques dont la diversité et les divergences promettent autant de problèmes que de retards qui pourront s’avérer fatals, trois grandes tendances se partageront le paysage politique français. Non dénuées d’arrière-pensées idéologiques, elles réclament le maintien de la croissance, son gel, ou contradictoirement la décroissance. Or, ni l’une ni l’autre de ces options ne sera praticable, précisément parce qu’elles sont toutes trois dépourvues de leur dimension démographique, voire humaine.

Négliger cette dimension, est en effet ignorer que le progrès dont profitent et est porteuses la croissance comme son gel, est ce qui distingue l’humanité des autres espèces animales. C’est par le progrès qu’elle a amélioré sans cesse sa condition, jusqu’à la démesure. Et ce n’est pas le déplacement des êtres humains vers d’autres planètes, ou le transport en sens inverse des matières premières qui commencent à leur manquer qui y changeront quoi que ce soit, le coût de tels voyages en réservant le bénéfice à une infime minorité de Terriens.

L’histoire de l’humanité est, avant toute autre considération, celle du binôme économie-population, celle-ci conditionnant celle-là et non le contraire, ce que les écologistes comme la plupart des économistes semblent ignorer. C’est l’accroissement de l’effectif humain qui est nécessaire et autorise le développement économique, dans une relation indissociable et au détriment d’un environnement dont les ressources peuvent être supposées inépuisables tant qu’elles restent inconnues ou à inventer, donc non chiffrables. Mais il n’en est pas de même des déchets de cette relation, du fait d’une augmentation incessante du nombre de consommateurs-producteurs-pollueurs, en attendant les déchets de ces déchets. Ceux-ci continueront de détruire tout ce qui est indispensable à la vie sur Terre, de l’eau à l’air, en raison des besoins que chaque être humain supplémentaire augmente et sait si bien se créer pour faire tourner ses industries.

La transition démographique est telle qu’après que la population humaine mondiale ait crue, en moyenne, d’environ 10 500 individus quotidiennement depuis le début de notre ère – selon un calcul à la portée du premier venu –, ce chiffre sera, selon hypothèses haute ou basse des projections de l’ONU, de l’ordre de 125 000 à plus de 300 000 dans moins d’un siècle, après 250 000 en l’an 2 030.

La question prioritaire qui se pose aujourd’hui est en conséquence : Vaut-il mieux le progrès et un bien-être inégal pour 3 ou 4 milliards d’humains pratiquant une écologie dénataliste, dans le respect de leur environnement social et environnemental, ou une indigence égalitariste et le saccage de la planète, par bientôt 11 à 16 milliards de super-prédateurs continuant de proliférer dans la frustration du plus grand nombre d'entre eux et ses conséquences mortifères ?

L’équilibre social y trouverait son compte, puisque le nombre de pauvres serait le premier impacté. En effet, pour des raisons structurelles devant tout au caractère incontournablement pyramidal de notre société, sur 100 humains qui naissent, 86 vont grossir les rangs des “pauvres”, pour 14 qui vont rejoindre ceux des “riches”
Quant à ceux qui y trouveraient à redire, au prétexte que les pauvres seraient précisément les plus concernés, dans leur nombre faute de pouvoir l’être dans leur proportion, au nom de quoi contestent-ils qu’une société comportant des pauvres moins nombreux ne soit pas préférable à celle dans laquelle ils le sont toujours plus à se plaindre de souffrir au service des riches, dont les effectifs seraient au demeurant eux aussi réduits, au prorata de leur représentation dans la pyramide sociale.

À noter pour conclure, qu’une écologie dénataliste, acceptée et pour cela enseignée intensivement et d’urgence, partout dans le monde, garantirait l’éthique d’une telle démarche, à laquelle une augmentation quotidienne de la population de 220 000 individus ne peut être que contraire.

lundi 22 juin 2020

De l'écocide selon la convention citoyenne pour le climat

- Serait considérée comme écocide (en attendant d’être qualifiée de crime contre l’humanité et que soit déboulonnées quelques statues), « toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées ».

Voici enfin mis en accusation, sans la moindre ambiguïté, tous les pouvoirs – du parental au religieux en passant part le politique et tant d'autres – qui depuis toujours se sont davantage souciés du nombre de ceux sur lesquels ils se fondent et prospèrent, que de leur bien-être et de leur capacité de nuisance envers leur environnement.
Est ainsi posée, après des millénaires d'une domination absolue, la question de l'infaillibilité de ces pouvoirs.
En résultera-t-il la salutaire remise en cause de tant de leurs vérités dogmatiques et doctrinales, dont dépend le sauvetage de ce qui pourra encore l’être, de notre planète et des espèces qui la peuplent ?

- « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résultent ne saurait compromettre la préservation de l'environnement, patrimoine commun de l'humanité ».

Contrairement à ce que véhicule démagogiquement la pensée dominante, des limites existeraient donc, à ces libertés et principes ?
Si tel était bien le cas, l'homme serait enfin sommé de redéfinir ces limites, en tenant compte, bon gré malgré, de ce que sont les réalités aussi fondamentales qu’incontournables de sa condition.

- « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l'environnement et lutte contre le dérèglement climatique ».

La France, aussi républicaine qu'elle puisse être, ne sauvera pas l’humanité à elle seule, quelle que soit la générosité de ses intentions et de ses actes en découlant. De quel poids sera, à l'échelle mondiale, une nation en voie de représenter moins de 0,5 % de la population humaine, si elle persiste dans son incapacité à intégrer de quoi remédier à son propre déficit démographique ?
Reste à espérer que contrairement à ce que prétendent les esprits chagrins, la France ait conservé assez de l’influence intellectuelle qui a fait sa grandeur, pour engager des pays du monde assez nombreux et influents à partager ce qui au demeurant en reste encore au niveau des intentions.


https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/convention-climat-on-peut-apporter-le-bon-sens-qui-manque-aux-politiques_1763462

jeudi 11 juin 2020

Mourir et ne pas naître

Sous le titre “La pandémie va-t-elle changer notre rapport à la mort ?”, Courrier International relayait début juin 2020 un article émanant de THE SPECTATOR, que tout lecteur autorisé pourra consulter dans les archives de ces journaux.

T
C'est le commentaire d'un lecteur signant g.jo.c qui est repris ici in extenso, pour donner une idée de la mesure dans laquelle l'éthique est sommairement victime du tabou dont a été trop longtemps frappé tout problème posé par la population, et a fortiori la surpopulation humaine. Il en est comme si la question de sa démographie avait pour seul objet la durée de vie de chacun, en passant à la trappe l'autre grande plaie de l'humanité, après la mort et la maladie, qu'est la pauvreté profonde – à ne pas confondre avec la pauvreté tout court, laquelle existe par la richesse et réciproquement – à laquelle sont condamnés tous ceux qui naissent et vivent à la base de notre pyramide sociale ; niveau zéro de la richesse collective, aussi fatal que structurellement inexpugnable ; ceci au nom de la défense de la natalité.

D'un point de vue éthique, les propos ci-après peuvent être rapprochés de ceux ayant fait l'objet des articles suivants, publiés ici même :
Voir accessoirement les articles consacrés au revenu universel (R.U.M.I.).

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« PROLOGUE -19-20…

L’épidémie du covid-19 qui règne actuellement met dramatiquement en lumière l’hypocrisie et la couardise de nos sociétés face à la notion de suicide assisté. Elles refusent celui-ci sous des prétextes confus de “respect de la vie’’. Mais face aux circonstances actuelles les uns prônent l’immunisation collective, acceptant des morts qui auraient pu être évitées tenant compte des moyens médicaux disponibles. En d’autres termes une non-assistance en personnes en danger qui ne dit pas son nom. D’autres se retrouvent obligés de choisir entre “ceux-qui-ont-le-plus-de-chances-de-survivre’’, au prix de l’abandon des plus vulnérables, consentants ou pas. Ils instaurent ainsi une forme d’euthanasie forcée, non-désirée, pire encore qu’un suicide volontairement décidé, mais qui souhaite être facilité.

“Les vieillards, il faudrait les tuer jeunes’’ Alfred JARRY


FAUT-IL FAVORISER l'IVG…ou l’IVV ?

‘’Le premier novembre 2016 un homme de plus s’ajoutera à la population mondiale…..’’
C’est entendu, d’après le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) nous serons 7x109 humains en 2011. Certes nous vivons mieux que nous ne vivions à 3x109 humains en 1991, sur foi de son IDH (Indice de Développement Humain) qui s’est amélioré de près de 20%. Nous serions, toujours d’après la même source, 9x109 humains en 2050 (?!), quand les ressources de la Terre commenceront à plier sous le poids. La disposition d’eau potable deviendra principalement problématique pour plus de 15% d’entre nous (et cela malgré le ‘’dévouement’’ de SUEZ Environnement et autres VEOLIA S.A….) Les autres ressources indispensables commenceront elles aussi à manquer, d’abord pour des raisons de gaspillage (25% aujourd’hui…), de coulage, de freinte et de mauvaise répartition, puis tout simplement par l’épuisement de ressources non renouvelables.
L’espérance de vie, pour des raisons dues essentiellement à l’amélioration des conditions d’hygiène (grâce en partie aux plastiques…), a parcouru des courbes de croissance faramineuses dans les dernières décennies. Elle frôle, en moyenne femmes-hommes, les 80 ans dans les pays dit développés, avec des sommets à 87,5 et a progressé, sur 10 ans à peine, de 45 aux 53 ans dans les pays les moins favorisés. Les statistiques de la qualité dans la longévité sont, elles aussi encourageantes (quoique…). Six français sur dix ne deviendront pas infirmes, quel que soit l’âge de leur mort ; (quant aux quatre autres…là…). A 75 ans seuls 5% seront en “mauvaise santé” ; (mais après ça…) Et à 80 ans près de trois quart vivront autonomes (À quel prix ? Quant à l’autre quart il n’en est pas question…).
La natalité par contre à tendance à diminuer partout drastiquement, sauf dans les pays à très faible taux d’éducation-enseignement et où l’espérance de vie est inférieure à 60 ans. Elle diminue à tel point que le renouvellement de population ne se fait plus dans un grand nombre de “pays du vieux Monde”. Suite à cette régression on peut penser qu’un maximum de peuplement mondial sera atteint avec 15, voire 12 ou au contraire 10 milliards d’individus.

C’est cependant trop, dans la logique du discours dominant, eu égard à l’affaiblissement des ressources, et la dégradation de l’environnement et un frein doit être mis à l’expansion prévue.


LA LOGIQUE BORNÉE DE L’VG
Le discours, toujours dominant, affirme que le contrôle de la fertilité en vue d’obtenir celui du nombre des naissances est la seule voie possible pour contrôler le surpeuplement. Pour y arriver il est préconisé de réduire la pauvreté et d’améliorer l’éducation, en particulier chez les femmes. Noble projet, à première vue. Examinons-le de plus près :
  • On favoriserait donc la réduction de la natalité chez les ethnies où la dure loi de la Nature fait que ne subsistent que les souches les plus résistantes. Alors que dans les pays à faible taux de natalité, on constate en moyenne un affaiblissement du génome en dépit d’une amélioration du niveau de vie et en réalité de plus en plus à cause de cette amélioration-même et de son obtention en dépit de toute logique raisonnable. Les moyens préconisés pour atteindre l’objectif décrit sont éminemment suspects :
  • La cible prioritairement féminine éveille de nombreuses interrogations : concurrence générique ? Concentration sur le segment considéré comme le plus malléable et le plus ‘’faible’’ ?
  • Réduction de la pauvreté. Obtenue par quels moyens ? Sur quels critères ? Quels types de moyens, d’industries ?
  • Amélioration de l’éducation. Avec quels objectifs ? En utilisant quelles normes de savoir ? En préconisant quelles “valeurs” de civilisation et de société ?
Tous points d’ ? pour lesquels les réponses sont peu clarifiées, c’est le moins qu’on en puisse dire. D’autant que l’objectif premier est loin d’être raisonné. En effet la réduction “naturelle” de la fertilité est acceptable, bien qu’elle doive être examinée dans ses motivations. Par contre une réduction statistique aidée a beaucoup de chances d’aboutir, comme beaucoup d’actions humaines à large prétention d’action sur un fiasco, ou sur des métastases inattendues souvent fâcheuses (voir la Chine et la Russie de L’U.R.S.S).
Réjouissons ou lamentons-nous et passons aux choses sérieuses.

LA RÉALITÉ "VIE "
Toute la problématique en rapport avec le surpeuplement –prétendu- et son contrôle – hasardeux – tourne autour de la notion de la vie et de sa sacralisation. Il est donc utile d’en examiner le contenu.
Une erreur couramment commise est d’opposer le concept “vie” à celui de “mort”. L’erreur se trouve dans le fait que “l’heure de la mort” est le terme inverse et opposé dans la ligne du temps à “l’heure de la naissance”, celle-ci n’étant en réalité en rien celle de “la Vie”. Cette dernière, apparue il y a 3,7 milliards d’années, transcende largement le tout, en étant aussi bien au-delà de l’une qu’en de ça de l’autre. Pour nous, vertébrés mammifères, il n’y a lieu de ne parler que “d’existence’’ et non de se gargariser de “notre vie’’. D’autre part la conviction d’une appartenance de la vie au sacré provient en ligne droite de la cérébralisation de l’homme et des réponses données à ses interrogations anxiogènes sur l’origine des choses et le sens de la mort.
L’IVG ne devrait donc en aucune façon être admise comme une mesure de confort. Ce sont bien les mentalités qui devraient évoluer, grâce au binôme éducation-enseignement. Et l’enseignement aussi bien des femmes que des hommes. Des hommes surtout peut-être, ce qui atténuerait peut-être simultanément une recrudescence apparente des transgressions sexuelles (…bien qu’il y ait beaucoup à dire, d’autre, à ce sujet…).

LE DÉFI DE L’IVV
En réalité, quand on y pense, il est aberrant de chercher à réduire la progression du nombre d’humains en commençant par freiner l’apport en vies nouvelles, dans le même temps où l’unité-étalon de vie s’allonge, entraînant un nombre relatif de plus en plus important d’individus âgés (https://www.populationpyram... voir par régions et pays). La logique tout comme un esprit de bonne gestion voudrait que l’on abandonne toute idée de contrôle des naissances en vue de diminuer le nombre d’habitants de la Planète et que l’on implante au contraire une morale socio-psychologique favorable à l’ IVV : l’interruption volontaire de vieillesse. Certes notre réflexe instinctif comme notre logique de pensée réagissent par un mouvement de recul devant cette alternative. Il est plus aisé d’accepter l’idée de l’IVG, l’interruption volontaire de grossesse ou plus généralement tout ce qui permet de contrôler la fertilité, féminine (et moins souvent masculine on se demande pourquoi ?...), à cause de la conception que nous, occidentaux en particulier, avons de la Vie, que nous confondons avec l’existence individuelle, située entre la naissance et la mort. De plus il existe un "pas vu, pas connu" d’un IVG un rien hypocrite de la part de ceux que ne la subissent pas.
Pour les esprits férus d’arithmétique, ne serait-il pas, par exemple, plus logique de se baser sur le coefficient "espérance de vie" calculé sur base de l’année de la naissance pour fixer celle –théorique bien entendu( !)- de sa mort ? Et d’aménager ce calcul en y appliquant une série de coefficients au gré de considérations personnelles, intégrant divers facteurs subjectifs. Un piège moral qu’il semblerait cependant raisonnable d’éviter une fois le "grand âge" atteint serait celui qui consisterait à se laisser aller –uniquement- à des sentiments de lassitude, de refus –prématuré- de la souffrance ou de dépression. Il suffirait (!) pour cela de décider in tempore non suspecto d’une période “expiratoire’’. Certes il y a lieu de s’assurer, dans la mesure du possible, que le “choc’’ auprès des proches soit réduit au minimum.

Traumatiser autrui autant que soi-même par la manière de mettre fin à l’existence serait stupide quand il y a moyen de faire autrement. De même faut-il vérifier que notre existence n’est plus en aucune façon d’un réel soutien pour les tiers. Mais il faut rester mesuré et ne pas oublier que le hasard pourrait aussi en décider à contretemps et qu’il n’est pas raisonnable de vouloir décider de tous les éléments.

Mais voilà, notre société est abusée par la réaction générique de survie à tout prix, alors que dans le monde animal celle-ci n’anime que les individus en pleine possession de leurs capacités tant physiques que cérébrales, ceux sur le déclin étant écartés par le groupe où s’éloignant volontairement. Le résultat est que dans la société humaine le suicide ‘’civilisé’’ est quasi impossible (sauf en Suisse, sous assistance et si les moyens financiers le permettent, ainsi que dans certaines autres régions –Oregon, parties du Canada- mais toujours avec des restrictions et des contrôles préalables). Ailleurs le corps médical tenu par les lois se refuse, autrement que dans des cas déjà désespérés gérés par la loi, à offrir une aide. Mais il s’agit alors d’euthanasie et non de suicide. Celui-ci en est réduit à ses seules formes violentes, exécutées en état de prostration et traumatisantes pour les proches : pendaison, armes à feu, saignées artérielles, noyades, barbituriques. Bien que ces derniers, beaucoup moins mortifères, ne sont délivrés que sur prescription médicale, elle-même jugulée par la loi.

On se demande pourquoi le droit n’est pas accordé de décider de manière raisonnée de sa mort alors que celui qui veut se la donner dans un mouvement désespéré ne pourra en être empêché. Il y a donc lieu de lutter, sur tous les fronts, pour “Le droit à l’IVV’’ et la mise en place d’une procédure qui ne traumatise personne, mais ne donne pas non plus de droit d’opposition, mais uniquement de consultation.

G.J.C Enghien, 21 novembre 2016 »


lundi 4 mai 2020

Coup de gueule - Covid-19 et autres périls humanitaires

Selon "Notre empreinte écologique" - Éd. écosociété, 1999 – et son mode de calcul actualisé, 7 milliards et demi d’êtres humains avaient consommé, à mi-année 2019, plus de la moitié de ce que la planète les abritant leur offrait pour l’année entière ; or 220 000 Terriens continuent de s'ajouter quotidiennement à la population mondiale, de telle sorte que nous serons bientôt 8 milliards, puis entre 11 et 16 milliards au cours du prochain siècle, si nous allons jusque-là.

Faut-il qu’une large part d’entre nous soit aveugle, pour ne pas discerner ce que dissimulent ou nient obstinément des dogmes religieux et politiques dont l'obscurantisme n’a d'égal que le sectarisme de bien des doctrines et idéologies. Sans omettre une éthique figée face à la condition humaine, alors que celle-ci évolue avec un environnement qu’elle influence largement.

Comme en atteste le tabou dont est frappées toute question de population et a fortiori de surpopulation, bien que la parole tende à se libérer sous la pression d’événements qui ne peuvent être dissimulés. C’est à la prolifération de l’espèce humaine qu’est due, avant toute autre considération, une telle situation ; avec ses conséquences connues et à venir.

Alors que nous savons réguler la démographie des autres espèces, quand leur surpopulation les menace d’extinction ou en met d’autres en danger de maladie ou de mort, faudra-t-il que des pandémies plus radicales que celle que nous vivons ou des catastrophes, naturelles ou non, tuent sous nos yeux nos enfants et à plus long terme nos autres descendants ? Ou qu’au-delà de la frugalité qui s’impose d’ores et déjà, ils soient promis à une indigence généralisée ; vivant masqués au sein d’une fourmilière nourris d'insectes et d'aliments de synthèse ?

Les faits nous obligent en tout cas à admettre qu’une régulation de notre démographie s’impose chaque jour plus évidemment et la dénatalité expliquée, comprise et consentie est probablement le seul moyen d’y parvenir, dans le respect que l’être humain se doit à lui-même.

Moins dommageable pour l'économie que la dénatalité, la régulation démographique mondiale par écrêtement, telle qu'y invite Covid-19 Plus de90% de ceux qui en meurent sont âgés de plus de 65 ans, vaut bien la politique de l’enfant unique, mais mourir n’étant pas “ne pas naître”, ce sont les premiers intéressés qui devraient dire ce qu’ils en pensent, plutôt que leurs proches, le Pape ou les gouvernements. Et question comme réponse interpellent quiconque, que ce soit par souci de l’avenir de sa descendance ou à titre personnel.